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Meilleurs Vœux à vous, aux vôtres et à vos projets méditerranéens

Bonne année - Bonne santé

 

 


Décembre 2009 (N°78)

Sommaire :

ÉDITORIAL : La Méditerranée, lien et milieu

VIE DU CLUB :

Labellisation d’un projet de Santé Sud

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – Marseille : la première pierre du Mucem enfin posée

12 - HERAULT - Le grand salon des vins de Méditerranée, Vinisud, se tiendra à Montpellier en février

13 - Paca. Les Terrasses du Port achetées par Hammerson

14 - Foucault et Pape Diouf lancent une école de journalisme

2 - ÉCONOMIE

21 – "Les pays du Sud paient les pots cassés de la crise"

22 - 6ème : Conseil de surveillance de l'IPEMED, l'Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen

23 - Christian de Boissieu à l’IPEMED : « Il nous faut réfléchir à une coopération monétaire avec le Sud »

24 - La Banque mondiale investit pour le solaire thermique

25 - Tunisie - IACE : M. Jean-Louis Guigou : Faciliter le rapprochement Nord-Sud par l’économie

26 - L’intégration économique des pays arabes : un mythe

27 - Climat des investissements en Méditerranée

28 - Tunisie - Journées de l’Entreprise : quels services publics nous faut-il ?

29 - Le Liban engagé en faveur de la charte euro-méditerranéenne pour l'entreprise

29/1 - 70 milliards d'euros d’investissements arabes au Sud de la Méditerranée, selon Anima

29/2 - Philippe Soulié, futur DG de CMA CGM

29/3 - Atmel va céder son usine de Rousset

29/4 - Algérie/pétrole: attributions de 3 périmètres à des sociétés étrangères

29/5 - « NOUS ETUDIONS LA POSSIBILITE D'UNE INTRODUCTION EN BOURSE DE 40 % DE NOTRE FILIALE IMMOBILIERE »

29/6 - Tunisie - Santé - Rapport PMI (1) : Forces et faiblesses de l’industrie pharmaceutique tunisienne

3 - GÉOPOLITIQUE

31 - Grand-messe pour le projet de "Grand Marseille"

32 - La France veut une zone économique exclusive en Méditerranée

33 -  Pour réunir les entreprises algériennes et françaises

34 - L'Union européenne appelle Israël à partager Jérusalem

35 - L'UE pose ses conditions au Maroc

36 - Dossier. L’Algérie face aux enjeux de la mondialisation.

37 - Marseille, trois hommes pour une ville

38 - Jacques Barrot : « Les disparités de nos législations créent des appels d’air »

4 - SOCIÉTÉ

41 – Les minarets en France, des tours rares et silencieuses

42 - La région Provence-Alpes Cote d’Azur paie le prix de son attractivité

43 - Les services à la personne en progression croissante en PACA

44 - La région Paca et l'Etat vont expérimenter un label régional de la deuxième chance

45 – Mécontentements en Paca autour d'un projet de police du Grand Marseille

46 - Un Office méditerranéen de la jeunesse pour favoriser la mobilité

47 - ENVIRONNEMENT Paca s'allie à WWF : la région réduit les gaz

48 – Pose de la première pierre du Centre régional de la Méditerranée à Marseille

49 – UE – ouverture d’une coopération euro-méditerranéenne en matière sociale

49/1 - Sept noms retenus pour rebaptiser la région PACA

49/2 - UNE ÉCO-CITÉ AU COEUR DE LA CITÉ

49/3 - Eléments de vision pour un tourisme euro-méditerranéen

49/4 - J4-MUCEM

5 – EUROMED

51 - L’union méditerranéenne passe par les entreprises

52 - Un pas en avant pour l’Union pour la Méditerranéenne :

53 - «Statut Avancé» et «Levier d'Archimède»

54 - Peut-on encore sauver l'Union pour la Méditerranée ?

