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Septembre 2007 (N°51) Sommaire : ÉDITORIAL : L’Union Méditerranéenne manque d’idées précises 1 - ÉVÉNEMENTS 11 – Selon un rapport du FMI sur le chômage l’Algérie très mal classée 12 - Porteurs de projets : le 6ème Carrefour des Possibles PACA en novembre à Sophia 13 - Université Europe Méditerranée des Clusters 14 - Le 3ème sommet de l'investissement en Méditerranée le 22 novembre à Marseille 15 – 3ème Forum « PME et pôles de compétitivité » à Sophia- Antipolis 16 - PMI, quelle task force régionale pour aborder les marchés méditerranéens ? 17 - Ouverture du CHEE & DD Méditerranée 18 - Le colloque Medinnov III du 19 - 24 novembre 2007 à Marseille 19 - Débat: « l’union méditerranéenne » , un espace à construire 19/1 - Rencontres Méditerranéennes d'Affaires TIC, Télécom & Multimédia 2 - ÉCONOMIE 21 – Renault va construire une usine au Maroc 22 - Le port de Marseille face à ses grands chantiers 23 - « L’information est une richesse collective » 24 - L'Algérie table sur un taux de croissance réel de 5,8% en 2008 25 - Le Mondial de rugby se fête aussi en province 26 - Les Européens veulent investir davantage dans les pays du sud de la Méditerranée 27 - Communiqué de la Banque mondiale 28 - Les ministres des finances des pays de l’UE et du bassin méditerranéen se concertent sur la croissance et la création d’emplois 29 - L’Algérie parmi les pays les plus corrompus au monde 29/1 - Le climat des affaires en Algérie reste médiocre 29/2 - Les 1ers résultats d’une étude sur le poids économique du Port communiqués au Conseil d’Administration 29/3 - DSK à la tête du FMI : Il manquera aux Journées de l'entreprise... 3 - GÉOPOLITIQUE 31 - RAPPORT SUR LA FRANCE ET LA MONDIALISATION 32 - Conceptions de la nation marocaine 33 - Energie : l’Algérie n’est pas concernée par les nouvelles mesures européennes, 4 - SOCIÉTÉ 41 – Plus de 310.500 MRE ont quitté le Maroc 42 - Méditerranée : le mystère des baleines 43 - A Marseille, Top Cruise réunit le monde de la croisière 44 - La PACAC se penche sur son pôle nautisme 45 - Les "doulas", de nouveaux guides pour futurs parents 46 - EMPLOI NICE PACA propose une expérience professionnelle en EUROPE 47 - Le vélo en PACA, un sport à haut risque ? 48 - Jean-Louis Borloo hausse le ton pour le traitement des eaux usées 49 - L'OLIVIER EN MÉDITERRANÉE 49/1 - PACA : un Parc national en projet pour protéger le massif des calanques 49/2 - Guide religieux féminin 49/3 - Métropoles et globalisation dans le monde arabe et méditerranéen 49/4 - L'Algérie veut se doter d'une méga-mosquée, la 3e plus grande au monde 5 – EUROMED 51 - Algérie-UE : les produits industriels moins chers 52 - L’Algérie profite peu de l’accord d’association avec l’UE 53 - L'Union méditerranéenne par le co-développement durable 54 - L'Union méditerranéenne ne doit pas couper l'espace méditerranéen de l'Europe 55 - Algérie: Alger réaffirme sa préférence pour l'accord d'association 56 – Programme IEVP CT 57 - Comment faire de la Méditerranée un lac de paix et de prospérité ? 58 - « Euroméditerranée : Quelle Organisation pour cet espace ? » : 59 - Antonio Monteiro : "Le Sommet UE-Afrique aura lieu" 59/1 - Euro-Méditerranée: Juppé, après Rocard, a refusé une mission présidentielle 59/2 - Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat (IEVP) : 59/3 - Après Rocard, Juppé a refusé la mission Euro-Méditerranée 59/4 - Tenue du Forum méditerranéen de coopération culturelle 59/5 - L'APM consacre la vocation de la Méditerranée en tant que zone de paix et de prospérité 59/6 - Ferme volonté de l’Algérie d’aller au bout de l’accord conclu avec l’UE 59/7 - Que cache le projet d’Union méditerranéenne ? 6 – CULTURE 61 - Sept villes françaises se disputent le titre de capitale européenne de la culture 2013 62 - Et les 7 merveilles d'Aix sont... 63 - SEPTIÈME ART - Un projet de Beirut DC, financé par l’Union européenne 64 - CHANTS SACRES EN MEDITERRANÉE 7 – HISTOIRE 71 – Promenades littéraires à Marseille 72 - Le vin et l'huile dans la Méditerranée antique. Viticulture, oléiculture et procédés de fabrication 8 – SCIENCES & TECHNOLOGIES 81 - Agriculture euroméditerranéenne : Quel avenir, quels défis… ? 82 - Deux ouvrages sur les plantes de Méditerranée – 83 - La Méditerranée se porte de mieux en mieux 84 - Marseille Innovation labellisé "CEEI" : 85 - Les Pôles Régionaux d’Innovation et de Développement Économique Solidaire (PRIDES) : Quel apport pour les PME-PMI de l’environnement ? 9 – OPINIONS 91 - Algérie: Les limites du libéralisme de l'UE 92 - Les désillusions de la démocratie 93 - Algérie: L'informel, la grande menace 94 - L’islam est-il compatible avec la laïcité ? 95 - Logement social au Maroc, passer par la case bakchich 96 – position d’ATTAC sur l’IEVP 97 - Al Qaida menace les français du Magrheb ÉDITORIAL : L’Union Méditerranéenne manque d’idées précises La commissaire en charge des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage Entretien réalisé à Bruxelles par Hichem Ben Yaïche Sep 18 2007 Le 3 septembre dernier, à Bruxelles, Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne en charge des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage, organisait la toute première réunion entre les ministres et d’autres responsables politiques de l’ensemble des pays concernés par la politique européenne de voisinage (PEV) et leurs homologues de l’UE. Intitulée « Travailler ensemble au renforcement de la politique européenne de voisinage », cette conférence, organisée par la Commission européenne, se voulait un forum de discussions - une première - afin de faire entendre les voix des uns et des autres en vue d’intensifier le processus. A cette occasion, nous avons rencontré, avec un petit groupe de journalistes, Mme Benita Ferrero-Waldner qui tente ici de clarifier les enjeux de la PEV. Entretien. Comment est née l’idée de la Politique européenne de voisinage ? Benita Ferrero-Waldner: Cette (vraie) vision est née il y a cinq ans autour de cette interrogation: «Qu’est-ce qu’on peut faire pour partager notre sécurité, stabilité et prospérité avec nos voisins - les voisins de l’Europe élargie ?» C’est cela le fondement de la Politique européenne de voisinage. Par conséquent, celle-ci est un instrument afin de partager effectivement ce «grand bien» commun que nous avons aujourd’hui. La PEV a déjà réalisé de bons résultats. Mais, en décembre 2006, nous avions exprimé le souhait de l’intensifier. Et, c’est dans ce sens que nous avons fait une série de propositions. La Conférence organisée le 3 septembre dernier à Bruxelles permettait d’entrer dans un dialogue avec chacun des pays où tout le monde se retrouve. C’est une occasion aussi pour que les uns et les autres écoutent ce que chacun pense. Je crois qu’il est important aussi de savoir que même si c’est une « politique différenciée » à l’égard de chacun des pays avec l’UE, il y a quand même une base générale commune. Pourquoi ? Parce que chacun de ces pays veut travailler avec nous, Union européenne. Par exemple: pour une intensification des marchés, c’est nécessaire d’homogénéiser nos standards. Prenons le cas du phytosanitaire. Si l’on veut exporter plus vers l’UE, il faudra respecter les critères phytosanitaires en vigueur. C’est ainsi qu’il y a une politique différenciée, mais en même temps c’est une politique où il y a beaucoup de choses communes. L’accord-cadre s’inscrit dans cette logique. J’aimerais bien, pour situer le propos dans un contexte plus général, vous donner quelques détails sur notre volonté d’intensifier la PEV. Afin de donner plus de moyens financiers, nous avons créé un fonds de facilité des investissements de 700 millions d’euros qui proviennent directement de mon budget - le budget de la Commission européenne -, et qui sera ouvert à d’autres dons des Etats membres. Le but est de mobiliser suffisamment d’argent afin de demander des crédits auprès de grandes institutions financières internationales. Cet argent servira à financer des grands projets d’infrastructures, comme par exemple les ports et les aéroports, mais aussi des projets liés au transport et