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Juillet 2007 (N°49)

Sommaire :

 

ÉDITORIAL : Méditerranée : le malentendu

VIE DU CLUB :

L’Union de la Méditerranée à l’étude

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – La CCIMP et la CC Italienne pour la France à Marseille

12 – Semaine économique de la Méditerranée du 19 au 24 octobre 2007

13 - PARTENARIAT D’ENTREPRISES  ET COMPAGNONNAGE INDUSTRIEL EN MEDITERRANEE

2 - ÉCONOMIE

21 –Port de Marseille: les mouvements sociaux reflet d'une "défaillance du modèle économique" (Pfister)

22 - Algérie: Relations économiques algéro-françaises, en nette progression depuis 2000

23 – ACIM L'ÉDITORIAL DU PRÉSIDENT

24 – Port de Marseille

25 - L’Algérie et la Commission européenne signent un accord gazier

26 - Le port Tanger-Med

27 - Vous pouvez consulter, sur le site Web de l'ADECI, les informations que nous venons de mettre à la une :

28 - Les réseaux entre l’Algérie et la France

3 - GÉOPOLITIQUE

31 - Visite de Nicolas Sarkozy en Algérie, en Tunisie et Maroc les 10 et 11 juillet

32 - Rivalités géopolitiques

33 - ALGÉRIE  •  Quarante-cinq ans d'indépendance et de désillusions

34 - France-Maroc : c’est la crise !

4 - SOCIÉTÉ

41 – Le Tramway enfin opérationnel à Marseille !

42 - Les femmes au cœur du changement dans un monde  

43 - Une carte interactive recense les médecins de la région

44 - Tunisie: Rencontre sur la participation de la femme tunisienne à la gouvernance locale

45 - Organisme:  Conseil Général des Bouches-du-Rhône

46 - Les HEC veulent s’établir en Tunisie

47 - Les professions sociales en hausse, selon l'INSEE

48 - Immigration en France et en méditerranée

49 - Les villes UMP de Paca prêtes pour l'ouverture

49/1 - Gaudin s'attaque à la saleté de Marseille

5 – EUROMED

51 - Présidence portugaise de l’UE La priorité sera donnée à la Méditerranée

52 - Comprendre l'instrument européen de voisinage et de partenariat

53 - Michel Vauzelle Député, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, élu Président de la commission Interméditerranéenne de la CRPM

54 - Consultation publique sur le programme opérationnel de coopération transfrontalière "IEVP Bassin Méditerranéen" 

55 - Il vient défendre son projet d’union méditerranéenne

56 - L'"Union méditerranéenne", cette chimère, par Daniel Vernet

57 - Nicolas Sarkozy en Algérie et en Tunisie pour préparer une Union méditerranéenne

58 - Naissance de l’Eurorégion Alpes-Méditerranée :

59 - Union méditerranéenne, une coquille vide ?    

59/1 - Sarkozy et la Méditerranée

59/2 - Sarkozy et le rêve méditerranéen.

59/3 - Union de la Méditerranée : la Ligue arabe critique le projet de Nicolas Sarkozy

6 – CULTURE

61 - Un nouveau théâtre qui fait grincer des dents

62 - Voici vos 7 merveilles de Marseille

63 - Centre Régional de la Méditerranée sur le J4 :

7 – HISTOIRE

8 – SCIENCES & TECHNOLOGIES

81 - Programme opérationnel de coopération transfrontalière "IEVP Bassin Méditerranéen",

82 - Sciences de l'homme et de la société

83 - MÉDITERRANÉE  •  La mer la plus polluée du monde

84 - Le pôle de compétitivité PEGASE veut créer 10 000 emplois en PACA en 7 ans

85 - Marseille accueille le siège de l'Institut de recherche pour le développement (IRD)

9 – OPINIONS

91 - Algérie: La charrue avant les boeufs

92 - Vers une rupture dans les relations franco-algériennes ?

93 - Algérie: La jeunesse entre mémoire et identité

94 - Maroc : 74% des femmes mariées sont victimes de violences
 

ÉDITORIAL         Méditerranée : le malentendu

Elargir l’espace européen vers le Sud serait une vraie utopie refondatrice.