55- Hubert Vedrine: Sur l’Union pour la Méditerranée

56 - Stratégie pour l’eau de l’Union pour la Méditerranée, premiers projets

57 - Un congrès international sur l'Urbanisme en Méditerranée appelle à une politique architecturale durable

58 - Adoption de la feuille de route euro-méditerranéenne en matière de commerce

59 – Réunion début janvier de cinq chefs de la diplomatie pour relancer l'UPM

59/1 - Programme IEVP : La Tunisie signe la Convention de Financement

59/2 - Appel à propositions : programme IEVP coopération transfrontalière bassin maritime Méditerranée

59/3 - Euromed : MEDIBTIKAR présente ses réalisations lors d’un séminaire final

59/4 – La Turquie, « nouvelle frontière » de l’Europe

6 – CULTURE

61 - Le cinéma algérien, des origines à nos jours, à l'honneur à Marseille

62 - IMED-TV, une nouvelle chaîne TV d’info euro-méditerranéenne

63 - Marseille dévoile ses grandes expositions en vue de Marseille Provence 2013

64 - Méditerranée / Prix CMCA du documentaire et du reportage méditerranéen

 

7 – HISTOIRE

71 - L'Algérie française, du rêve colonial au cauchemar

72 - Albert Camus et l’Algérie

73 - Méditerranée: après l'assèchement, l'inondation brutale?

74 - Les algériens, les juifs et l’antisémitisme en Afrique du Nord

75 - Les raisons de l'adversaire, par Albert Camus

8 – SCIENCES, TECHNOLOGIES, FORMATION

81 - SAUVONS LA POSIDONIE : PRINCESSE DE LA MÉDITERRANÉE

82 - La Comex, découvreuse en série d'épaves antiques

83 - EGC Méditerranée

84 - L'Assemblée de Corse sélectionne 18 projets photovoltaïques

85 - Recherche : l'université de Provence et l'IRD renforcent leur partenariat vers les pays du Sud

86 - Marseille : les abeilles volent au secours de la planète

87 – Les universités d'Aix-Marseille votent le principe de leur fusion

88 - Mathématiques : Un laboratoire méditerranéen pour développer la formation

9 – OPINIONS

91 - Le défi de l’Euroméditerranée

92 - "Je ne vois pas comment on peut être xénophobe à Nice"

93 – ILS SONT FOUS CES MÉDITERRANÉENS


 

ÉDITORIAL : La Méditerranée, lien et milieu

Mis en ligne le 18/12/2009 http://www.lalibre.be/debats/opinions

Ni barrière, ni frontière, la Méditerranée unit plus qu’elle ne sépare. Réflexions nomades sur le dialogue interculturel.

D’emblée, quelques évidences: la Méditerranée n'est ni barrière, ni frontière, elle est lien et milieu. Les Arabes l'appellent "la mer blanche du milieu". Elle unit plus qu’elle ne sépare. Mer nourricière des mémoires fertiles, matrices des identités multiples, berceau des religions du "Dieu Unique", mais tombeau des empires qui ont prétendu en faire leur "mer".

Telle est la vocation de la Méditerranée, mais telle est aussi sa particularité puisque constamment tiraillée entre existence, sens et puissance. Porteuse de modèles aspirant à l'universel, de synthèses conjuguant foi et raison, elle a été, depuis l'Antiquité, le lieu de production d'une pensée inquiète et innovante, alliant sagesse philosophique, interrogation métaphysique, et art de vivre.

C'est cette vocation de la Méditerranée qui est aujourd'hui menacée par les "délires identitaires" des uns et les "dérives meurtrières" des autres. A la confrontation géopolitique ancienne entre empires émergents et empires évanescents, entre colonisateurs et colonisés, entre capitalisme et communisme, succède aujourd’hui, nous dit-on, l’affrontement entre identité et altérité, polarité autrement plus dévastatrice et traumatisante qui explique pourquoi le dialogue interculturel en Méditerranée est aujourd’hui sérieusement ébréché, voire rompu. Le constat est amer, et pour moi, homme des deux rives, douloureux.

Pourquoi en est-on arrivé là? Il est malaisé de situer historiquement le point d'inflexion, voire de rupture culturelle, parce que cela suppose un avant et un après. En réalité, 14 siècles de frottement permanent entre musulmans et occidentaux ont façonné des imaginaires collectifs, des deux côtés, nourris par des stéréotypes et des lieux communs et irrigués par des souvenirs douloureux qui puisent leurs racines dans l'histoire pendulaire de la Méditerranée.