à l’énergie. D’un autre côté, la question des visas et de la mobilité reste importante. Je l’ai clairement précisé dans mon discours : nous sommes prêts à un «partenariat de mobilité». Cela veut dire que sur le sujet de l’immigration, on reste ferme - on doit combattre l’immigration illégale - mais, dans le même temps, on veut faciliter l’immigration légale. Cette initiative vient de la CE, exposée lors d’une communication faite au printemps dernier. C’est au tour maintenant des Etats membres de la mettre à exécution. Ces derniers, pour des raisons évidentes, la feront sur une base volontaire. Parce que nous ne pouvons pas imposer cette décision. Les pays membres, l’UE, la CE et nos partenaires devons continuer à travailler ensemble sur ces questions. On reconnaît les difficultés - les problèmes -, mais dans le même temps essayer de trouver des solutions. Enfin, pour conclure sur ce point, nous avons mis en place des bourses pour les étudiants des pays de la PEV. L’objectif stratégique reste, au bout du parcours, l’établissement de la zone de libre-échange. C’est un processus visionnaire et long, lequel implique d’aller encore de l’avant ! Chacun sait qu’il existe un autre processus, le « processus de Barcelone », lequel est un cadre multilatéral. Comment l’articulation, en termes de cohérence, entre la Politique européenne de voisinage (PEV) et l’EuroMed ? BFW: Le « processus de Barcelone » existe depuis longtemps (1995). Celui-ci est un processus régional et multilatéral. Tandis que la PEV s’inscrit dans un cadre bilatéral : l’UE avec chacun des 16 pays. Nous considérons qu’en plus de ce projet régional [l’EuroMed], il faut établir un lien bilatéral avec chaque pays ! Et, effectivement, avec tel ou tel pays, nous allons un peu plus loin. Avec le fonds qui s’appelle « Facilité de gouvernance », on peut donner plus d’argent. C’est un geste de reconnaissance en direction de ceux qui jouent le jeu ! Jusqu’où va le voisinage de l’Europe ? Comment le définissez-vous ? Le Caucase du Sud, par exemple, en fait-il partie ? BFW: Le voisinage ? Ce sont des pays qui sont autour de l’Union européenne élargie. Naturellement, le Caucase en fait partie. Je voudrais vous dire que, moi, j’essaie d’être absolument rigoureuse en termes d’équilibre envers d’un côté l’Est et de l’autre le Sud ! J’aime les deux partenaires. Par conséquent, il faut essayer d’avoir le même traitement équitable. Parce que, parfois, il y a des pays qui disent : «Non, vous ne faites pas assez pour le Sud.» Puis, d’autres disent: « Vous ne faites pas assez pour l’Est. » Je peux vous dire que je contrôle tout pour éviter ces appréciations. Il n’empêche que la PEV est bâtie sur une approche différenciée. La PEV va absolument dans cette direction. C’est une politique avec un grand cadre, mais assez flexible. Dans le cas du Maroc, par exemple, nous avons mis en place un groupe de travail afin d’élaborer quelques options. Dans le cadre de la PEV, ce pays désir avoir un « statut avancé ». Nous travaillons dessus... Oui, je peux dire que tous ceux qui entrent dans ce cadre sont les bienvenus ! L’Union méditerranéenne (UM), proposée par le président français Nicolas Sarkozy, vise particulièrement l’EuroMed. Est-ce que, pour vous, c’est une remise en cause de ce processus ? Comment l’avez-vous interprété au niveau de la Commission européenne ? BFW: Je peux vous dire que jusqu’à cet instant, on n’a pas des idées très précises sur l’Union méditerranéenne ! Mais je vais vous dire ceci : moi, j’ai eu des discussions (pourparlers) à Paris à ce sujet. Parce que je suis Commissaire et responsable de cette politique. Mon opinion est celle-ci : tous les pays - comme je l’ai dit à propos du Maroc sur son « statut avancé » - qui entrent dans cette dynamique, et qui pourraient être « portés » par l’UE sont bienvenus ! Mais cela doit entrer dans ce cadre. Dans le cadre de la PEV, je vais renforcer les relations de toutes sortes, mais il faut quand même que tous les Etats membres soient associés ! -La PEV est un processus distinct de celui de l’EuroMed. Il regroupe 16 pays : d’un côté, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Israël, Autorité palestinienne, Jordanie, Syrie et Liban et de l’autre Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Moldavie et Ukraine. -Pour comprendre les enjeux de cette conférence, il est possible de télécharger tous les textes des intervenants en allant à cette adresse Internet: http://ec.europa.eu/world/enp/ 1 - ÉVÉNEMENTS 11 – Selon un rapport du FMI sur le chômage l’Algérie très mal classée Le taux de chômage en Algérie est incroyablement élevé par rapport aux pays en transition et ceux de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA). Dans un rapport publié jeudi dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a tenté de diagnostiquer le « cas algérien ». Ces dernières années, le chômage en Algérie était de 7 points de pourcentage plus haut que la moyenne de MENA. « Pourquoi le chômage est-il si haut en Algérie ? » est le thème de l’étude menée par Kangni Kpodar, responsable du département Afrique au sein de l’administration du FMI. M. Kpodar émet des doutes sur l’efficience des différents mécanismes de création d’emploi (Ansej, contrat préemploi, les emplois salariés d’initiative locale…) mis en place par le gouvernement algérien. « Preuve que les programmes d’emploi public aidé pour abaisser le chômage ne sont pas clairs. Plus d’information est nécessaire », peut-on lire sur l’étude du FMI, déplorant, au passage, que la plupart des postes d’emploi créés sont temporaires. L’on précise que ces programmes ont créé 1,4 million d’emplois entre 1997 et 2001 mais la majorité étaient des postes provisoires. Le FMI estime que l’informel alimente de façon soutenue le marché du travail algérien. Sans le travail irrégulier, souligne le rapport, le taux de chômage aurait été d’environ 22% en 2004 et 21% en 2005 (alors que le taux officiel était de 15,3%). Pourquoi donc l’Algérie réalise-t-elle des résultats médiocres en comparaison avec les autres pays ? La question est d’abord d’ordre démographique. Le paramètre démographie L’étude du FMI explique que la population en âge de travailler augmente chaque année de près de 3,4%. La pression sur le marché du travail est le fait des jeunes qui représentent 50% de la population active ainsi que les femmes dont la part de la main-d’oeuvre a augmenté de près 50% et leur taux de participation s’est accru de 70%. Néanmoins, même si la baisse de l’emploi dans le secteur public marque un recul depuis les années 1980 (en 2005, 18% seulement du total de la main-d’œuvre y étaient localisés contre 23% cinq années plus tôt), la dépense publique demeure le moteur principal de la création d’emplois. Le fait que la productivité soit en baisse suggère également, selon le rapport du FMI, le différentiel avec les autres pays. Les chômeurs algériens sont généralement jeunes. Les moins de trente ans représentent, selon les experts du FMI, plus de 70% des personnes à la recherche d’un emploi. Là, affirme-t-on, notre pays est dans la norme. « Le chômage dans les pays en voie de développement tombe généralement d’une façon disproportionnée sur les jeunes », souligne M. Kpodar. En revanche, l’Algérie est l’un des rares pays où le taux de chômage des femmes est proche de celui des hommes. Dans la plupart des pays de MENA, le chômage féminin est bien plus élevé. Ceci est lié, selon le FMI, au fait que le secteur public algérien emploie principalement des femmes (il employait en 2003 près de 56% de femmes et 37% d’emplois masculins). La probabilité d’être chômeur augmente avec le niveau d’instruction. En 2005, les universitaires étaient les plus touchés par le chômage (24% de femmes et 12,5% d’hommes) suivis par les chômeurs ayant un niveau secondaire (20,5% de femmes et 16% d’hommes) et ceux ayant un niveau primaire (11,5% de femmes et 5,5% d’hommes). Dans ses recommandations, le FMI estime que l’amélioration de la productivité à travers l’encouragement de l’investissement assortie d’une augmentation « modérée » des salaires stimulerait la croissance de