Par Ali bensaäd, enseignant chercheurau CNRS-Iremam (1)maître de conférences à l’université de Provence et Jean -Robert Henry, Directeur de recherche au CNRS-Iremam

Libération : lundi 9 juillet 2007

Le premier déplacement de Nicolas Sarkozy, en tant que président, en dehors de l’Europe, est consacré, à partir de demain, au Maghreb. Il y présentera, pour tenter de les en convaincre, son projet d’«Union méditerranéenne» à ses homologues maghrébins.

Après avoir été un sujet discrètement présent dans la campagne présidentielle, la question méditerranéenne a été mise en avant par le nouveau président dès le soir de sa victoire, où il a donné sa vision d’une Union méditerranéenne à construire «sur le modèle de l’Union européenne». Cet ensemble - où la Turquie, qu’il ne souhaite pas voir entrer dans l’Europe, occuperait une place centrale - aurait quatre priorités. La première est la gestion des flux migratoires. Dans ses finalités, ses modalités et ses ambiguïtés, le projet d’union méditerranéenne n’est pas très éloigné de celui de «communauté méditerranéenne» que Jean-Louis Guigou entend depuis deux ans promouvoir à gauche : il s’agit d’installer sur les marches méridionales de l’Europe un sous-régionalisme bienveillant et pacifique, relayant le projet européen sans avoir l’étendue de ses compétences et sans entrer en concurrence avec lui.

Malgré leurs limites, ces projets ont pour intérêt de souligner l’importance de l’enjeu méditerranéen. A l’échelle continentale, le rapport à l’espace méditerranéen est devenu un des facteurs organisateurs du projet européen et un révélateur de ses crises : le débat sur l’entrée de la Turquie, l’affaire des caricatures ou la polémique sur le discours du pape à Ratisbonne montrent notamment combien le risque est grand aujourd’hui de construire ou de laisser se construire une altérité musulmane de l’Europe, à l’extérieur comme à l’intérieur.

Le rapport au Maghreb n’est pas seulement un enjeu majeur de politique étrangère, il touche aussi profondément à l’histoire et à la composition de la société française ; n’oublions pas que la relation franco-algérienne a été aussi constitutive de la France moderne que la relation franco-allemande. Des millions de français sont marqués par cette histoire avec l’autre rive qui se traduit notamment par l’existence d’une société franco maghrébine où les doubles nationaux abondent. Or l’espace franco-maghrébin, dont la densité d’échanges économiques, culturels et surtout humains est plus forte qu’entre beaucoup de sociétés européennes (ainsi pour les mariages) est aujourd’hui traversé et mis à l’épreuve par l’instauration d’une frontière méditerranéenne de l’Europe, une frontière largement artificielle, sauf pour ceux qui veulent y voir une dimension religieuse. Les formules imaginées par l’Europe (partenariat, voisinage) pour contrer les effets déstabilisants de la construction d’une telle frontière sur les sociétés du Sud se sont révélées décevantes, car ces visions eurocentrées de la Méditerranée dissocient espace économique et espace humain et traitent les voisins de l’Europe en satellites économiques et en auxiliaires de politique antimigratoire. On ne veut pas voir que le défi que pose à l’Europe son rapport à l’outre-Méditerranée n’est pas seulement économique, énergétique ou stratégique. C’est d’abord un défi humain : comment gérer la Méditerranée comme un espace humain commun, sur le modèle de ce qui a été fait en Europe.

Les tragédies récurrentes, spectaculaires et irrépressibles des migrations irrégulières nous rappellent, par le désordre utile qu’elles introduisent dans les stratégies européennes et nationales visant à renforcer la forteresse Europe, que la dimension humaine est absolument centrale dans la vision d’un monde et d’une région à construire pacifiquement. Ce retour des hommes, imposé tragiquement «par le bas», sur la scène méditerranéenne démontre l’impasse du processus de Barcelone qui comptait sur le «dialogue culturel» pour construire un espace humain virtuel où les hommes ne se mélangeraient pas, et surtout ne circuleraient pas du Sud vers le Nord. Face à cette imposture culturaliste, même une instance aussi modérée que le Forum civil euroméditerranéen a rappelé en novembre à Marrakech que la circulation des personnes est un droit de l’homme essentiel. Pour gérer le rapport de l’Europe à la Méditerranée et oser parler d’un «destin commun» avec les sociétés d’outre-Méditerranée, il faut s’inspirer pleinement des recettes qui ont réussi en Europe. Celle-ci n’est devenue un espace de paix et de vouloir vivre ensemble qu’en articulant la force d’une utopie ambitieuse avec le réalisme du possible.