Il y a eu à l'évidence, au cours des siècles passés, une histoire méditerranéenne chargée, faite de conquêtes et de reconquêtes, de victoires et de défaites, mais qui continuent, jusqu'à nos jours à hanter les esprits, à modeler les imaginaires, et à vicier les regards, au point que les événements du passé acquièrent aujourd’hui une "fonction instrumentale" et agissent comme "mythes politiques" cristallisant l’hostilité envers l'autre, voire à la légitimer. La dénonciation par certains musulmans radicaux de la "nouvelle croisade de l'Occident" contre l’Islam n'est qu'une des formes de l’instrumentalisation du passé dans des stratégies d’opposition. De même, la référence à l’immigration clandestine en Espagne comme "el retorno del moro" (le retour du Maure) ou les propos incendiaires de certains polémistes occidentaux sur ce qu'ils qualifient d’"islamisation rampante de l'Europe", de "péril vert", ou de "monstre islamique" ne font que réactiver les vieux mythes de l'Islam comme "l’ennemi absolu".

Depuis la fin du système bipolaire et surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, j’assiste, attristé et désarmé, aux déchaînements des passions, aux rhétoriques accusatrices, aux délires insensés sur l’axe du Bien et l’axe du Mal. C’est le temps du basculement dans le mépris et le dénigrement, dont les élaborations intellectuelles sont échafaudées dans la foulée de l’implosion de l’Union soviétique. Ces élaborations intellectuelles s’organisent autour de trois idées-forces qui, rapidement, vont acquérir le statut de théorie. La première est celle de Francis Fukuyama qui postule qu’avec l’effondrement du système soviétique, rien ne paraît plus interrompre la marche triomphale de l’Occident démocratique et capitaliste. C’est, écrit Fukuyama "la fin de l'histoire". Ce qui revient à dire que la voie (la voix) de l'Amérique est la voie (la voix) de l'humanité.

La deuxième est celle de Barry Buzan de l'Université de Warwick (Westminister) sur la "collision des identités culturelles" (article publié en 1991 dans "International Affairs") complétée par celle de Samuel Huntington sur le "choc des civilisations" (article publié dans "Foreign Affairs" en 1992). Celui-ci divise le monde en 7 aires civilisationnelles, dont les plus menaçantes pour l’Occident seraient l’Islam et la Chine.

Quant à la troisième thèse, prônée par les néoconservateurs américains, elle découle de la théorie de la fin de l’histoire et est appelée tantôt la "destruction créative" (creative destruction), tantôt la "théorie du domino démocratique".

Toutes ces théories ont eu un effet très néfaste sur les rapports Islam-Occident et cela pour trois raisons: la première tient au fait que l’effondrement du modèle soviétique renforce l’idée selon laquelle l'Amérique, par la singularité de son histoire, s’offre désormais comme un exemple, voire comme le modèle pour tout le monde. Cette vision choque beaucoup de monde, y compris, les Arabes et les musulmans parce qu’elle postule que l’avenir du monde réside dans son américanisation.

La deuxième raison tient à la thèse, de plus en plus brandie, de "l’ennemi de remplacement". Pour Hungtington, les nouvelles confrontations sont culturelles et identitaires et pour lui, l’Islam apparaît comme "l’ennemi de remplacement". Il l’écrit noir sur blanc "Il y a du sang aux frontières de l’Islam ( ) par conséquent, le problème central pour l’Occident n’est pas le fondamentalisme islamique. C’est l’Islam" ("Le choc des civilisations", Odile Jacob, Paris, 1996, p. 239).

La troisième raison tient au nouveau dispositif idéologique américain avec des notions telles que l’exportation des valeurs démocratiques dont le projet du Grand Moyen-Orient a été la pierre d’angle. Dans leur livre "Notre route commence à Bagdad" (Paris, Saint-Simon, 2003), William Kristol et Laurence Kaplan écrivent sans détour: "le régime de Saddam Hussein c’est la quintessence des régimes brutaux du Proche-Orient; si on ne commençait pas par là, on renoncerait à changer quoi que ce soit dans la région". C’est un appel à la guerre: il faut sortir le bébé démocratique des entrailles des régimes autoritaires, au bistouri s’il le faut. C'est ce que j’ai appelé "le messianisme armé". On connaît la suite: l’invasion américaine de 2004 et l’appui de certains pays européens à cette invasion, comme l’Espagne d’Aznar et le Royaume-Uni de Blair.