l’emploi en Algérie. Amel Blidi http://www.elwatan.com 12 - Porteurs de projets : le 6ème Carrefour des Possibles PACA en novembre à Sophia Jean-Pierre Largillet , le 06 septembre 2007 Ce sera une première sur la technopole et une belle occasion pour tous les porteurs de projets azuréens du secteur des TIC (Technologie de l'Information et de la Communication) : la 6ème édition du Carrefour des Possibles de Provence-Alpes-Côte d'Azur jettera l'ancre à Sophia Antipolis le 29 novembre prochain, à partir de 18 heures , dans l'amphi de l'Agora Einstein ! Lancé par la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération), le Carrefour des Possibles propose de mettre en relation, de façon créative et informelle, une diversité d'acteurs avec des porteurs de projets innovant en termes d'usages de TIC en réseau. Le Carrefour se veut ainsi catalyseur d'un équilibre nécessaire entre réflexion technique et interactions humaines. L'étape sophipolitaine de novembre, organisée avec le soutien de la région Provence Alpes Côte d'Azur et en partenariat avec l'Agora Einstein et Agora Energy, permettra à 10 projets innovants de se mettre en lumière. Ils auront chacun 6 minutes pour se présenter sous l'angle de l'usage et de bénéfices utilisateurs. Un seul critère dans la sélection : la technologie mise au service de la créativité et des nouveaux usages. Une règle : l'ouverture d'esprit, la volonté de découvrir. Les usages sont recevables au Carrefour des Possibles quelque soit leur stade d'avancement: ce peut être une idée, un projet embryonnaire, une phase de prototypage jusqu'au produit en phase de lancement. Les candidats souhaitant proposer un projet doivent remplir le formulaire de dépôt de projet. Au programme de la soirée: 18h00 : accueil du public 18h45 : ouverture du 6ème Carrefour des Possibles de Provence-Alpes-Côtes d'Azur à l'Agora Einstein 19h00 : 10 projets innovants se présentent (innovations d'usage, de service, techniques ou organisationnelles), présentées par des entrepreneurs, des artistes, des chercheurs, des associations... A partir de 20h : cocktail de discussions, entre les participants et les porteurs de projets. 13 - Université Europe Méditerranée des Clusters 21 et 22 novembre 2007 à Marseille. Comme en 2005 à St Etienne, puis en 2006 à Bordeaux, le CDIF tiendra en 2007 son Université annuelle des SPL, clusters et Pôles de compétitivité. Elle aura lieu à Marseille au Parc Chanot les 21 et 22 novembre prochains. Dans un contexte d’impulsion très forte des politiques économiques locales (PRIDES, nationales (SPL, Pôle de Compétitivité) et européennes (Fonds Structurels, 7ème PCRD…) en soutien aux démarches territoriales de coopération interentreprises, cette manifestation s’attachera à répondre aux attentes exprimées par les acteurs qui gouvernent et accompagnent ces démarches collectives territoriales. Pour en savoir plus et s'inscrire : http://www.cdif.fr/theme.php?id=39 14 - Le 3ème sommet de l'investissement en Méditerranée le 22 novembre à Marseille PARIS (MAP) - La troisième édition du Sommet de l'investissement en Méditerranée se tiendra le 22 novembre à Marseille (sud), avec la participation d'un panel d'investisseurs et de personnalités du monde des affaires de France et de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA). Le Maroc sera représenté à cette importante réunion par Mme Laila Sbiti, directeur adjoint des investissements au ministère des Affaires générales et économiques, par ailleurs, présidente du réseau euroméditerranéen des Agences de promotion des investissements (ANIMA). Organisée par le groupe de presse britannique ""The Economist"", cette rencontre qui valorise la coopération économique, industrielle et institutionnelle engagée entre les deux rives de la Méditerranée, traitera de plusieurs thèmes d'actualité, notamment les partenariats public-privé, le rôle des entreprises et des investisseurs dans le développement de la zone, le futur des technologies de l'information et de la communication ou encore la sélection des meilleures solutions de financement des investissements. Si le volume des investissements dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord a plus que quadruplé depuis 2000, certains efforts restent encore à consentir pour faciliter l'accès et l'attraction de marchés à fort potentiel, selon les organisateurs. Ils estiment que dans le contexte actuel, la qualité des services publics et des infrastructures (transports, technologies de l'information et de la communication, immobilier, énergie etc..) s'avère primordiale pour rassembler les talents, combiner les expertises et faire naître de nouveaux projets. Publié le: 14/09/2007 Source : MAP 15 – 3ème Forum « PME et pôles de compétitivité » à Sophia- Antipolis La Fondation Sophia Antipolis organise le 9 novembre prochain, en coopération avec la DGE et la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (Diact), la 3e édition du Forum des pôles de compétitivité. Parmi les thèmes à débattre : les PME et la propriété intellectuelle, les PME et l’international, le financement des projets et le montage de projets de recherche notamment avec le monde académique. Des rendez-vous d’affaires seront également organisés. www.sophia-antipolis.org/poles2competitivite bouget@sophia-antipolis.org 16 - PMI, quelle task force régionale pour aborder les marchés méditerranéens ? Débat le 20/11/2007 Dans le cadre de la Semaine économique de la Méditerranée, Finance Méditerranée et la Céfim organisent un débat le mardi 20 novembre à 18 heures au Palais de la Bourse à Marseille : 17 - Ouverture du CHEE & DD Méditerranée par Emmanuel Delannoy le 24/09/2007 Le Collège des Hautes Etudes en Environnement et en Développement Durable a été lancé en 1995 à Paris par un réseau de grandes écoles aux compétences complémentaires que sont l’Ecole Centrale, l’ESCP EAP et AgroParisTech. Il propose une formation de haut niveau aux enjeux et aux aspects stratégiques du développement durable, à des responsables issus de la fonction publique, des collectivités territoriales, du secteur privé et de la société civile. Sa politique d’essaimage encourage les anciens auditeurs à déployer le CHEE DD en région. C’est dans le cadre de cette politique d’essaimage que nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement en janvier 2008 du CHEE DD Méditerranée, en partenariat avec la CCI Marseille Provence, Centrale Marseille, Euromed Ecole de Management, le CERAM Sophia Antipolis, le pôle Agropolis Montpellier, le Réseau d'écoles d'ingénieurs universitaires Polytech et le 2R2D (Réseau Régional pour le Développement Durable). Cette session inaugurale du CHEE DD Méditerranée accueillera des auditeurs issus de toutes les composantes de la société, pour un programme personnalisé mettant en exergue les enjeux du développement durable pour les deux rives de la Méditerranée. Les inscriptions étant ouvertes, les personnes intéressées peuvent s’adresser à : - Emmanuel Delannoy au 04 91 10 01 13 / emmanuel.delannoy@ccimp.com 18 - Le colloque Medinnov III du 19 - 24 novembre 2007 à Marseille La semaine économique de la Méditerranée pour l’innovation et l’emploi Avec la participation d’universités et organismes publiques tunisiens dont l’API, le 20 novembre 2007, Marseille Innovation en collaboration avec le Technopôle Marseille Provence à Château-Gombert, ANIMA Investment Network et leurs partenaires euro méditerranéens, organisent, à la Maison du Développement Industriel (MDI), sur le Technopôle de Marseille-Château-Gombert, la troisième édition du Colloque International « Medinnov ». Le colloque Medinnov a pour objectifs de faire le point sur l’innovation en Méditerranée, de s’intéresser aux grandes visions mobilisatrices mais aussi aux expériences réussies et aux expérimentations en cours. Ce colloque réunira des acteurs publics et privés venant des universités, industries, technopôles, agences de promotion des investissements, incubateurs, pôles de compétitivité, sociétés de capital risque et start-up des pays de la Méditerranée. (Cette semaine économique de la Méditerranée réunira de nombreux acteurs, aussi pour vos réservations d'hôtels, il est conseillé de réserver dés à présent). Principaux thèmes de Medinnov III 1. Enjeu des jeunes diplômés : Création d’entreprises technologiques, fuites des cerveaux, mise à niveau, retour aux pays des diplômés expatriés… 2. Innovation et grands groupes : R&D, partenariats avec écoles, universités centres de recherches, Management de l’innovation… 3. Enjeux de la société de la connaissance : Intelligence Economique, valeur ajoutée pour les acteurs de l‘innovation. Spécialisation des territoires. Rôle dans la mise à niveau. Rôle dans l’e-gouvernement 4. Technopôles et Pôles de Compétitivité / Clusters : « Zones franches » pour les jeunes, articulation métropole/technopôle, Clusters Nord-Sud et Sud-Sud. 5. Outils de financement de l’innovation : Fonds d’amorçage, Business Angels, Capital risque, Capital développement… Seront privilégiées les expériences portant sur l’ingénierie de la création et le développement d’entreprises technologiques dans les pays Méditerranéens. 