Pour relever le défi d’un espace humain méditerranéen, il est nécessaire que l’Europe redéfinisse avec ses partenaires de véritables utopies refondatrices capables de donner sens à des politiques du possible. La plus évidente de ces utopies serait l’élargissement de l’espace européen vers le Sud, par une conversion progressive de l’Union européenne en Union euroméditerranéenne. Cette perspective fait sans doute peur. Le seul présidentiable à l’avoir endossée, Dominique Strauss-Kahn, préfère aujourd’hui parler de reconstitution de l’Empire romain. Ce serait pourtant la meilleure façon de conserver au projet européen la force et l’attrait de son caractère universaliste et de lui faire rencontrer un besoin de gouvernance de la «planète des hommes», qui s’impose de plus en plus à l’échelle mondiale.

Propre à reméditerraniser l’Europe sans céder aux tentations impériales, cette perspective répondrait sur le plan régional aux attentes exprimées depuis longtemps par un pays comme le Maroc et pourrait donner au conflit israélo-palestinien un horizon pacificateur. Elle donnerait sens à des mesures du possible qui, en retour, lui donneraient corps. Le développement de coopérations renforcées avec le Maghreb, pourvu qu’elles soient conçues comme des étapes et pas des fins en soi, serait un jalon d’une progressivité de ce projet. La fermeture des frontières ayant eu au total plus d’effets pervers que positifs, un retour à une large mobilité des personnes dans l’espace méditerranéen, comme avant 1986, est une nécessité au désamorçage des tensions en Méditerranée avant d’être une autre étape de ce projet. En particulier, l’élargissement du système Erasmus consoliderait ce processus d’ouverture avec un faible coût politique et financier. Et puis, en dehors des injonctions politiques mais avec leur encouragement, un manuel d’histoire franco-algérien ne serait-il pas l’opération simple qui, au-delà du symbole, révélerait tous les atouts de la proximité et les ressorts possibles de dialogue plutôt que d’être le «sujet poudrière» que voudraient en faire les chefs de guerre de mémoire des deux rives ?

(1) Institut de recherche et d’étude sur le monde arabe et musulman, à Aix-en-Provence.

VIE DU CLUB :

L’Union de la Méditerranée à l’étude


Créé en 1994 à Marseille, l’Institut de la Méditerranée, dont le conseil scientifique est présidé par Jean-Louis Reiffers, est devenu l’organe de référence pour le développement et l’évaluation de la politique méditerranéenne de l’Europe. Dans une lettre récemment adressée au Président de la république, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, a proposé d’en faire « la base avancée »de l’action que souhaite mener Nicolas Sarkozy à travers l’Union Méditerranéenne.

L’Institut de la Méditerranée réunissait le 5 juillet au Palais de la Bourse de la CCI Marseille Provence un groupe d’experts de haut niveau. Objectif : réfléchir sur le projet d’Union de la Méditerranée (Umed) du Président de la République.  Une deuxième journée de travail a eu le 13 juillet.


En deux journées, le groupe d’experts a auditionné les personnalités suivantes :

> André Bassols, Chef adjoint de l’unité régionale RELEX, Bruxelles

> Philippe de Fontaine Vive, Vice-Président BEI

> François Gouyette, Ambassadeur du processus Euromed, France

> Jean-Marie Paugam, Sous-Directeur au Trésor chargé de la Méditerranée

> Marc Pierini, Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Ankara

> Juan Prat, Ambassadeur en mission spéciale pour les affaires méditerranéennes

> Fathallah Sijilmassi, Ambassadeur du Royaume du Maroc en France

> Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur


Sur cette base, le groupe d’experts prépare un rapport de fond qui offrira des alternatives permettant d’éclairer les choix gouvernementaux. Parmi les questions posées lors de ces débats : quel contenu pour l’Umed, quelle concept, quelles relations avec les dispositifs existants (partenariat Euromed, processus de Barcelone, politique de voisinage), quelle forme institutionnelle, quels secteurs d’intervention, quels financements…
Ce rapport sera présenté début septembre et remis aux différentes autorités concernées. Un retour sur ces travaux aura lieu le 24 novembre, lors des Rendez-vous de la Méditerranée, à la fin de la Semaine économique de la Méditerranée qui se déroulera à Marseille.

