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Novembre 2007 (N°53) Sommaire : ÉDITORIAL : L’Europe et la Méditerranée : "Mare nostrum " ? VIE DU CLUB : Notre ami fidèle du Club de Marseille 1 - ÉVÉNEMENTS 11 – Marseille en capitale de la Méditerranée 12 - Sessions Méditerranéennes des Hautes Etudes Stratégiques et de l’Armement 2 - ÉCONOMIE 21 – Aucun accord entre l’Algérie et la France sur le nucléaire civil 22 - Prêt de 180 millions d'euros de la BEI pour un axe autoroutier 23 - Des milliers de Marseillais bossent dans l'économie solidaire 24 - Le FMI dans un rapport “L'Algérie bien placée pour faire face à une éventuelle rechute des prix du pétrole” 25 - ALGÉRIE-FRANCE 26 – ADECI 27 - L'aéroport Marseille-Provence sourit aussi à Ryanair 28 - Algerie : 270 millions de dollars d’investissements étrangers 29 – Port de Marseille 29/1 - Dans sa phase de transition vers l’économie de marché : 29/2 - L’Algérie meilleur marché du sud de la Méditerranée 3 - GÉOPOLITIQUE 31 - Le mirage sudiste 32 - La Tunisie classée 1ère au Maghreb et en Afrique 33 - Partenariat d’entreprises et compagnonnage industriel en Méditerranée 34 - L'Algérie prépare sans enthousiasme la prochaine visite de Nicolas Sarkozy 35 - ALGÉRIE-FRANCE 4 - SOCIÉTÉ 41 – NOS RÉGIONS SONT-ELLES SURDOTÉES ? 42 - Les hôpitaux de Marseille réclament une rallonge 43 - Le RSA expérimenté dans les Bouches-du-Rhône 44 - Loin des quartiers, la lutte pour la diversité 45 - Toujours plus de poids lourds empruntent la route du col du Montgenèvre 46 - Remise des clefs de la future grande mosquée de Marseille 47 - Euromed, l’école qui a pris son envol 5 – EUROMED 51 - Construire l’Union méditerranéenne sur le modèle de la CECA 52 - Le partenariat euroméditerranéen: faire progresser la coopération régionale 53 - Objectif 2010 : une grande zone euroméditerranéenne de libre échange 54 - La Tunisie adhère au projet de création d'une Union Méditerranéenne 55 - Tunisie: Associations : Lyès Ben Chédli lancera le 7 novembre le «Cercle d'Amitié de l'Union Méditerranéenne» 56 - La France présente son projet d'Union de la Méditerranée 57 - Programme de coopération territoriale européenne MED - lancement du programme le 22/11/07 à Marseille. 58 - L'Union doit être bâtie sur des projets fédérateurs 59 - L'Algérie favorable au projet d'Union méditerranéenne 59/1 – « Le temps est venu aujourd’hui pour aller vers un Barcelone plus» 59/2 - Quel socle économique pour l'Union méditerranéenne ? 59/3 - Des intellectuels sceptiques sur l'Union 59/4 - SARKOZY, L’EUROPE ET L’UNION MÉDITERRANÉENNE 59/5 - Vers une Union méditerranéenne de projets économiques 59/6 – MEDCOOP DES RELATIONS COMMERCIALES AU PROJET COMMUN 59/7 – Madrid et Berlin sceptiques sur le projet d'Union méditerranéenne 6 – CULTURE 61 - GREMMO - Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient 7 – HISTOIRE 71 - Institut du Monde Arabe (IMA) 72 - LA MÉDITERRANÉE AU CENTRE DU MONDE 8 – SCIENCES & TECHNOLOGIES 81 - Valérie Pécresse signe l’accord de siège ITER 07/11/2007 18:28 (Par Pierre MELQUIOT) 82 - Pour la forêt méditerranéenne, le changement climatique est déjà à l'oeuvre 83 - Les pays du sud de la Méditerranée se tournent vers l'énergie nucléaire 84 - Le Sahara générateur d'électricité ? 85 - Vers l'université unique en Provence ... avec une mutualisation de la valorisation à travers ValorPACA 86 - Première réunion du conseil Iter à Cadarache 9 – OPINIONS 91 - Sarkozy : la désunion méditerranéenne 92 - Avec son TGV, le Maroc montre la voie 93 - Nicolas Sarkozy et la Méditerranée, des lignes de failles 94 – Le blues des bœufs-carottes marseillais 95 - Les coulisses de l'Union méditerranéenne 96 - RÉVÉLATIONS SUR L’INSTALLATION DE L’USINE RENAULT AU MAROC ÉDITORIAL : L’Europe et la Méditerranée : "Mare nostrum " ? S’exprimant devant Mohammed VI et les élites marocaines à Tanger, le 23 octobre 2007, Nicolas Sarkozy a lancé aux dirigeants des pays riverains de la Méditerranée un "appel pressant et solennel à bâtir l’union de la Méditerranée". Alors que ce vague projet était jusqu’à présent perçu par beaucoup d’observateurs comme le moyen de se débarrasser de la candidature turque à l’Union européenne, le président français a évoqué "un grand rêve de civilisation (…) capable de soulever le monde." Il en a appelé à l’exemple des "Pères fondateurs" de l’Union européenne, recourant ainsi à une fausse symétrie entre la communauté de civilisation que forment les peuples et les nations d’Europe d’une part, et