Certes, il y a tout un courant intellectuel, en Amérique comme en Europe, qui récuse les thèses de ces oiseaux de mauvais augure, tel que Samuel Hungtington, et dénonce leurs ravages. Mais, au niveau populaire, le mal est fait, tant les amalgames entre Islam, islamisme, terrorisme et immigration se sont insinués dans les esprits, au point que, majoritairement, les européens disent avoir "peur de l’Islam". Sentiment paradoxal qui contraste avec les faiblesses intrinsèques des pays musulmans.

C'est dire combien le dialogue interculturel entre les musulmans et les occidentaux, entre les arabes et les européens, a été la première victime collatérale des thèses de Fukuyama et de Samuel Hungtington, à la grande délectation des Ben Laden et des islamistes radicaux qui, à leur tour, vouent l’Occident aux gémonies. Dans l’espace méditerranéen en particulier, la dégradation du climat de confiance et le recul du dialogue sont attestés par les sondages. Tous les projets échafaudés, depuis les années 2000, pour retisser le fil du dialogue se sont révélés, jusqu’ici, insuffisants pour endiguer les dérives identitaires, les replis communautaires et les stigmatisations dévastatrices.

VIE DU CLUB :

Labellisation d’un projet de Santé Sud

L’ONG Santé Sud propose à la labellisation CMC2 (Communauté Méditerranéenne de la Connaissance et des Compétences) du Club de Marseille sont projet :

Promotion des droits de la personne en situation de handicap mental en Méditerranée (Algérie, Liban et Tunisie)

Localisation :

En Algérie, dans la Daïra de Bab-El-Oued (5 communes) à Alger.

En Tunisie, dans 3 régions qui seront sélectionnées, Nord, Centre et Sud

Au Liban, dans les 4 régions : Beyrouth, Nord, Vallée de la Bekaa, Sud

 

Calendrier prévisionnel : 2009 –2010 - 2011 (36 mois)

 

Objet du projet : Notre action vise à renforcer 3 organisations reconnues de la société civile de ces pays afin qu’ils puissent répondre à 2 enjeux majeurs : le diagnostic précoce et l’insertion socio-économique des personnes vivant avec un handicap mental, dans une optique de transfert de compétences, gage de pérennité.

Les bénéficiaires finaux sont d’une part 7100 nouveaux-nés, enfants, adolescents et adultes de 0 à 30 ans qui bénéficieront d’une meilleure prise en charge et d’autre part 1400 familles qui seront accompagnées dans la démarche d’insertion socio-économique de leur enfant. Les groupes cibles sont 489 professionnels dont les compétences seront renforcées.

 

Partenaires impliqués : Santé Sud, L’association La Chrysalide Marseille, la Fédération Algérienne des Handicapés Moteurs, l’Union Nationale des Associations de Parents et d’Institutions d’Enfants Inadaptés- Liban et l’Union Tunisienne d’Aide aux Insuffisants Mentaux.

 

Objectifs généraux :

1) Promouvoir les droits économiques, sociaux et culturels des personnes en situation de handicap mental dans la société méditerranéenne, en améliorant leur autonomie physique et psychique.

2) Lutter contre les discriminations, en faisant évoluer les représentions sociales sur le handicap mental

 

Objectif spécifique : Nous souhaitons renforcer les capacités de 3 fédérations d’associations : la FAHM en Algérie, l’UNAPIEI au Liban et l’UTAIM en Tunisie afin de développer des réponses adaptées aux besoins fondamentaux des personnes en situation de handicap mental. Deux enjeux majeurs :

1) le diagnostic précoce : Il est essentiel d’intervenir selon une démarche pluridisciplinaire dès les premières années de l’enfance où se construisent les bases de possibles évolutions qui éviteront une aggravation sévère. Une prise en charge précoce permettra si ce n’est de « guérir » le trouble, au moins d’en modifier les évolutions de telle sorte que l’enfant, devenu adolescent puis adulte ait une chance d’avoir une vie sociale.