Les conclusions du rapport seront alors confrontées aux commentaires des participants.

·    Sous la présidence de Jean-Louis Reiffers, Président du Conseil Scientifique de l’Institut de la Méditerranée :

·     Louis ALOCCIO, Vice-Président de la CCIMP

·     Andrea AMATO, Président de l’IMED, Rome

·     Jean-Eric AUBERT, Directeur du Bureau de la Banque Mondiale à Marseille

·     Denis BAUCHARD, Conseiller scientifique à l’IFRI

·     Christian de BOISSIEU, Président du Conseil d’Analyse Economique du 1er Ministre.

·     Jean-Claude COUSSERAN, Secrétaire géneral de l’Académie Internationale.

·     Ahmed GALAL, Directeur de l’Economic Research Forum du Caire.

·     Michael GASIOREK, Professeur à l’Université de Sussex, UK

·     Jean-Paul de GAUDEMAR, Recteur de l’Académie d’Aix-Marseille

·     Peter HOLMES, Professeur à l’Université de Sussex, UK

·     Larbi JAIDI, Professeur à l’Université de Rabat, Maroc

·     Alejandro LORCA CORRONS, Professeur à l’Universidad autonoma de Madrid

·     Rostane MEDHI, Directeur du CERIC, Professeur à la faculté de Droit d’Aix.

·     Philippe ORLIANGE, Directeur de l’Agence Française de Développement, Paris

·     Henry ROUX ALEZAIS, Président de l’Institut de la Méditerranée et du club de Marseille

·     Henri-Luc THIBAULT, Directeur du Plan Bleu, Sophia Antipolis

Communiqué CCIMP

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – La CCIMP et la CC Italienne pour la France à Marseille

organisent les VIIIème rencontres Euro-Méditerranée à Naples les 22 & 23 octobre 2007.

L’IMTM s’associe à cette manifestation, compte tenu des thèmes qui seront développés dans les tables rondes :

              “Mer, Port, Risques et Environnement »

          qui s’articulera autour de quatre grands secteurs :

-        Sécurité maritime (passagers, marchandises, contrefaçon, maintenance et militaire)
-        Construction navale et engineering navale
-        Risques environnementaux portuaires et du littoral
-        Systèmes de transport et de logistique propre et sûre

Françoise MAGNUS Chambre de Commerce Italienne pour la France de Marseille

C.M.C.I. -2 rue Henri Barbusse - 13241 Marseille Cedex 01  http://www.ccif-marseille.com – e-mail : ccifm-entreprise1@alicepro.fr

Tél. 0033 4 91 90 81 17   – Fax 0033 4 91 90 41 50

12 – Semaine économique de la Méditerranée du 19 au 24 octobre 2007

finances méditerranée et la CEFIM organisent un débat le mardi 20 novembre  à 18 heures au Palais de la Bourse à Marseille

PMI : quel back office régional  pour aborder les marchés méditerranéens ?

Les professionnels du chiffre et du droit, de la banque et de la finance sont engagés dans la construction d’un pôle régional de développement orienté vers la Méditerranée. Avec Finances Méditerranée et la Céfim, ils constituent une plateforme de service qui appuiera les initiatives des entrepreneurs dans les pays méditerranéens et qui s’engagera résolument dans des actions de codéveloppement.
Le 20 novembre, Finances Méditerranée et la Céfim présenteront ce projet de pôle et confronteront cette offre nouvelle d’accompagnement, de services, d’appui, d’ingénierie avec les attentes des entrepreneurs de la région.

Quels services pour aborder les marchés méditerranéens, ?

Quels appuis, institutionnels, ingénierie, finances ?

Quelles actions collectives en 2008 ?