l’aire géopolitique méditerranéenne de l’autre, ce vaste espace d’interaction et de confrontation entre continents et civilisations. N’en déplaise aux "storytellers" de l’Elysée, la Méditerranée ne se prête guère aux habituelles topiques sur la "Mare nostrum" et le "dialogue des civilisations". La Méditerranée et ses prolongements moyen-orientaux constituent la principale zone de tensions au plan mondial et les Européens sont donc aux avant-postes des affrontements géostratégiques globaux. [Jean-Sylvestre Mongrenier] La Méditerranée contemporaine évoque des images contradictoires, inspirées par le "système des loisirs" et la géographie panoramique des brochures touristiques, mais aussi par les "passions tristes" qui affectent les territoires riverains du sud et de l’est du bassin méditerranéen (islamo-terrorismes et conflits multiformes). Les incertitudes kosovares sont là pour nous rappeler que la péninsule balkanique n’est pas à l’abri de nouveaux épisodes guerriers et les efforts conjugués des Occidentaux, à travers l’OTAN et l’Union européenne, peinent encore à muer cette zone-tampon, espace de liaison et de contact avec le Proche-Orient, en un "Sud-Est européen" pacifique et prospère. Dans l’Antiquité, les Grecs usaient de deux expressions pour désigner la Méditerranée : "mer intérieure" ou "notre mer". On se souvient d’Ulysse, l’ "homme aux mille ruses" qui parcourt en tous sens cette mer, surface d’expansion de la thalassocratie créto-mycénienne ... Bien plus tard, les Romains font de la Méditerranée un lac intérieur et ils la qualifient à leur tour de "Mare nostrum". Le terme de "Mediterranea" apparaît au Ve siècle après Jésus Christ mais c’est dans le prolongement des Grandes Découvertes que les géographes en systématisent l’emploi pour marquer la différence entre cette mer intérieure et l’océan Atlantique. Depuis le Haut Moyen Age, la Méditerranée n’est plus une Mare nostrum. Il est aujourd’hui admis que le "Völkerwanderung" des peuples germaniques, à la fin de l’Empire romain, n’a pas interrompu le grand commerce transméditerranéen et ce bien que les voies continentales nord-sud (Rhône-Saône et Meuse-Rhin) et les voies maritimes de la Manche et de la mer du Nord tendaient déjà à l’emporter sur les axes d’échanges Orient-Occident. Selon le grand médiéviste Henri Pirenne, ce sont les chevauchées arabes qui ont historiquement mis fin à l’unité culturelle et économique de la Mare nostrum. La rapidité et la brutalité du Djihad islamique a séparé l’Orient gréco-byzantin des royaumes romano-germaniques mais aussi rompu la cohérence géographique de l’ancien Occident romain. On passe ainsi d’une époque dominée par la romanité à celle d’une Méditerranée partagée entre trois aires culturelles et religieuses (cf. Henri Pirenne, Mahomet et Charlemagne, PUF, 2005). Appréhendé sur la longue durée, le bassin méditerranéen est depuis le théâtre d’un conflit multiséculaire entre la Chrétienté et l’Islam. Faille géohistorique et géostratégique, la Méditerranée est une "frontière épaisse" marquée par le flux et le reflux des souverainetés et des dominations : "Reconquista" espagnole dans la péninsule ibérique et autrichienne dans les Balkans ; projection de puissance outre-mer des empires coloniaux européens au XIXe siècle ; guerres de décolonisation et inversion des flux démographiques au XXe siècle. Pour mieux prendre en compte et exprimer le poids des Etats arabes et de la Turquie dans l’aire méditerranéenne, Yves Lacoste utilise l’expression de " Méditerranée euro-musulmane" (cf. Yves Lacoste, Géopolitique de la Méditerranée, Armand Colin, 2006). Cet ensemble spatial excède largement les frontières de l’hypothétique Union méditerranéenne, ce projet se limitant aux pays riverains de la "mer Blanche du Milieu" (selon l’expression d’Ibn Khaldoun). S’étirant d’Est en Ouest sur 4000 km, la Méditerranée euro-musulmane est un ensemble géographique et géopolitique du deuxième ordre de grandeur (distance en milliers de km). Elle est à l’intersection du monde européen de tradition chrétienne et du monde arabe (deux autres ensembles du deuxième ordre de grandeur) ainsi que du monde musulman dans sa plus grande extension, un très vaste ensemble du premier ordre de grandeur (distance en dizaines de milliers de km). La Méditerranée euro-musulmane est aussi traversée par la limite qui sépare les pays développés du "Nord" et les pays en voie de développement du "Sud", encore que cette géographie cardinale soit moins évidente en