2) L’insertion socio-économique : celle-ci passe par l’élaboration de projets individualisés d’insertion décrivant les projets de vie de chaque personne en fonction de ses potentialités.

 

Le renforcement des capacités des 3 fédérations passe par 3 actions médico-sociales de terrain visant à :

1) Mettre en place des formations professionnelles et techniques pédagogiques adaptées aux difficultés cognitives de ces personnes handicapées ;

2) Accompagner les familles pour atténuer la violence de la discrimination liée au handicap ;

3) Mutualiser des expériences associatives favorisant une capitalisation des bonnes pratiques.

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – Marseille : la première pierre du Mucem enfin posée

(AFP)

MARSEILLE — Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a posé lundi à Marseille la première pierre du Mucem (Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée), dix ans après le lancement de ce projet qui doit être prêt pour 2013 quand la cité phocéenne sera capitale européenne de la culture.

"Nous faisons beaucoup plus que poser la première pierre d'un équipement culturel (...), ce musée doit être le lieu-matrice d'une Méditerranée pleinement réconciliée", a déclaré M. Mitterrand aux côtés des responsables des collectivités locales dont le sénateur-maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin et le président PS du conseil régional Michel Vauzelle.

Premier musée national décentralisé, le Mucem "sera l'une des clefs de voûte de l'Union pour la Méditerranée", lancée en juillet 2008 par le président Nicolas Sarkozy et s'inscrit en outre "résolument dans le projet du Grand Marseille", a-t-il ajouté.

Ce sera "le coeur pensant dans ce projet de grande métropole", a insisté M. Mitterrand qui devait participer ensuite à un débat aux côtés du député UMP Renaud Muselier sur ce projet qui s'inscrit dans la réforme territoriale.

Pour son contenu, "le musée s'inscrira dans la lignée des Arts et Traditions populaires" et "sera marqué par une grande ouverture à la réalité sociale de la Méditerranée, sans élitisme aucun", selon M. Mitterrand. "Ce sera le musée de la culture de chacun", a-t-il précisé, les nouvelles cultures de la rue, comme le hip hop, y trouveront aussi leur place.

Deux expositions inaugurales sont prévues pour 2013, l"une sur "Le noir et le bleu, le rêve méditerranéen", l'autre sur "Féminin-masculin, le genre en question".

12 - HERAULT - Le grand salon des vins de Méditerranée, Vinisud, se tiendra à Montpellier en février

Vinisud, le grand salon biennal des vins du bassin méditerranéen, tiendra sa 9e édition du 22 au 24 février à Montpellier.

Ce salon, le deuxième en importance après Vinexpo à Bordeaux, attend plus de 33 000 visiteurs, tous professionnels (70% de France et d'Europe, 15% d'Amérique du Nord et 10% d'Asie).

Sur quelque 1 650 exposants attendus, près de 700 sont originaires de la région Languedoc-Roussillon, le plus grand vignoble du monde en surface comme en volume, mais tout le pourtour méditerranéen sera représenté. Un tiers des exposants vient de l'étranger, même si la présence de vignerons espagnols surtout, mais aussi italiens, risque d'être moins importante en raison du contexte de crise, a souligné le directeur du salon, Ahmad Monhem. En revanche, pour la première fois, des viticulteurs de la région italienne Basilicata (sud) participent, comme de Grèce et de Malte. Quelque 45% des exposants, notamment de petits producteurs, n'exposent qu'à Vinisud, souligne la direction du salon.

 

Vinisud proposera aussi une série de conférences, notamment sur l'oenotourisme, ainsi qu'un grand espace de dégustation avec 1 800 références.