18 heures : présentation du pôle par Xavier de Fornel, directeur général de la Banque populaire provençale et corse, vice-président de Finances Méditerranée.
18 h 30 : Contributions des partenaires

19 heures : Débat avec les entrepreneurs et leurs associations.

13 - PARTENARIAT D’ENTREPRISES  ET COMPAGNONNAGE INDUSTRIEL EN MEDITERRANEE

 

23 Novembre 2007 sur rendez-vous

Dans les locaux de l’ONUDI MarseilleJardin Valmer, 271 corniche J.F. Kennedy – 13007 – Marseille

Dans le cadre de la Semaine Economique de la Méditerranée, l'ONUDI à Marseille et l'ADECI s'associent pour assurer, en région PACA, la présentation et la promotion de projets industriels portés par des entrepreneurs des 3 pays du Maghreb, de l'Egypte et de la Jordanie. 
Une série de rendez-vous individuels avec des entreprises régionales intéressées par ces projets sera organisée, le 23 novembre 2007 à Marseille, avec les responsables des représentations de l'ONUDI en poste dans les 5 pays du Sud cités ci-avant.

Ce sont plus de 200 projets d’industriels à la recherche de partenaires français qui seront promus à cette occasion et dont certains entreront dans le cadre du programme de Compagnonnage industriel PACA/Maghreb animé par l'ADECI.

La liste des projets est disponible. Contactez-nous en cliquant ici <mailto:itpo.marseille@unido.org> <mailto:itpo.marseille@unido.org>  .

L’ONUDI bureau de Marseille

L’une des principales fonctions au quotidien du bureau de promotion des investissements et de la technologie de Marseille de l’ONUDI est d’assurer en France la promotion des projets de partenariat industriel émanant de PME des pays en développement, avec une attention spéciale portée aux pays de la rive Sud de la Méditerranée. <http://www.unido.org/itpo/france/marseille>

L’ADECI
L’Association Régionale pour le Développement de la Coopération Industrielle Internationale (ADECI) est un groupement d’environ 250 entreprises de la région de Provence Alpes Côte d’Azur  qui développe des actions de rapprochement à l’international entre entreprises d’un même secteur (concept de compagnonnage industriel), notamment en Méditerranée. <http://www.adeci.org/>

2 - ÉCONOMIE

21 –Port de Marseille: les mouvements sociaux reflet d'une "défaillance du modèle économique" (Pfister)

2 juil 2007 (AFP) -18h54

Les mouvements sociaux "au Port autonome de Marseille sont le reflet d'une défaillance du modèle économique" en vigueur au port, a estimé lundi le président de la chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence, Jacques Pfister en prônant une réforme du statut. M. Pfister, qui s'exprimait devant la presse, a remis lundi un rapport à la mairie de Marseille "pour redonner au port ses chances de croissance". Ce rapport avait été commandé par le sénateur-maire (UMP) de Marseille, Jean-Claude Gaudin, après la grève de 18 jours des agents du port qui avait paralysé les terminaux pétroliers en mars 2007. Le port de Marseille, premier de France, est passé de la deuxième place européenne en 1980 en terme de trafic à la quatrième en 2007. M. Pfister a appelé les politiques à soutenir une réforme du statut et les salariés à "comprendre que c'est un dispositif pour gagner".  Le rapport qui a obtenu le soutien des décideurs économiques marseillais déplore l'omniprésence du pouvoir de l'Etat dans le conseil d'administration et la faible place laissée aux collectivités territoriales par rapport aux sommes qu'elles ont investies. "L'Etat n'a pas assez d'argent et demande que le port s'autofinance, celui-ci augmente les redevances et les clients s'en vont. Il est nécessaire que l'Etat se concentre sur le foncier et (nécessaire) d'externaliser les activités opérationnelles qui sont du domaine concurrentiel" a expliqué l'auteur du rapport.

22 - Algérie: Relations économiques algéro-françaises, en nette progression depuis 2000

La Tribune (Algiers)

9 Juillet 2007 Samira Imadalou

Depuis la visite d'Etat du président Abdelaziz Bouteflika en juin 2000 en France, les relations économiques entre les deux pays ont progressé de manière importante après une longue période de gel, notamment durant la décennie noire qu'a traversée le pays.