Méditerranée orientale qu’en Méditerranée occidentale. La géographie des flux et des interconnexions entre économies et sociétés invite à élargir l’ "espace-mouvement" méditerranéen à l’est, vers la péninsule arabique et le Golfe Arabo-Persique d’une part (3000 km), vers l’aire mer Noire-Caucase-Caspienne, l’Asie centrale et l’Afghanistan d’autre part (7000 km). La géopolitique contemporaine de cette aire récapitule ainsi la géohistoire de Fernand Braudel. Dans La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II, celui-ci dresse le paysage d’une " plus grande Méditerranée" formée par les multiples flux qui reliaient les espaces centraux de l’ "économie-monde" européenne de l’époque et leurs périphéries géographiques. Cette vision de l’aire méditerranéenne, animée par le mouvement et les actions des hommes, est autrement plus dynamique et en phase avec les réalités économiques et stratégiques que l’Union méditerranéenne, géographiquement limitée aux pourtours immédiats de la mer Méditerranée. La Méditerranée euro-musulmane est entourée d’une trentaine d’Etats et les multiples rivalités territoriales en font la principale zone de tensions géopolitique au monde. Un rapide tour d’horizon permet d’identifier quelques uns de ces conflits, ouverts et latents, dans l’ensemble de l’aire géopolitique considérée. Dans le bassin occidental, la rivalité entre le Maroc et l’Algérie porte sur le sort du Sahara occidental. S’y ajoutent les tensions récurrentes entre le Maroc et l’Espagne au sujet des enclaves de Ceuta et Melilla ou du détroit de Gibraltar (voir l’îlot de Persil par exemple). Les profondes contradictions démographiques, économiques et sociales du Maghreb arabo-musulman sont aussi potentiellement polémogènes - la guerre civile algérienne des années 1990 l’a illustré – et les attentats islamistes des derniers mois laissent à penser que la stabilité de l’Algérie n’est décidément pas un fait acquis. En Méditerranée orientale et sur les pourtours, l’ex-Yougoslavie offre plusieurs exemples de conflits territoriaux figés, plus que réglés, par l’engagement de l’OTAN et de l’Union européenne. Le statut futur du Kosovo est d’actualité mais quid de la Bosnie-Herzégovine dans la durée ? Mentionnons aussi les tensions gréco-turques autour de Chypre et de la mer Egée, les affrontements entre Turcs et Kurdes dans la partie orientale de l’Anatolie et les "conflits gelés" de Moldavie et du Caucase du Sud. Entre la mer Méditerranée et le Golfe Arabo-Persique, l’"isthme syrien" est un autre espace qui fait partie intégrante de la "plus grande Méditerranée". Dans cette géopolitique complexe, le conflit israélo-palestinien, les rivalités régionales et pétrolières et la projection de puissance des Etats-Unis sont étroitement imbriqués. La stratégie iranienne de "sanctuarisation agressive" , via le nucléaire, et la revendication de facto d’une hégémonie régionale (du Golfe Arabo-Persique à la Méditerranée orientale) font peser risques et menaces sur l’ensemble de l’aire géopolitique méditerranéenne. Serait-ce absurde d’envisager la prolifération d’armes balistiques iraniennes jusqu’au Maghreb et dans le bassin occidental de la Méditerranée ? Les problématiques méditerranéennes et leur potentiel dramatique dépassent très largement les contours de l’Union méditerranéenne, telle qu’elle est esquissée du moins. Il est certes reconnu que le Partenariat euro-méditerranéen, lancé à Barcelone en 1995, a déçu les uns et les autres. L’approche technique et économique qui présidait au "processus de Barcelone" n’a pu aboutir à la modernisation économique, sociale et politique des pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée. Pour autant, les déceptions sont-elles imputables aux pays du nord et du centre de l’Europe, insuffisamment concernés par les questions méditerranéennes ? Leur mise à l’écart permettrait-elle de laisser place à une authentique fraternité entre les riverains de la Méditerranée ? Le diagnostic et l’étiologie qui sous-tendent le projet d’Union méditerranéenne sont des plus réducteurs. L’incapacité de l’Union européenne à impulser une forte croissance de longue durée, les blocages politiques et sociétaux dans le "Grand Moyen-Orient" et les rivalités de puissance extra-européennes conjuguent leurs effets pour déjouer les espoirs investis dans les vertus de l’ingénierie socio-économique et ces facteurs expliquent dans une large mesure les échecs du Partenariat euro-méditerranéen. Au total, on ne voit guère