19 - Débat: « l’union méditerranéenne » , un espace à construire Publié le 25.09.2007 L’idée de construire une union méditerranéenne avec notamment les pays du Maghreb est un des objectifs majeurs de la politique internationale de Nicolas Sarkozy. Cet objectif consisterait à associer l’Europe et la rive sud de la Méditerranée autour de projets communs tels que le Co-développement, la gestion des migrations, la lutte contre le terrorisme, la promotion des droits de l’homme. Aujourd’hui, on n’est qu’aux prémices d’un débat appelé désormais à devenir un sujet chaud d’actualité entre les deux rives de la Méditerranée. Avec : Jean-Louis Guigou , délégué général de l’Institut de prospective économique du Monde méditerranéen.(Ipemed). Ali Bensaad , Maître de conférences à l’Université de Provence. Emile Malet , directeur de la revue passages. François Gouyette , ambassadeur. Chargé du processus euro-méditerranéen. Le 15 novembre 2007 à 18h30 Salle du Haut Conseil (niveau 9). Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard Place Mohammed V 75005 Paris Source: Communiqué de presse http://www.yabiladi.com/article-agenda-520.html 19/1 - Rencontres Méditerranéennes d'Affaires TIC, Télécom & Multimédia 29 & 30 novembre 2007 au Casablanca Technopark - e-3M Maroc'2007 : Développez votre business avec les entreprises du Maroc Le Casablanca Technopark accueille les 29 et 30 novembre 2007 les 3ème Rencontres Méditerranéennes d’Affaires TIC, Télécom & Multimédia « e-3M Maroc’2007 » labellisées par le Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi sous le « Label France » par UBIFRANCE. Vous cherchez : - des marchés au Maroc et dans les pays francophones d’Afrique - des partenaires pour exporter vos services/produits - des acteurs pour favoriser des alliances économiques et technologiques la 3ème édition « e-3M Maroc’2007 » est l’opportunité idéale pour atteindre ces objectifs. Rencontrez vos futurs partenaires pour seulement 600 € TTC par participant au lieu de 1200 € : remise consentie au titre de la labellisation de l’action par le Ministère délégué au Commerce Extérieur. Cet événement se déroule dans le cadre de la convention de coopération entre Marseille Innovation et le Casablanca Technopark en partenariat avec l’Apebi (Fédération Marocaine des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring). Après sept éditions réussies au Maroc et en Tunisie, cette manifestation est devenue le rendez-vous régulier des PME, Start-up et Institutions françaises qui souhaitent élargir leurs activités au contexte marocain. C’est l’occasion pour celles-ci d’engager des partenariats d’affaires, conventions, échanges, sous-traitances et franchises. Le tarif comprend : - le transport aérien en Aller-retour (Marseille-Casablanca) - le séjour à Casablanca dans un Hôtel 4* en lpd, du 28/11 soir au 01/12/2007 matin - un espace d'exposition et d'accueil avec connexion Internet haut débit - un planning de rendez-vous - la publication de l'offre/demande de chaque participant dans la lettre Medinnov (10 000 destinataires) Pour mieux connaître vos besoins et attentes, nous vous prions de bien vouloir remplir la fiche ci-jointe et la retourner avec votre inscription au : l.hamdi@marseille-innov.org Nous vous remercions de bien vouloir diffuser cette information aux personnes et entreprises susceptibles d'être intéressées et restons à votre disposition pour toute information complémentaire. 2 - ÉCONOMIE 21 – Renault va construire une usine au Maroc PARIS (AFP) — Le PDG du constructeur automobile français Renault, Carlos Ghosn, doit signer samedi au Maroc un accord pour la construction d'une usine de montage dans ce pays d'une capacité de 200.000 voitures par an, affirme vendredi le site du quotidien Les Echos. L'usine sera construite dans la zone franche de Tanger et emploiera 6.000 personnes. Plus de de 30.000 emplois indirects seraient également créés chez les équipementiers. Selon le journal, cette usine "low cost" devrait à terme produire "beaucoup plus" que les 200.000 véhicules prévus initialement. M. Carlos Ghosn s'est rendu au Maroc en juin dernier pour négocier avec le roi Mohammed VI et lui présenter ses projets d'expansion, affirme Les Echos. Renault est déjà présent au Maroc via sa filiale Somaca, premier constructeur automobile local (30% du marché marocain), dont il détient 80% du capital. Basée à Casablanca et partenaire de Renault depuis les années 1960, la Somaca assemble la voiture à bas coûts Logan, en partie pour l'export, et l'utilitaire Kangoo. 22 - Le port de Marseille face à ses grands chantiers Publié le mardi 4 septembre 2007 Lancement de travaux et négociations sociales sont à l'ordre du jour Le port de Marseille ne profite pas pleinement de la croissance du trafic de marchandises conteneurisées. les travaux du terminal Fos 2XL vont débuter. SERGE GUEROULT Pour le port de Marseille, le second semestre marquera un tournant. Sur le terrain avec l'entame de grands chantiers; sur le plan social avec la conduite de négociations. Le tout sur fond de modification du statut des ports autonomes. Trait commun à ces dossiersqui reposent sur une alliance du public et du privé: retrouver une dose de compétitivité pour devenir le grand port du Sud de l'Europe. Fos 2 xl L'établissement public Port Autonome de Marseille (PAM), a sélectionné un groupement mené par GTM pour la réalisation des travaux d'infrastructures qui donneront naissance au futur terminal conteneurs. Un investissement de 126 millions d'euros, qui consiste à lancer dès septembre les travaux pour approfondir la darse de 2 mètres. Puis à construire 1200 mètres de quai. Au printemps 2009, le site sera livré aux opérateurs privés Port Synergy et MSC qui l'équiperont. Fos 3 et 4 XL Le conseil d'administration d'octobre du PAM se prononcera sur la faisabilité financière de deux autres projets de terminaux à conteneurs, qui compléteront Fos 2XL. Les procédures devraient être lancées en 2008. croisières Un appel à projets à été lancé pour mettre à disposition d'un opérateur privé, les installations croisière du môle Léon Gourret. Le PAM qui vise un trafic croisière de 1 million de passagers en 2011, désignera le lauréat à la fin de 2007. terminal méthanier Le terminal GDF de Fos Cavaou entrera en service début 2008. Conformément au protocole de sortie de conflit qui a mis fin à 18 jours de grève des agents portuaires en mars, des négociations doivent aboutir pour que des agents du PAM travaillent sur ce terminal. statut La modernisation du statut des "ports autonomes" a été confiée à Dominique Bussereau, ministre des Transports. Des consultations sont en cours. Un petit semestre : les résultats du port de Marseille pour le premier semestre, ont affiché un recul du trafic global de 2,4 %. Avec un total de 47,8 millions de tonnes, dont 30 millions de tonnes pour les seuls hydrocarbures, Marseille montre combien la part des marchandises diverses (+ 5,7 %) qui englobent le trafic conteneurs, reste en deça des possibilités. Par Jean-Luc Crozel ( jlcrozel@laprovence-presse.fr ) 23 - « L’information est