La visite d'Etat de l'ex-président de la République française Jacques Chirac, en mars 2003, a également contribué à donner un coup d'accélérateur à ces relations dont l'évolution s'est traduite concrètement sur le terrain. Et ce, notamment, à travers une demande pressante d'investissements directs français en Algérie et la signature de nombreux accords touchant différents secteurs, comme c'est le cas de l'accord aérien signé à l'issue de la visite en France de M. Mohamed Maghlaoui, ministre algérien des Transports, en février 2006.

Pour les investissements français en Algérie, les chiffres montrent leur tendance à la hausse dans différents secteurs (agroalimentaire, tourisme ). Les investissements français connaissent, en effet, une croissance soutenue et régulière depuis 2003, passant de 51 à 295 millions de dollars en 2006. Après un accroissement de 75% en 2005, les flux d'IDE français ont plus que doublé en 2006 (+111%). Ce qui confirme la première place de la France en Algérie en termes d'investissements hors hydrocarbures avec 245 millions de dollars (soit 26% du total des IDE hors hydrocarbures). En flux cumulés depuis 1998, la France constitue le second investisseur, tous secteurs confondus, derrière les Etats-Unis, avec 1,02 milliard de dollars, soit près de 15% du total des flux entrants sur la période.

Aussi, 250 entreprises françaises opèrent aujourd'hui sur le marché algérien, employant près de 20 000 personnes, selon les chiffres officiels. Concernant les relations commerciales, la progression est également importante depuis 2000. Les échanges bilatéraux ont doublé depuis cette date, passant de 4,4 milliards d'euros à 8,2 milliards d'euros en 2006, en raison notamment de l'accroissement de la facture pétrolière. L'Algérie demeure aussi le premier client de la France au Maghreb et en Afrique. Pour booster davantage ces relations, l'Algérie et la France ont conclu, fin 2006 à Alger, un «mémorandum franco-algérien de partenariat économique et financier». Un document qui prévoit un ensemble de mesures visant à consolider le partenariat d'exception entre les deux pays dans les domaines économiques. Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) et le mouvement des entreprises de France (Medef) travaillent actuellement dans ce sens.

D'ailleurs, à l'issue de la rencontre tenue entre les deux parties, fin juin à Paris, un comité de suivi mixte paritaire, à caractère permanent, a été mis en place pour être, selon les explications fournies par le président du FCE, M. Reda Hamiani, «une structure de veille économique et commerciale prête à agir concrètement afin de donner une traduction concrète, en termes d'opportunités, et accompagner les investisseurs.» Il s'agit aussi d'instituer un mode d'organisation des relations entre les deux pays. La visite qu'effectuera demain le président français, Nicolas Sarkozy, à Alger donnera peut-être un éclairage sur l'avenir de ces relations.

23 – ACIM L'ÉDITORIAL DU PRÉSIDENT

Maître Mahmoud BOUSBIA, président d’Acim, Agence pour la coopération internationale et le développement local en Méditerranée

La création d’entreprise, et particulièrement de la très petite entreprise, est aujourd’hui une préoccupation majeure de tous les acteurs publics et privés de la scène nationale et internationale, de tous ceux qui travaillent à l’identification des voies et moyens pour lutter contre le chômage et favoriser la création d’emplois et de richesses et assurer ainsi la pérennité de la croissance. Le soutien à la création et à la croissance de TPE est l’instrument efficace de lutte contre le chômage endémique qui frappe les pays du Sud.

Les États, les collectivités locales, les institutions et administrations publiques de tous les pays de la Méditerranée ainsi que les organisations internationales les ONG qui réfléchissent et travaillent au développement, du nord comme du sud, savent que le créateur d’entreprise est un créateur de richesses et d’emploi, et qu’il est dans bien des cas à l’origine de la croissance et de la modernisation des économies.

Soutenir la création de la TPE, c’est participer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, et insuffler un état d’esprit de création et d’innovation, qui génère des services nouveaux et permet de lutter contre l’exclusion et le chômage.

Ce diagnostic est partagé. Il est vital de s’interroger sur les politiques, publiques et/ou privées, conduites dans ce sens.