comment la France et l’évanescent "arc latin" qu’elle est censée former avec l’Espagne et l’Italie pourraient générer suffisamment de puissance, d’énergie et de cohérence pour mettre en œuvre une future Union méditerranéenne. Les pseudo-rhétoriques néo-andalouses des uns et des autres ne doivent point faire illusion : la renonciation à l’"Algérie française" et le retrait opéré depuis la rive sud de la Méditerranée ont dissipé le rêve d’un empire latino-arabe. Que l’on s’efforce plutôt d’amender les multiples instances existantes et de mener à bien les projets de coopération entre les Européens et leurs voisins d’outre-Méditerranée. Au plan théorique comme au plan pratique, les divers "constructivismes" - moraux, philosophiques et socio-politiques – n’ont que trop montré leurs limites. Jean-Sylvestre Mongrenier est chercheur à l’Institut Français de Géopolitique (Paris VIII) et chercheur associé à l’Institut Thomas More ( http://www.institut-thomas-more.org ).Spécialisé dans les questions de défense – européenne, atlantique et occidentale - il participe aux travaux du Groupe de réflexion sur la PESD de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE). VIE DU CLUB : A – Notre ami fidèle du Club de Marseille Paul BALTA a reçu de Dominique Baudis la légion d’honneur 1 - ÉVÉNEMENTS 11 – Marseille en capitale de la Méditerranée Publié le mercredi 21 novembre 2007 Nicolas Sarkozy appelle à la fondation d'une Union de la Méditerranée pour que l'Europe ne "tourne pas le dos à son avenir". © PATRICK GHERDOUSSI ARCHIVES PROVENCE La Méditerranée sous tous les angles. Il en a encore parlé, mardi dernier à Strasbourg, devant les députés européens: si Nicolas Sarkozy appelle à la fondation d'une Union de la Méditerranée, c'est parce que l'Europe ne doit pas "tourner le dos à son avenir". __À Marseille, ce discours ne peut que faire écho, même si le projet défendu par le président de la République nécessite d'être précisé dans les six mois précédant le sommet des chefs d'État, annoncé le mois dernier à Tanger. Politiques, patrons et représentants de la société civile partagent le sentiment que l'avenir et le développement de cette région ne peut être assuré qu'en harmonie avec les États de la rive Sud. __D'où, depuis ce lundi, la tenue de multiples manifestations sur le devenir de cette région: au total, près de 25 débats, forums et autres manifestations officielles pour cette Semaine économique de la Méditerranée. Symbole, c'est l'Institut de la Mode qui a ouvert le feu en soulignant combien sont communs les intérêts de l'Europe et du Maghreb face au textile chinois... __Sur le plan politique, personne ne manque au rendez-vous. Éveillés de longue date à l'importance d'un sujet qui concerne au total 450 millions d'habitants, Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, Michel Vauzelle, le président de la Région, et Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, participeront samedi matin aux débats organisés par le Cercle des économistes.__En militants convaincus, même si les approches peuvent différer: la Méditerranée, "une utopie structurante" pour reprendre les propos d'Henry Roux-Alezais, le président de l'Institut de la Méditerranée? Par M-.P.B. http://www.laprovence.fr 12 - Sessions Méditerranéennes des Hautes Etudes Stratégiques et de l’Armement Le Commissaire Général (2s) Pierre LASSERRE Directeur général de la FONDATION MEDITERRANEENNE D’ETUDES STRATEGIQUES (Association de préfiguration à une fondation) vous invite à la conférence prononcée par Jean–Pol PONCELET Conseiller de la Présidente, Directeur de la politique d’énergies nouvelles AREVA TA sur le thème “Les énergies renouvelables” le jeudi 13 décembre 2007 à 18h30 dans l’amphithéâtre de la Maison des Technologies, place Georges Pompidou,F 83000 TOULON. Inscription nécessaire pour des raisons de sécurité Réponse souhaitée pour le 3 décembre 2007 04 94 05 55 55 2 - ÉCONOMIE 21 – Aucun accord entre l’Algérie et la France sur le nucléaire civil (exclusif) Par samir allam le 30/10/2007 C’est presque officiel : contrairement au Maroc, l’Algérie ne signera pas d’accord avec la France dans le domaine du nucléaire civil. Selon nos informations, la visite, lundi et mardi, du ministre de l’Energie et des Mines Chakib Khelil s’est achevée sur un constat d’échec. Les deux pays ne sont pas parvenus à s’entendre sur une formule pour se lancer dans une coopération dans le domaine du nucléaire civil, souhaitée par Alger et à laquelle Paris n’était pas