une richesse collective » Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique : Entretien de Hichem Ben Yaïche En France, en matière d’intelligence économique, Christian Harbulot fait autorité par son expertise et son travail de conceptualisation sur ce sujet. Auteur de nombreux ouvrages de référence, il dirige l’Ecole de guerre économique et est directeur associé du cabinet Spin Partners. Sa vision, ses analyses et sa mise en perspective de toutes ces problématiques sont développées et mises en pratique au sein de cette institution à travers les différents enseignements qui sont dispensés. C’est de cette valeur ajoutée qu’il nous parle. Entretien. En dehors des initiés, pour beaucoup l’intelligence économique est difficilement déchiffrable. Comment définit-on cette matière ou cette discipline ? Christian Harbulot : L’intelligence économique est une démarche qui vise à préciser le rôle de l’information dans le développement des entreprises et dans la compétition à laquelle elles sont confrontées. Aussi étrange que cela puisse paraître, la plupart des entreprises ont encore une approche très fragmentaire et empirique de l’information. Elles l’utilisent majoritairement dans une optique d’innovation et de commercialisation de leurs produits. Or la culture française ne se prête guère à cette approche car elle cultive l’individualisme. Autrement dit, il est très difficile de la rendre efficiente car les blocages sont nombreux et variés. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays où l’information est considérée comme une richesse collective à partager pour le bien de tous. Une PME qui optimise aujourd’hui son management de l’information est mieux armée pour faire face à ses concurrents et surtout saura mieux orienter sa conquête de marchés. Les Allemands sont plus compétitifs que les Français parce qu’ils ont su créer des réseaux décentralisés adaptés à leur stratégie industrielle et à l’approche des économies émergentes. Comment l’articulation se fait entre les outils conceptuels et opérationnels sur le terrain de la réalité économique ? C.H.: Tout dépend de la stratégie qui est définie par le chef d’entreprise et de la manière dont il va réussir à chasser en meute avec d’autres partenaires. L’intelligence économique doit être mise en application dans une recherche de résultats. Les priorités de l’entreprise déterminent l’usage des outils et les méthodes à appliquer. Encore faut-il que le chef d’entreprise soit sensibilisé à cette dimension du problème. Beaucoup d’entre eux méconnaissent les progrès accomplis par les technologies de l’information et concentrent leur attention sur les facilités que leur apporte l’informatique dans le domaine de la gestion ou de la comptabilité. Idem pour Internet. Cette méconnaissance de l’existant pénalise la mise en application de nouvelles méthodes de travail à partir de l’information pour prendre des parts de marché. Le déficit actuel du commerce extérieur de la France s’explique en partie par l’incapacité à redéployer le tissu économique vers d’autres zones d’échange. Cette paralysie résulte du manque de connaissances des autres pays malgré l’effort entrepris par l’Etat dans le domaine, mais aussi dans la faculté d’adaptation aux besoins d’infrastructures matérielles ou immatérielles à détecter chez les autres. Les Chinois ont en Afrique une politique de puissance qui marque des points car ils agissent dans ce sens. Nous en sommes restés à une politique de marché qui ne répond plus aux attentes des pays africains. 98% de l’information sont de « sources ouvertes », les 2% restants s’obtiennent par des méthodes d’espionnage ultrasophistiquées. Comment dans ce cas « sanctuariser », protéger et sécuriser le « patrimoine » d’une entreprise (ses secrets de fabrications, sa culture...) ? C.H.: Pour sanctuariser efficacement, il faut qu’il existe un esprit patriotique dans la population, ce qui est loin d’être le cas. Les débats idéologiques du XXe siècle ont causé des dégâts très importants en France. A droite comme à gauche, on est incapable d’avoir les idées claires sur une stratégie de puissance dans le domaine géoéconomique. Dans le meilleur des cas, on essaie de reprendre quelques bonnes idées développées à l’étranger comme le Small Business Act ou le principe de réciprocité. Il est étonnant de constater l’apathie des médias sur ces enjeux. Le seul progrès enregistré ces derniers mois porte sur l’exigence de mesures à prendre. Mais les médias attendent du social ou de la relance de la consommation et ont quasiment un encéphalogramme plat sur les questions de stratégie d’accroissement de puissance. Il ne faut pas s’étonner de nos faiblesses endémiques en matière de sécurité économique. Les groupes du CAC 40 savent que l’informatique est le premier maillon faible de leur « sanctuaire » et aussi une source importante de perte de secrets de toute nature (scientifiques, technologiques, financiers, juridiques). Combien d’années faudra-t-il pour sortir de ce piège ? Tant que des puissances étrangères et par conséquent leurs grandes entités économiques pourront lire à livre ouvert dans notre économie, nous aurons bien du mal à progresser pour conquérir des marchés dans les zones que nous connaissons mal et même à protéger notre patrimoine industriel ou plutôt ce qu’il en reste. En quoi l’intelligence économique est-elle un outil stratégique au service du chef de l’entreprise ? C.H.: Tout simplement pace qu’il faut se battre aujourd’hui pour continuer à exister économiquement. Avoir une réflexion sur la croissance, c’est bien. En avoir une sur les affrontements géoéconomiques, c’est encore mieux. Nos élites sont trop engluées dans les scories idéologiques du XXe siècle pour comprendre cette évidence. Le jour où l’UMP et le PS sauront muter comme le parti communiste chinois l’a fait par rapport au monde capitaliste, on pourra parler plus sérieusement de ces questions. Pourriez-vous nous donner des cas concrets d’opération de pillage en termes d’information stratégique par le jeu de la guerre économique que se mènent les entreprises ? C.H.: Il suffit de consulter des sites comme infoguerre.com ou knowckers. org pour suivre certaines des péripéties de cette guerre économique. L’actualité est riche en événements. L’affaire la plus récente révélée par le magazine allemand der Spiegel est de nature à nous faire réfléchir. Plusieurs ministères allemands auraient été piratés par la Chine dans une finalité économique. Les services de sécurité allemands sont d’ailleurs très explicites à ce sujet dans les conférences publiques qu’ils donnent aux entreprises. Ils dénoncent régulièrement les méfaits des Chinois avec preuves à l’appui, y compris dans le domaine de la contrefaçon. La France est beaucoup plus pudique sur ce sujet sensible. Quotidiennement des entreprises se font piller par des concurrents ou des structures étrangères de différentes nationalités. Ces victimes de l’espionnage industriel ne font pas état publiquement de ces actes délictueux pour ne pas nuire à leur image. A titre indicatif, le coût de l’espionnage industriel en France a été estimé à 1,2 milliard d’euros en 2004. Les entreprises des pays émergents ont-elles les moyens de se protéger et d’utiliser pour elle-mêmes les outils de l’intelligence économique ? C.H.: De plus en plus de pays émergents prennent conscience du danger. Ils bénéficient parfois d’un contexte favorable pour réagir. Je fais allusion aux pays qui manifestent un véritable esprit patriotique. Il suffit d’étudier un pays comme le Vietnam qui cherche à canaliser son développement sans redevenir une colonie. Ce pays a une attitude lucide sur les investisseurs étrangers et il adapte sa législation avec une certaine ruse pour rester maître chez lui. Un tel comportement est le fruit d’une longue réflexion et d’observation des modèles extérieurs. C’est sans surprise que j’ai appris en 1991 que le parti communiste vietnamien avait fait traduire en plusieurs milliers d’exemplaires l’étude Techniques offensives et guerre économique que j’avais rédigée pour le ministère français de la Recherche. Vous