13 - Paca. Les Terrasses du Port achetées par Hammerson

ajouté le 22 décembre 2009               

Le groupe Hammerson a annoncé hier, lundi 21 décembre, l'acquisition auprès de ForumInvest du projet des Terrasses du Port, à Marseille. La mise de fonds initiale prévue dans les six premiers mois serait d’environ 50 millions d’euros. Ce centre de 52.000 m² comprendra 150 boutiques, 2.850 places de parking et une terrasse de restaurants de 260 mètres de long surplombant la mer. Le démarrage des travaux est prévu pour fin 2010 et son coût de développement est estimé à environ 450 millions d’euros. Pour David Atkins, chief executive de Hammerson, «  les Terrasses du Port est l’un des plus prestigieux projets prévus en France et un élément primordial dans le processus en cours de régénération de Marseille. A son ouverture, il représentera la plus importante offre commerciale du centre de Marseille ». Jean-Claude Gaudin, maire de la Cité phocéenne, a réagi immédiatement à l'annonce de cette acquisition : « Je me félicite de cette reprise qui permet de poursuivre l’élan d’Euroméditerranée. Cette acquisition montre bien que l’attractivité et le dynamisme de notre ville sont reconnus par les groupes de renommée internationale ».

14 - Foucault et Pape Diouf lancent une école de journalisme

Selon le blog de Bertrand-Régis Louvet, Pape Diouf et Jean-Pierre Foucault vont lancer une école de journalisme et une école de communication à Marseille.

C'est Franck Papazian, un jeune entrepreneur parisien d'origine arménienne, qui a réussi à réunir ces deux personnalités pour lancer cet établissement.

Les deux écoles "European Communication School" et "Institut Européen de Journalisme" seront lancées à Marseille en octobre prochain par Jean-Pierre Foucault et Pape Diouf.

2 - ÉCONOMIE

21 – "Les pays du Sud paient les pots cassés de la crise"

MEDITERRANEE / MONDE. L’épisode de Dubaï est une piqûre de rappel : la crise n’est pas finie. Au Nord comme au Sud, ses effets dévastateurs se font encore sentir. Et ses causes ne sont toujours pas éradiquées. Tel est le diagnostic alarmiste dressé par l'économiste Paul Jorion qui a été l’un des seuls à prévoir le krach financier de 2008.

Paul Jorion est l'un des rares économistes à avoir annoncé la crise financière (photo DR)

MEDITERRANEE / MONDE.  Drôle d’itinéraire que celui de Paul Jorion. Sociologue, anthropologue, enseignant dans les plus grandes universités (Bruxelles, Cambridge, Paris VIII, Irvine en Californie), ce Belge n’a pas hésité à quitter le giron académique pour travailler d’abord comme trader sur le marché des "futures" dans une banque française, puis, durant dix ans dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix.

De cette plongée au cœur du système financier, il est ressorti avec une conscience aigue de ses limites, voire de ses dérives.

Au point de jouer les Cassandre en annonçant dès 2007 "La crise du capitalisme américain" (éditions La Découverte) et l’implosion de la bulle immobilière américaine dans son livre "L’implosion. La finance contre l’économie : ce que révèle et annonce la crise des subprimes" (Fayard).

La réalité nous rattrape

Econostrum.info : Pourquoi la crise financière est-elle rarement abordée dans sa perspective Nord-Sud ?

Paul Jorion : Parce que les pays du Sud occupent une place marginale sur les marchés financiers. Ils sont en revanche toujours en première ligne pour payer les pots cassés. Quand les grands fonds de pension américains, les grandes fondations, spéculent sur le cours des matières premières, ce sont les producteurs du Sud qui trinquent.

Regardez ce qui s’est passé avec les céréales : les émeutes de la faim n’ont pas eu lieu aux Etats-Unis ni en Europe, elles ont eu lieu en Egypte ou en Indonésie.

Econostrum.info : Vous dites que la crise était inévitable. Pourtant, rares sont ceux qui l’ont vue venir...

Paul Jorion : On vivait dans l’illusion d’une croissance sans fin du cycle immobilier. Il suffisait pourtant de regarder comment est organisé le marché du crédit aux Etats-Unis : il repose sur l’idée très angélique d’une société où tout le monde serait propriétaire de son logement. Pour y parvenir, on a accordé des prêts sur 30 ans, puis sur 40, 50 ans. De cette manière, les banques captaient la clientèle la plus pauvre. Le système fonctionnait tant que les prix augmentaient. A un moment, on a touché le plafond et tout le système s’est écroulé.

La morale de tout ça, c’est que l’augmentation de la masse de crédit ne signifie pas augmentation de la richesse. La réalité finit toujours par nous rattraper. 