hostile. « Les Algériens n’ont aucun programme pour développer le nucléaire civil et ils ont déjà signé un accord avec les Etats-Unis. Dans ce domaine, la marge de manœuvre avec la France est étroite», affirme à « toutsurlalgerie.com » une source française. A l’issue de la visite à Paris de Chakib Khelil, la perspective d’un accord dans les prochains mois semble plus éloignée que jamais. Plus inquiétant, les Français pensent que les Algériens ne sont pas prêts pour lancer un programme nucléaire civil. « L’Algérie est le pays de l’Opep où la production industrielle augmente le moins vite », souligne notre source. L’absence d’un accord entre les deux pays sur le nucléaire consacre le début de ce qui ressemble à un échec du développement bilatéral. En effet, contrairement aux affirmations de Hamid Temmar à Paris, les volets agroalimentaire et pharmacie de la coopération algéro-française connaissent les mêmes difficultés que l’automobile. Dans ce contexte, la visite d’Etat du président français Nicolas Sarkozy en Algérie en décembre prochain s’annonce difficile. 22 - Prêt de 180 millions d'euros de la BEI pour un axe autoroutier Publié le : 05.11.2007 La banque européenne d'investissement (BEI) a accordé un prêt de 180 millions d'euros au Maroc pour financer la construction de 126 km d'autoroute entre Fès et Taza, a-t-on appris lundi auprès de cette institution. Ce prêt accordé par la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (Femip), qui est l'instrument de la BEI consacré à l'euro-méditerranée, finance ainsi le parachèvement de l'axe autoroutier traversant le nord du Maroc de Casablanca et Rabat jusqu'à Oujda, qui jouera un rôle important dans le développement économique, touristique et agricole de la région nord du pays. Il permettra à terme, selon la même source, de développer des communications autoroutières traversant les pays du Maghreb. Offrant des conditions de financement adaptées, notamment en termes de durée, ce prêt porte à 625 millions d'euros la contribution totale de cette institution au financement du réseau autoroutier du Maroc depuis 1995, qui contribue à la dynamisation de l'économie marocaine, en réduisant les coûts logistiques, en reliant les grands centres économiques du pays et en intégrant les régions alentour, tout en améliorant la sécurité routière. Il s'inscrit également dans les efforts de la BEI visant à contribuer à l'intégration euro-méditerranéenne qui se réalisera également par des infrastructures de transports efficaces et interconnectées, tant entre les pays du sud qu'entre les deux rives de la Méditerranée. Depuis 1995, la Femip a investi près de 2 milliards d'euros au Maroc, dont un tiers dans le secteur des transports et un tiers dans celui de l'énergie. Elle a notamment soutenu le développement du réseau routier rural, la réhabilitation des ports maritimes, ainsi que la modernisation des chemins de fer. La Femip finance également de manière régulière des projets de protection de l'environnement, notamment les infrastructures d'assainissement des eaux à Fès, Marrakech, Agadir et Meknès. En 2005, elle a investi 71 millions d'euros dans la construction de logements sociaux en zones urbaines, une première, dans ce secteur en dehors de l'Union européenne. | MAP 23 - Des milliers de Marseillais bossent dans l'économie solidaire Publié le lundi 5 novembre 2007 Associations, coopératives et mutuelles se sont multipliées et elles embauchent. Des porteurs de projets viennent prendre conseil au sein de la couveuse d'entreprises Inter Made, aux Chartreux. SERGE ASSIER L'idée de Grégory Cohen-Solal est toute simple. "Lancer une éco-boutique. Une enseigne qui vend des produits d'hygiène ou d'entretien écologiques. On le fera d'abord sur internet avant d'ouvrir un magasin." Réduite pour l'instant à un ordinateur qu'il partage avec d'autres porteurs de projets, son entreprise en est au stade de la couveuse. Installée aux Chartreux (4e ), elle a prévu d'éclore dans un cadre un peu particulier. Celui de l'économie sociale et solidaire. Un système basé sur les personnes et non sur les capitaux, où le pouvoir se partage autant que les bénéfices. Une économie faite d'associations (elles sont plus de 10000 dans la ville), de coopératives ou de mutuelles qui concerne un salarié sur cinq à Marseille. Une économie qui ne fait pas beaucoup de bruit, mais dont le chiffre d'affaires équivaut à celui du tourisme ou de l'industrie en région Paca! "L'objectif est de démarrer des activités