avez séjourné dans des pays du Maghreb - Tunisie, Algérie et Maroc -, qu’avez-vous observé ? Quels sont les points faibles des entreprises, voire des économies de ces pays ? En quoi l’intelligence économique constitue-t-elle un bouclier contre les prédateurs ? C.H.: Je crois que le Maroc est celui des trois pays qui a le plus de potentiel. C’est à la fois le fruit de son histoire et de la réactivité de sa classe moyenne. Là-bas comme ici, le démarrage de l’intelligence économique a été parasité par l’effet mode suscité par la jeunesse du concept. En revanche, des expériences de management de l’information fondées sur de véritables objectifs sont mis en oeuvre comme à la Banque marocaine de Commerce extérieur. Du côté du pouvoir exécutif, on constate un soutien à la création d’infrastructures vitales dans les secteurs les plus dynamiques. Cette politique crée les conditions objectives pour essaimer des expériences d’intelligence économique en appui à l’essor de ces nouveaux centres de profit. La Tunisie s’intéresse surtout pour l’instant aux technologies de l’information et aux outils. Quant à l’Algérie, elle a du potentiel mais il lui reste à prendre les bonnes dispositions pour l’exploiter à dessein. En Irak, on a vu que les entreprises US marchent dans les pas des militaires. De ce point de vue, les Anglo-Saxons ont une véritable avance en matière de « culture » de l’intelligence économique. Comment l’expliquez-vous ? Comment opèrent-ils ? C.H.: Les Américains ont bâti depuis trente ans un système très performant de reconstruction des pays en sortie de crise. L’articulation entre l’action de leurs forces militaires et de leurs firmes est devenue presque naturelle dans la mesure où les desseins des uns et des autres sont complémentaires. Les uns combattent, les autres construisent. L’intérêt des Etats-Unis en sort en principe renforcé. L’Irak étant l’exception qui confirme la règle étant donné le désastre de la situation politico-militaire sur le terrain. La France ne fonctionne pas ainsi. Il y a d’un côté les militaires, et de l’autre les membres de la société civile. Et ces deux mondes ont bien du mal à se parler et surtout à envisager des intérêts communs. Nous nous heurtons une fois de plus au formatage idéologique des esprits. Théoriquement, une connivence devrait unir ces deux mondes: l’intérêt de la France et ce qui en découle sur le plan économique. Pratiquement chacun joue souvent pour lui-même ou n’arrive pas à finaliser ses projets à cause de l’éternel grain de sable qui prend souvent la forme d’un haut fonctionnaire ancré à l’idée d’un Etat neutre sans vision des affrontements entre puissances. C’est ce grain de sable-là qui peu à peu fait régresser ce pays et lui ôte tout esprit d’aventure et de combat pour le bien commun. 24 - L'Algérie table sur un taux de croissance réel de 5,8% en 2008 [ 13/09/07- AFP ] L'Algérie table sur un taux de croissance en termes réels (hors inflation) de 5,8% en 2008, a annoncé le ministre algérien des Finances Karim Djoudi, en présentant mercredi soir à la presse les grandes lignes du projet de loi de Finances examiné par le gouvernement. Le taux de croissance prévu du Produit Intérieur Brut (PIB) "est de 5,8% en termes réels, et 6,8% hors hydrocarbures", a dit le ministre. Les hydrocarbures constituent 97% des recettes extérieures de l'Algérie. Ce projet de budget a été élaboré comme les précédents depuis quatre ans, sur la base d'un prix du baril de pétrole à 19 dollars, alors qu'il frôle les 70 dollars actuellement sur le marché international. Cette sous-évaluation du prix du baril dans le calcul budgétaire est volontaire. Elle a pour conséquence de minimiser la part théorique de la fiscalité pétrolière dans les recettes de l'Etat. Les autorités justifient cette méthode par la "prudence" afin de ne pas se laisser surprendre par un éventuel effondrement brutal des cours du pétrole. M. Djoudi a aussi indiqué qu'il tablait sur un taux d'inflation de 3% --contre 2,6% en 2007-- et qu'il prévoyait 26 milliards de dollars d'importations, en hausse de 10% sur 2006. L'année 2008 verra le début du démantèlement tarifaire à l'importation sur les biens d'équipement et les produits finis conformément à l'accord d'association entre l'Algérie et l'Union européenne entré en vigueur en 2005, a rappelé le ministre. Le projet prévoit des recettes budgétaires en hausse de 5,1% et des dépenses en hausse de 8,8%. Le budget de fonctionnement de l'Etat sera de son côté en hausse de 21,4% en raison de la progression des salaires de la fonctions publique. http://www.lesechos.fr/info 25 - Le Mondial de rugby se fête aussi en province [ 14/09/07 ] Dix villes sont mobilisées pour accueillir la Coupe du monde. Un événement qui sert aussi à vendre leur image auprès des entreprises étrangères. Dix villes françaises (Bordeaux, Lyon, Lens, Marseille, Montpellier, Nantes, Paris, Saint-Denis, Saint-Etienne et Toulouse) se sont mobilisées pour accueillir le Mondial de rugby. Et la part de financement de l'événement dévolu aux collectivités locales dans le budget d'organisation s'élève à 4,5 millions d'euros sur un montant total de 218 millions. Au-delà de cette quote-part, les villes n'ont pas lésiné dans leurs investissements pour réserver le meilleur accueil aux supporters du ballon ovale, français ou étrangers. Marseille dépense au total 10 millions pour l'accueil de six matchs. L'essentiel est allé au réaménagement complet du stade Jean-Bouin sur lequel s'entraînent les célèbres All Blacks. Des écrans géants installés sur les plages du Prado, puis sur le Vieux-Port, retransmettent les matchs. Le jeu en vaut la chandelle. Selon l'International Rugby Board, l'épreuve attirera 500.000 visiteurs à Marseille dont 30 % d'étrangers et les retombées économiques financières pour la région sont estimées à 410 millions. En 1998, selon une étude de KPMG réalisée par la mairie, les sept matchs du Mondial de foot avaient amené 400.000 visiteurs dont 65 % d'étrangers avec des retombées économiques de 635 millions. « Tout d'un coup, grâce à cette Coupe du monde, les images de Marseille sont parties dans le monde entier et ont contribué à changer la perception des gens sur la ville », rappelle le maire, Jean-Claude Gaudin. Avec le monde des affaires Cette fois encore, le monde économique local s'est mobilisé en créant le Rugby Club Entreprise Marseille Provence, initié par la Chambre de commerce, et qui regroupe 30 entreprises du département. A son actif, l'organisation des VI Nations de l'économie, en juin dernier, pour évoquer les opportunités d'affaires dans les six grands pays jouant dans la cité phocéenne. Même démarche de la part du département des Yvelines. « Nous avons dans le département pas mal de liens avec le monde des affaires britannique. Des entreprises anglaises sont installées chez nous, le Lycée international à Saint-Germain-en-Laye, l'Ecole anglaise au Pecq, etc. Dans la mesure où l'équipe d'Angleterre a installé son camp de base à Versailles, le conseil général a jugé opportun de renforcer les liens économiques avec le monde anglo-saxon », décrit Gilles Crespin, directeur adjoint de cabinet du président Pierre Bédier. Outre une grande réception hier au château de Versailles où près de 250 chefs d'entreprise français et anglais étaient présents, ces invités se retrouvent ce soir au Stade de France pour le choc Angleterre-Afrique du Sud. Le Conseil général des Yvelines entreprend également des actions en faveur des jeunes des quartiers défavorisés pour leur faire connaître ce sport en les invitant notamment à des matchs. La Seine-Saint-Denis aussi. « C'est parce que nous avons décidé d'accueillir l'équipe d'Afrique du Sud à Noisy-le-Grand que nous avons pu acheter 9.000 places pour les sept matchs se déroulant au Stade de France pour en faire profiter la population, car le prix des places est inaccessible pour le commun des mortels », déplore Hervé Bramy, président du conseil général. Impact environnemental Une démarche originale faite par l'Ademe de Midi-Pyrénées, à l'occasion du Mondial à Toulouse qui a lancé une opération de sensibilisation