La seule reprise qui existe est celle de la spéculation

Econostrum.info : Les difficultés de Dubaï montrent que la crise n’affecte pas que les plus pauvres.

Paul Jorion : C’est le même mécanisme qu’aux Etats-Unis. A un moment, la bulle explose. La bonne santé des presqu’îles en forme de palmier de Dubaï dépend essentiellement de ceux qui viennent y passer leur temps libre. Sans eux, elles ne sont rien d’autre que des montagnes de dettes.

De même pour les hôtels qui couvrent la surface du monde : seuls peuvent les faire vivre les touristes ou les hommes d’affaires qui viennent y passer la nuit. L’immobilier commercial américain attend sa vague de refinancement en 2011 et 2012. Si d’ici-là les consommateurs ne sont pas réapparus dans les centres commerciaux, de nombreux nouveaux Dubaï viendront hanter les nuits de leurs bailleurs de fonds.

Econostrum.info : La reprise ne serait donc que très fragile ?

Paul Jorion : La seule reprise qui existe est celle de la spéculation. Tout le reste n’est que de la méthode Coué. On le voit bien avec les bilans des banques qui ont toutes bénéficié des plans de sauvetage gouvernementaux. Tout repart comme avant, à commencer par la spéculation sur les matières premières.

Au regard de la demande mondiale, il n’y aucune raison objective pour que le prix du baril de pétrole augmente. Or, les tensions inflationnistes réapparaissent, entretenues par les grands fonds spéculatifs qui trouvent là des valeurs refuges. La remontée des bourses ne signifie pas retour de la croissance. Partout, le chômage continue de grimper. Le défaut de la dette d’un fonds souverain de Dubaï nous rappelle brutalement qu’une reprise sans emploi,  pour autant qu’elle puisse en être une, ne constitue en tout cas qu’une reprise extrêmement fragile. Nos sociétés sont en effet des sociétés de consommation, et pour qu’une économie reprenne, elle ne peut se passer de consommateurs.

Comptes falsifiés

Econostrum.info : Dominique Strauss-Kahn, le patron du Fonds monétaire international (FMI), affirmait la semaine dernière que les banques n’avaient pas encore purgé toutes leurs dettes. A l’en croire, le pire ne serait pas encore passé.

 

Paul Jorion : Si j’avais tenu de tels propos on m’aurait traité de Cassandre. Quand c’est le patron du FMI, institution emblématique du système financier mondial, qui les tient, ils ont évidemment un autre écho.

Toutes les pertes des banques n'ont pas été encaissées. Elles ont pu falsifier leurs comptes en obtenant de valoriser leurs actifs non plus aux prix du marché, mais au moyen d'un modèle. En gros, elles spéculent sur une reprise hypothétique. C'est une hérésie. Avec ce changement de méthode, on ne fait que reculer le moment de vérité.

22 - 6ème : Conseil de surveillance de l'IPEMED, l'Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen

Au programme de la réunion du conseil de surveillance avec l’ensemble de ses entreprises fondatrices : la gestion de l’association, la validation du budget, la définition des grands thèmes de travail, le programme d’activité et l'élection, pour un an, du nouveau président du Conseil de surveillance, en remplacement de Charles Milhaud, dont le mandat arrive à échéance, ainsi que les deux vice-présidents du Conseil.

Une conférence de presse est prévue en présence de Gérard Mestrallet, Président de GDF/SUEZ, Adnan Kassar, président de Fransabank et Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République, et chef de la mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée.

Un débat, ouvert aux chefs des principales entreprises méditerranéennes, ainsi qu’aux ambassadeurs de l’ensemble des pays du bassin méditerranéen, en poste à Paris, permettra d’entendre les résultats de l’étude « Convergence » lancée par IPEMED en 2009, consacrée au transfert de la valeur ajoutée entre les deux rives de la Méditerranée.

L'objet de l'IPEMED est de faciliter la rencontre entre le monde politique, des experts, et des entreprises euro-méditerranéennes qui partagent la vision d’une région économiquement intégrée, qui désirent de contribuer à son édification, ainsi que les Ambassadeurs des pays du bassin méditerranéen.