ayant à la fois une utilité sociale et un intérêt économique" , explique Christelle Bottari. Directrice de la société Inter Made, elle regroupe ces porteurs de projets et transforme des idées associatives en entreprises génératrices d'emplois. Ainsi Assamma, association de masseurs professionnels non-voyants, ou Fidelie, société de transports pour les familles de détenus. En tout, 32 projets "pour lesquels on mutualise les moyens, qu'on accompagne et qu'on professionnalise" . Son activité s'appuie sur le mois de l'économie sociale et solidaire (voir ci-dessous). Initié par la Chambre régionale du même nom (Cress Paca), il invite dans un univers méconnu. "Cette économie apporte des solutions là où le système capitaliste classique ne va pas, explique Patrice Szinetar, directeur de la Cress Paca. Mais pour transmettre le message, nos entreprises ont besoin d'être identifiées." De se faire connaître, à l'image de la société d'intérim Asdiso, récemment récompensée aux Trophées de l'entreprise dans la cité. Créée en 1994, cette structure d'insertion à activité économique (SIAE) se distingue en s'intéressant aussi aux chômeurs de longue durée. Et en réinjectant les bénéfices dans l'accompagnement et la formation. Chiffre d'affaires en 2006? 8 millions d'euros. "Pour beaucoup, l'insertion est vue comme un frein, sourit Malik Bouceta. Nous, on fait toucher l'entreprise du doigt à des gens en fin de parcours." Commercial spécialisé dans le BTP chez Asdiso, il a fait employer seize des poseurs de voie ferrée sur la future ligne Aix-Marseille et fait embaucher deux CDI sur le chantier du Dock des Suds. Le 6 décembre, il organisera un forum sur le bâtiment aux Arnavants. Le même qui avait attiré 3 000 personnes l'an dernier autour des métiers du transport. Par François Tonneau ( ftonneau@laprovence-presse.fr ) 24 - Le FMI dans un rapport “L'Algérie bien placée pour faire face à une éventuelle rechute des prix du pétrole” Par : M. Brahim Le : lundi 05 novembre 2007 Présentation du rapport «Perspectives économiques régionales pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale» par M. Amor Fabari, directeur adjoint au département Moyen-Orient et Asie centrale L’Algérie bien placée pour faire face à une éventuelle rechute des prix du pétrole Le directeur adjoint au département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI (Fonds Monétaire International), M . Amor Fabari, a présenté hier lors d’une conférence de presse à El-Aurassi le rapport intitulé «Perspectives économiques régionales du FMI pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale», en présence de M. Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie. C’est la première fois que le FMI présente ce rapport en Algérie, a indiqué M. Fabari qui a précisé qu’une mission du FMI travaille depuis deux jours en Algérie et son séjour durera deux semaines. A l’issue de son séjour la mission fera connaître ses conclusions. «L’année dernière il y a eu un rapport sur l’Algérie dont les conclusions sont très positives.» «L’Algérie est en train de faire des réformes dans tous les domaines. Elle a des ressources, des potentialités très importantes. La performance de l’Algérie est l’une des meilleures dans la région. Mais l’Algérie a des défis. La qualité des dépenses est extrêmement importante pour réaliser les objectifs s’agissant d’améliorer le niveau de vie et l’emploi», a fait savoir M. Fabari en réponse à une question des journalistes. Il a noté également que depuis quelques années les réformes vont dans le bon sens, mais il faudrait continuer à faire avancer ces réformes et même les accélérer. L’Algérie a des programmes d’investissement très importants. Il faut gérer cela de manière efficace. Il y a un accord complet s’agissant de la réforme du système bancaire et financier. L’Algérie est dans le bon chemin dans ces réformes, dira le responsable du FMI. Evoquant le contexte économique mondial, il relève que globalement l’activité économique mondiale est restée vigoureuse, mais les crises se sont aggravées. L’inflation mondiale est restée faible, mais a progressé dans de nombreux pays en développement. S’agissant des perspectives de la région Moyen-Orient-Asie centrale, qui regroupe 31 pays (14 pays exportateurs de pétrole, 6 pays émergents et 11 pays à faible revenus) malgré la diversité des 31 pays, globalement la région a continué à réaliser des taux de croissance importants. Mais cette performance reste inférieure à celle des pays émergents (Chine, Inde), dont le taux de croissance se situe à 8%. Dans le Maghreb le taux de croissance est appréciable puisqu’il s’est approché de 5%. La meilleure performance en matière de taux de croissance est celle des pays à faibles revenus (les pays d’Asie centrale). Concernant l’inflation la performance est mitigée. Le taux d’inflation moyen est à la hausse. Il faut y prêter attention. Le Maghreb a le taux d’inflation le plus faible. Concernant l’Algérie il est d’environ 3,5%. Il y a des poussées, mais l’inflation est maîtrisée grâce à la politique budgétaire et monétaire saine. On note également l’augmentation rapide des ressources de change au Maghreb, les taux de change effectifs réels qui continuent à s’apprécier, alors que les excédants budgétaires pourront diminuer en 2007. Enfin le ratio de la dette continue à diminuer. Du point de vue de la politique économique le conseil du FMI est que ces pays doivent poursuivre les réformes pour arriver à des taux de croissance importants de façon à répondre au défi de l’emploi. Il y a lieu de tenir compte des risques qui se profilent à savoir : ralentissement de la croissance mondiale, volatilité des prix de pétrole, et d’autres produits, nouvelles turbulences dans les marchés financiers, conflits et détérioration de la sécurité. Il s’avère dès lors nécessaire de continuer à suivre une politique macro-économique saine, à assurer une croissance durable à créer des emplois, à maîtriser l’inflation. Il est également nécessaire de mettre en place un système financier solide et compétitif. Pour le Maghreb, l’objectif est de relever le taux de croissance à 6 et 7% pour relever le défi en matière de création d’emplois, de relèvement du niveau de vie et se rapprocher de l’Europe. Il faut poursuivre la mise en œuvre des réformes structurelles et institutionnelles, développer les marchés financiers, améliorer le climat des investissements, et promouvoir le secteur privé, améliorer la productivité et la compétitivité, promouvoir la diversification économique, promouvoir l’intégration régionale économique et financière. Si l’Algérie est en très bonne position pour faire face à la volatilité des prix du pétrole, comme l’a noté M. Fabari, elle se trouve concernée par le défi suivant : comment réaliser un taux de croissances soutenu en dehors des hydrocarbures. Il faut promouvoir le secteur privé, la PME-PMI, l’agriculture. C’est là que se réalise la création d’emplois, a fait remarquer le responsable du FMI. M. Brahim 25 - ALGÉRIE-FRANCE Echec des négociations du volet pharmaceutique? 04 Novembre 2007 Les pourparlers entre les deux pays ont buté sur le choix d’une formule adéquate dans ce domaine. Axée sur trois secteurs privilégiés par les deux pays, l’industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire et l’automobile, la coopération entre l’Algérie et la France risque de battre de l’aile. Selon une source proche du dossier concernant le volet pharmaceutique, les deux parties éprouvent toutes les peines du monde à trouver un terrain d’entente. L’Algérie dont l’adhésion au sein de l’OMC n’est pas encore acquise, est soumise à de draconiennes exigences de la part de ses partenaires français. Protection des données, transparence dans les procédures d’enregistrement des médicaments, fixation des prix et des remboursements par la sécurité sociale algérienne. Les négociateurs français reprochent, par ailleurs, à leur vis-à-vis algérien la commercialisation de médicaments génériques dont le brevet est en cours sans autorisation. Des médicaments, propriété du britannique GSK, de l’américain Pfizer et du français Sanofi Aventis, ont été commercialisés sur le marché algérien sans en avoir obtenu l’autorisation. Des soupçons d’incapacité de gestion et de mise sur le marché de produits pharmaceutiques pèsent sur la partie algérienne. Toujours selon cette source proche du dossier, la réunion programmée le 23 octobre à Paris a failli tourner à l’incident diplomatique. Aucun haut négociateur algérien ne s’est rendu dans la capitale française afin d’essayer de relancer les pourparlers. « Le ministère algérien de la Santé n’a pas jugé utile d’envoyer un de ses représentants », a confié un négociateur des opérateurs de la pharmacie qui organisait un colloque international à Alger. Amar Tou, ministre de la Santé, et Hamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements y ont pris part. Dans l’état actuel des choses, la visite du chef de l’Etat français se présente-t-elle sous