à destination des supporters, afin de « diminuer l'impact environnemental de cette manifestation sportive ». Un « passeport de l'éco-supporter » parrainé par le capitaine du XV de France, Raphaël Ibanez, est remis à tous les amateurs de rugby ainsi qu'« aux citoyens pour agir concrètement en faveur de la planète » . Il y est recommandé de privilégier les transports en commun, de ne pas gaspiller l'eau et l'énergie, et de trier les déchets, nombreux en Rhône-Alpes dans la mesure où les supporters ont afflué en masse à Lyon et Saint-Etienne qui reçoivent six matchs. Quelque 20 % des détenteurs de billets sont étrangers et les hôtels lyonnais (11.500 chambres) font le plein. Cafés, pubs et restaurants ont été invités à traduire leurs menus au moins en anglais. Différentes animations sont programmées, tant culturelles que sportives, dans l'une et l'autre des cités. Saint-Etienne en profite pour mettre en avant sa candidature de capitale européenne de la culture. Pour sa part, Lyon organise, par exemple, une exposition géante autour de huit sculptures géantes de l'ancien rugbyman Jean-Pierre Rives, sur les berges du Rhône, ou encore un festival de cinéma en plein air sur la thématique de ce sport, place des Terreaux, dans la presqu'île. Les supporters pas égaux Montpellier s'est tourné vers l'Australie dont le camp de base de l'équipe des Wallabies est installée. La mairie, la communauté d'agglo, le Conseil général de l'Hérault ont investi 1,4 million pour accueillir 15.000 à 20.000 supporters du bout du monde, mais aussi pour tisser des liens avec des investisseurs potentiels. Seul le Nord - Pas-de-Calais n'attend guère de retombées de la Coupe du monde. Lens, choisie pour accueillir trois matchs, est d'abord le temple du football et la population régionale n'a guère la fibre rugbystique. L'accompagnement des milieux économiques est très modeste, en dehors d'une petite manifestation avec la Chambre de commerce américaine qui ouvre une antenne à Lille. Le seul impact attendu est limité aux cafés-hôtels et restaurants. Reste qu'une étude ECA International, publiée par « La Lettre de l'économie du sport » le 7 septembre, indique que la venue de milliers de supporters en France (350.000) peut s'avérer onéreuse en fonction du coût du pays d'origine. Ce sont les supporters japonais qui s'en sortent le mieux, avec des frais 3 % moins importants en moyenne pour les biens et services quotidiens en France. Les supporters d'outre-Manche ne remarqueront pas de différence majeure de prix, alors que les Italiens risquent de débourser en moyenne un peu plus de 5 % pour des produits équivalents en France, et... +25 % pour la sacro-sainte bière d'après match. ALAIN ECHEGUT (AVEC BRIGITTE CHALLIOL À MARSEILLE, MARIE-ANNICK DEPAGNEUX À LYON, JACQUES RAMON À MONTPELLIER, OLIVIER DUCUING À LILLE) http://www.lesechos.fr 26 - Les Européens veulent investir davantage dans les pays du sud de la Méditerranée Par Sonia Lyes le 15/09/2007 Les ministres des finances de l’Union ont appelé samedi à davantage d’investissements dans les pays de la rive sud de la Méditerranée. Cet après-midi, les ministres des 27 pays européens rencontraient au Portugal leurs homologues des pays méditerranéens (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Syrie, Tunisie et Turquie) pour des discussions qui ont porté sur les moyens d’améliorer les finances publiques et les marchés financiers. « Il est dans notre intérêt en tant qu’Européens der renforcer la coopération et améliorer notre partenariat avec la rive sud de la Méditerranée », a souligné, à l’issue de la rencontre, le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia. En 2006, les investissements européens dans les pays de la rive sud de la Méditerranée ont atteint 18 milliards, soit plus que double de ceux de 2004. « Mais ce n'est pas assez », a commenté M. Almunia, soulignant que moins de 2 pour cent de l'investissement direct étranger de l'UE vont à cette région. 27 - Communiqué de la Banque mondiale En 2006-07, le Groupe de la Banque mondiale a augmenté ses programmes d’aide à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord WASHINGTON, 09/2007 Durant l’exercice 2007 (juillet 2006-30 juin 2007), le Groupe de la Banque mondiale a engagé 2,6 milliards de dollars sous forme de prêts, crédits, dons et garanties au profit des gouvernements et du secteur privé des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MNA). Les bénéficiaires utilisent ces fonds dans le cadre de plus de 40 projets et programmes destinés à améliorer le climat des affaires et de l’investissement et à lutter contre la marginalisation et l’exclusion des pauvres. Dans les pays à revenu intermédiaire, le Groupe a axé son assistance technique et financière sur le développement du secteur privé et a cherché dans le même temps à multiplier les opportunités économiques pour les femmes, à consolider la gouvernance et les institutions et à appuyer la gestion de nouveaux projets d’infrastructure. Au Liban, en Irak, en Cisjordanie et à Gaza, sa stratégie consiste à satisfaire les besoins prioritaires de communautés vulnérables et en danger tout en œuvrant à l’établissement de fondements solides pour les institutions publiques et commerciales. « Pendant l’exercice 2007, le Groupe de la Banque mondiale a apporté un appui technique et financier aux réformes dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord», a déclaré Daniela Gressani, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « Il faut maintenir le rythme des réformes pour qu’elles aient de plus amples retombées sur tous les segments des sociétés de la région. Il est indispensable de supprimer les obstacles à la participation du secteur privé et d’améliorer la gouvernance pour accélérer la création d’emplois et offrir davantage d’opportunités à la population croissante de jeunes dans la région », a-t-elle ajouté. Les quatre institutions qui composent le Groupe ont participé à cet effort : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d'autres services financiers aux pays à revenu intermédiaire de la région ; l’Association internationale de développement (IDA), qui accorde des prêts sans intérêt et des dons aux pays à faible revenu de la région MNA, à savoir le Yémen et Djibouti ; la Société financière internationale (IFC), qui a élargi son portefeuille à la prise de participations et à l’offre de prêts, de garanties et de services de conseil aux entreprises privées ; et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), l'organe du Groupe de la Banque mondiale qui assure contre le risque politique, qui met en place actuellement des projets dans plusieurs pays. La région a enregistré l’an dernier une croissance sans précédent, le PIB réel ayant augmenté en moyenne de 6,3 %. C’est là le taux le plus élevé depuis plus de dix ans, malgré la situation difficile en Irak, au Liban, en Cisjordanie et à Gaza. Le portefeuille de la Banque mondiale vise à appuyer les réformes en cours dans les secteurs financier, de l’éducation et de l’approvisionnement en eau, l’amélioration du climat économique, de la gestion de l’infrastructure et de la gouvernance, et les pratiques respectueuses de l’environnement. Durant l’exercice 2007, les engagements de la BIRD et de l’IDA sous forme de prêts, crédits et dons ont totalisé 1,14 milliard de dollars, les investissements dans les projets d’infrastructure atteignant 575 millions de dollars. Le montant des investissements de l’IFC dans la région MNA au cours de l’exercice 2007 a atteint 1,2 milliard de dollars. Pour favoriser une croissance menée par le secteur privé dans la région, l’IFC a exploré de nouveaux créneaux d’investissement et élargi ses services de conseil de manière à offrir aux entreprises un climat plus sécurisant. Ses investissements et ses services de conseil favorisent la création d’emplois et démontrent les avantages que le secteur privé peut apporter. L’IFC a intensifié sa présence dans la région MNA dans le but de remédier aux déficits de financement sur les marchés régionaux, notamment en ce qui concerne l’accès des entreprises aux financements