La question centrale, alors, devient celle du « comment ? » :

Comment donner envie à des jeunes diplômés, par exemple de se lancer dans l’aventure de la création ? Comment encourager ceux qui n’ont qu’une expérience professionnelle à s’installer ? Comment apporter financement et soutien à ceux qui se lancent ? Comment résoudre la question foncière et ouvrir des locaux dédiés à la création ? Comment apporter le bon conseil au bon moment ? Comment, in fine, produire un environnement fertile pour l’initiative créatrice d’entreprises ?

Il n’y a, ni modèle, ni recette, il existe dans les administrations, dans les agences privées, dans les structures associatives qui accompagnent au quotidien les créateurs d’entreprise une expérience riche et plurielle, un vécu, qu’il faut partager et exploiter.

Afin de favoriser le dialogue et l’échange entre les acteurs institutionnels et associatifs de la création de la petite entreprise à une échelle intercontinentale, Europe, Afrique, Méditerranée, un réseau unique d’échange de bonnes pratiques et de professionnalisation des acteurs se constitue aujourd’hui sous l’égide d’ACIM sur le site wwww.entrepreneur-network.com.

Nous voulons ensemble renforcer le back-office des pionniers de l’emploi que sont les créateurs d’entreprise.

ACIM Immeuble le Vénitien - 27, bd Charles Moretti - 13014 Marseille Tél. +33(0)4 91 02 62 69 - Fax +33(0)4 91 02 61 18

www.entrepreneur-network.biz    info@agenceacim.com

24 – Port de Marseille

Trafic 1er semestre 2007 : 47,848 Mt (- 2.4%) Trafic juin 2007 : 8,147 Mt (2.4%)

Le 1er semestre 2007 est marqué par la hausse des trafics de marchandises diverses (+5.7% par rapport à 2006) et plus particulièrement du conteneur à Fos (+7%). Les vracs liquides poursuivent leur développement (+9.4%) tandis que les croisières confirment leur démarrage en force (+28%).
Le trafic semestriel du PAM est néanmoins entraîné à la baisse par le tassement des hydrocarbures (-2.1%) et le ralentissement des vracs solides (-13.9%).

25 - L’Algérie et la Commission européenne signent un accord gazier

L’Algérie et la Commission européenne ont conclu un accord sur les clauses de « restriction territoriale » rattachées aux contrats d’approvisionnement en gaz signés avec Sonatrach.

dimanche 29 juillet 2007.

Cet accord renseigne sur l’effort considérable consenti par la partie algérienne en faveur d’un assouplissement des conditions d’application de ces clauses. A ce sujet, le ministre de l’Energie et des mines, M. Chakib Khelil, a déclaré dans un communiqué rapporté hier par l’APS que « l’Algérie considère que la solution à laquelle l’Algérie et la Commission européenne sont parvenues au sujet du traitement qui sera fait des clauses dites de restriction territoriale renseigne sur l’effort considérable consenti et la démarche constructive adoptée par la partie algérienne, depuis le début des discussions, en favorisant [le choix] d’assouplir les conditions d’acceptation et d’application de ces clauses en fonction de leurs variantes ».

Cependant, en contrepartie l’Algérie appelle la Commission européenne à soutenir les conditions de libéralisation du marché. A ce sujet, le communiqué souligne qu’« il est évidemment souhaité et attendu de la Commission européenne son support pour que les conditions de libéralisation du marché de l’énergie en Europe et celui du gaz en particulier soient de nature à permettre à Sonatrach d’en être un acteur dans un environnement non discriminatoire et transparent ». Car, l’accès au marché européen permettra à Sonatrach, selon la même source, l’établissement de sociétés de commercialisations, ce qui « contribuera davantage, en plus des contrats que nous avons avec nos clients, à la sécurité des approvisionnements des pays concernés ».

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com

D’après la Tribune

26 - Le port Tanger-Med

Un investissement stratégique pour le Maroc    Publié le : 28.07.2007

Le grand projet Tanger-Med constitue un investissement stratégique qui va permettre au Maroc de mieux se positionner dans l'économie globalisée et mener à bien sa stratégie de développement, a assuré, Salaheddine Mezouar, ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l'économie.

De par sa plate-forme portuaire multimodale, sa logistique aux standards internationaux et sa position stratégique, le


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