IPEMED : 171, Boulevard Montparnasse 75006 Paris. A T I Mardi 1 Décembre 2009

23 - Christian de Boissieu à l’IPEMED : « Il nous faut réfléchir à une coopération monétaire avec le Sud »

TOUS PAYS UPM | 5 décembre 2009 |

Paris - Christian de Boissieu, Président délégué du Conseil d’Analyse Économique, rattaché au PM François Fillon, était vendredi l’invité d’honneur de l’IPEMED, lors d’une rencontre sur le thème des « conséquences de la crise pour les pays du Sud », et particulièrement du sud méditerranéen.

Christian de Boissieu lors de son intervention. A droite, Jean-Louis Guigou, Délégué général de l’IPEMED. © leJMED.fr

Devant une assemblée de cadres dirigeants d’entreprises intéressées par l’Union pour la Méditerranée (UPM), dont de nombreuses membres de l’IPEMED – L’Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen (Paris), co-dirigé par Jean-Louis Guigou (France) et Radhi Meddeb (Tunisie) – l’éminent économiste, au franc-parler bien connu, affirma d’emblée que « la crise bancaire et financière n’est pas finie ».

Pour preuve, estima le professeur, le recul du crédit dans les pays développés : jusqu’à -2 %, contre + 10 % l’année dernière à la même époque. De ce fait, si reprise il y a en 2010, il faut s’attendre à ce qu’elle soit très modérée.

Sujet commun d’inquiétude, au Nord comme au Sud, le chômage, estima-t-il, continuera d’augmenter en 2010, particulièrement chez les jeunes. Et Christian de Boissieu de regretter « le manque de moyens et d’idées. On utilise contre le chômage des moyens assez classiques, qui ne sont pas à la hauteur du défi, d’autant que le chômage, on le sait, se réduit toujours moins vite qu’il n’augmente ».

Concernant plus précisément les effets de la crise sur les pays du Sud, l’économiste releva d’abord que si les déficits publics y sont moins élevés qu’au Nord, c’est aussi parce qu’il n’y a pas eu, à ce jour, de financement de plans de relance… Les effets de la crise, reconnue ou pas par certains gouvernements, sont pourtant visibles, et sur plusieurs points : la diminution des exportations, la baisse des IDE et des recettes touristiques, le recul des transferts des migrants. « Il est certain que l’impact de tout cela perdurera », estima le Professeur.

Autre point sensible, celui du secteur bancaire. Si les banques du Sud, sont en effet relativement très peu concernées par les fonds toxiques – et c’est d’ailleurs aussi le cas des banques françaises, y compris en leurs implantations méditerranéennes – elles n’en auront pas moins à assumer, comme celles du Nord, les nouvelles réglementations sur les fonds propres, et les nouvelles normes comptables internationales, actuellement en gestation.

Autres sujets qui demeurent importants, également évoqués par Christian de Boissieu : la faible liquidité des marchés du Sud, la convertibilité des devises. « Après la crise, estima l’économise, ces questions reviendront vite dans l’actualité. Il nous faut donc réfléchir à une coopération monétaire forte entre le Nord et le Sud, d’autant plus nécessaire que la fragilité du dollar devrait perdurer, et l’euro se renforcer… ».

Les problèmes annoncés de l’après-crise

Abdeldjellil Bouzidi, consultant responsable de l’offre Afrique du Nord au sein de Hiram Finance. © leJMED.fr

Invité par Christian de Boissieu, Abdeldjellil Bouzidi, consultant responsable de l’offre Afrique du Nord au sein de Hiram Finance, considéra pour part que si la crise a peu touché les marchés financiers du sud, c’est que ceux-ci sont peu développés. Et de citer une éminence du Sud, s’exclamant : « La crise, ce n’est pas grave, car de toute façon nous ne sommes pas connectés ! »…

Portant, ajouta Abdeldjellil Bouzidi, la crise s’est bel et bien propagée aux pays du Sud, comme l’attestent plusieurs indicateurs, également cités par Christian de Boissieu : baisse des recettes des exportations et du tourisme, et en général des ressources extérieures, notamment celles issues des transferts des migrants. Et dans certains pays, les déficits publics ont explosé : 85 % du PIB en Egypte, 50 % en Turquie…

Concernant les pays du Sud fortement exportateurs de pétrole, comme la Libye ou l’Algérie, certain


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