et la participation du secteur privé aux projets d’infrastructure. Au cours de l’exercice écoulé, elle a donné la priorité à la diminution des obstacles aux activités du secteur privé dans les pays en conflit et dans les pays limitrophes. Quelques 3 000 entreprises locales ont ainsi bénéficié de nouveaux prêts dans le cadre du Programme de reconstruction du Liban. « L’IFC démontre que les améliorations dans les pays qui sortent d’un conflit et sur d’autres marchés difficiles de la région peuvent avoir des retombées substantielles en termes de développement. Ces améliorations sont réalisables dans le cadre d’une démarche commerciale et prudente, conduite en collaboration avec des partenaires de même sensibilité», a déclaré Michael Essex, Directeur de l’IFC pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « La croissance future de la région et sa capacité à créer de véritables emplois pour les jeunes reposent sur un engagement soutenu afin d’améliorer les conditions économiques et d’ouvrir les secteurs à l’investissement privé », a-t-il ajouté. En 2006-07, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a apporté une assistance technique à trois projets de la région MNA, et a en outre co-parrainé un sommet intrarégional sur l’investissement. Cette manifestation, organisée conjointement avec la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation et le Centre financier international de Dubaï, a réuni des investisseurs et des bailleurs de fonds de toute la région. Au 30 juin 2007, le montant brut des engagements de la MIGA dans la région s’élevait à 285 millions de dollars, soit 5,4 % de son portefeuille. Les garanties qu’elle a émis dans la région depuis 1993 totalisent 0,5 milliard de dollars. Elles couvrent des investissements dans divers secteurs : bancaire, manufacturier, services d’assainissement, systèmes d’évacuation des eaux usées, pétrole et gaz, télécommunications et tourisme dans dix pays de la région MNA, et favorisent ainsi les entrées d’investissement direct étranger. L’exercice a marqué une première étape importante pour la MIGA dans le domaine du financement islamique. « Au cours de l’exercice 2007, le Conseil a approuvé le financement de notre première opération satisfaisant aux règles de la charia, que nous prévoyons de signer durant l’automne », a déclaré Yukiko Omura, Vice-président exécutif de la MIGA. « Compte tenu de la volonté de la région de rehausser les normes de conduite des affaires et de développer le savoir-faire technique grâce à l’investissement étranger, nous espérons qu’il ne s’agit là que de la première de nombreuses opérations à venir.» 28 - Les ministres des finances des pays de l’UE et du bassin méditerranéen se concertent sur la croissance et la création d’emplois Brussels, 15th September 2007 Le 15 octobre, les ministres des finances de l’Union européenne ont rencontré à Porto leurs homologues du sud de la Méditerranée pour évoquer des moyens de parvenir à une croissance durable plus élevée et de créer plus d’emplois. Des défis importants subsistent, notamment des niveaux de chômage élevés. Toutefois, un changement progressif mais visible a actuellement lieu dans la plupart des pays méditerranéens. Les ministres ont convenu de créer un réseau euro-méditerranéen d’experts en finances publiques afin de mettre en commun les expériences et les meilleures pratiques en matière de politique budgétaire. Pour la première fois, la conférence ministérielle euroméditerranéenne a eu lieu immédiatement dans le prolongement d’une réunion Ecofin informelle. Le ministre portugais des finances, M. Fernando Texeira dos Santos, y a accueilli ses homologues en soulignant l’importance du partenariat euroméditerranéen. «Nos discussions montrent que nous faisons face aux mêmes défis et que nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres en ce qui concerne la mise en œuvre de réformes structurelles. Nous avons réitéré notre engagement en faveur d’un approfondissement de notre partenariat et de la création d’un espace commun de paix, de stabilité et de prospérité économique, dans l’esprit du processus de Barcelone», a-t-il déclaré. «De plus en plus, nos politiques nationales doivent prendre en compte la mondialisation et répondre au défi que représentent les réformes nécessaires afin de lever les entraves à l’investissement, à l’innovation et à la création d’emplois. C’est vrai pour les pays méditerranéens où le chômage, surtout celui des jeunes, atteint un niveau excessif. Mais c’est également vrai pour l’UE, où le vieillissement de la population rend ces réformes encore plus urgentes», a déclaré M. Joaquín Almunia, membre de la Commission chargé des affaires économiques et monétaires. La 3e conférence ministérielle euroméditerranéenne a permis d’échanger des expériences sur la manière d’augmenter le potentiel de croissance et la création d’emplois. Les ministres des finances ont également convenu de créer le réseau euroméditerranéen d’experts en finances publiques afin d’échanger les meilleures pratiques en matière de politique budgétaire saine, une condition nécessaire à l’amélioration des performances économiques. Les partenaires méditerranéens représentés étaient l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie, la Tunisie et la Cisjordanie et Gaza. La Turquie était également représentée. Les entretiens des ministres ont essentiellement porté sur les finances publiques et les réformes économiques ainsi que sur la manière de créer des marchés financiers efficaces. C’est la première fois que la conférence euroméditerranée a lieu immédiatement après le conseil Ecofin informel et au même endroit que celui-ci. Au cours de ces dernières années, les pays méditerranéens ont affiché de meilleures performances économiques grâce, notamment, aux avancées progressives mais visibles des réformes. Dans certains domaines, par exemple l’ouverture commerciale et plus précisément la baisse des droits de douane, la plupart des pays de la région progressent plus vite que le reste du monde. Les réformes y sont également plus rapides en matière d’environnement économique, et notamment d’application des contrats et de création d’entreprise. La croissance économique dans les pays méditerranéens partenaires a augmenté en 2006 pour s’établir à 4,8 %, soit la quatrième année successive où la croissance est nettement supérieure à 4 %; le taux de chômage officiel, bien que toujours élevé puisqu’il dépasse 12 %, a baissé pour la deuxième année consécutive; l’inflation reste maîtrisée, avec un taux avoisinant 4 %; enfin, les investissements directs étrangers ont fortement augmenté, partiellement du fait des importants excédents pétroliers des pays exportateurs de pétrole[1]. Des progrès restent toutefois nécessaires pour réduire le taux de chômage élevé, qui est sans doute le principal défi auquel fait face la région méditerranéenne en matière de développement. Les pays partenaires devraient donc profiter du climat économique favorable pour accélérer les réformes. La même chose est vraie pour l’UE, qui doit prendre des mesures pour faire face au problème du vieillissement. Des progrès ont également été accomplis en matière d’assainissement budgétaire. Toutefois, la dette publique et les déficits élevés continuent à représenter une menace pour la stabilité macroéconomique. En outre, ils pèsent sur la politique monétaire, augmentent la vulnérabilité aux chocs externes et limitent les possibilités de dépenses dans des domaines susceptibles d’apporter de la croissance, de créer des emplois et de réduire la pauvreté. À cet égard, et comme en Europe, les systèmes et les institutions budgétaires doivent être réformés afin d’améliorer les résultats budgétaires et d’augmenter l’efficacité et la transparence de l’intervention publique. Les partenaires méditerranéens ont convenu que les domaines suivants méritaient une attention particulière: 1. la poursuite de la réduction des déficits budgétaires et de la dette publique; 2. l’amélioration de l’environnement économique et notamment de l’indépendance

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