de bons auspices? Que réserve la venue de Nicolas Sarkozy attendu à Alger le mois prochain? Une Union méditerranéenne, un traité d’amitié ou une repentance de l’Etat français? Le secteur automobile a connu un premier échec avec l’installation d’une usine de montage de la firme Renault au Maroc. Restent le nucléaire civil et une réunion de la dernière chance, prévue avant la venue du président français, pour le secteur de la pharmacie. Gageons que M.Nicolas Sarkozy qui n’a pas envie de repartir les mains vides, aura tout fait pour dégager les quelques nuages qui risquent d’assombrir la coopération entre l’Algérie et la France. Mohamed TOUATI 26 – ADECI Vous pouvez consulter, sur le site Web de l'ADECI, les informations que nous venons de mettre à la une : - ONUDI/ADECI : 200 projets industriels du Sud de la Méditerranée présentés à Marseille - Missions d'entreprises à Tanger (nouveau complexe portuaire de Tanger Med) et à Tunis (pièces de rechange et maintenance industrielle) Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant : http://www.adeci.org/v2002/adeci/indexnew.cfm ADECI Immeuble CMCI 2 rue Henri Barbusse 13241 MARSEILLE CEDEX 01 Tél. : 04.91.14.42.28 Fax : 04.91.14.42.57 Mèl : adeci@adeci.org site Web : www.adeci.org 27 - L'aéroport Marseille-Provence sourit aussi à Ryanair Publié le samedi 10 novembre 2007 800 000 passagers enregistrés en un an pour la compagnie irlandaise Avec deux Boeing 737 et 90 salariés, Marseille reste une base modeste pour la compagnie low cost. SERGE GUEROULT Avec les dirigeants de Ryanair, aucune surprise, le discours est rodé: la compagnie est nº1 en Europe (50 millions de passagers attendus pour l'exercice 2007-2008), nº1 pour le prix des billets (44euros en moyenne), nº1 pour la régularité de ses vols... Nº 1 également pour son sens de la promotion: quatre millions de tickets ont été mis en vente, dont 25000 au départ de Marseille-Provence, au tarif unique de 10 euros TTC... à condition d'acheter son billet avant le 15 novembre minuit. Ce sens de la mise en scène explique pour une large part le succès de la compagnie irlandaise, à Marseille comme dans le reste de l'Europe. Un an après avoir choisi l'aéroport MP2 pour première base en France, les résultats sont au rendez-vousavec près de 800000 passagers enregistrés sur les 14 routes proposées: un seuil largement suffisant pour devenir, derrière Air France, la deuxième compagnie en importance de cet aéroport. Avec deux Boeing 737 et 90 salariés, Marseille reste une base modeste pour la compagnie low cost, mais ce type de trafic accuse un retard certain en France par rapport aux autres marchés européens. "Nous ne sommes pas pour l'instant intéressés par l'ouverture de liaisons domestiques" , ajoute Sinead Finn, la jeune directrice des ventes de Ryanair. Pour les dirigeants de l'aéroport, le pari de MP2, l'aérogare dédié aux vols low cost, est gagné. "Et c'est toute l'économie régionale qui en profite", souligne son directeur Pierre Régis. Illustration de cette réussite, l'offre hôtelière va être augmentée de 70 chambres aux abords de Marseille-Provence. Par Michel-Philippe Baret ( mpbaret@laprovence-presse.fr ) 28 - Algerie : 270 millions de dollars d’investissements étrangers Secteur minier lundi 12 novembre 2007. Depuis la libéralisation du secteur minier, le niveau des investissements directs étrangers a atteint environ 270 millions de dollars à fin 2006. C’est ce qu’a annoncé Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, en marge de la présentation du Forum international sur les ressources minières, qui se tiendra, pour la première fois en Algérie, du 2 au 4 décembre prochains. D’autres investissements sont attendus, des projets étant en cours de réalisation. L’Algérie doit également lancer entre décembre 2007 et mai 2008 des adjudications pour l’exploitation de 18 périmètres miniers recelant notamment du diamant, de l’or et du fer Par ailleurs, la production algérienne d’or atteindra les 3 tonnes, à partir de Janvier 2008, selon Bouarroudj Mohammed Tahar, directeur général des mines au ministère de tutelle, en marge de la présentation du forum international sur les ressources minières. Cette augmentation est liée à l’entrée en production de la mine « Amissmissa » située dans la région du Hoggar, à Tamanrasset. Elle se situe près de la mine « Tirak », dont la capacité de production actuelle est de 600 kilogrammes par an. Deux mines de zinc entreront en production au cours de la même période. Source : El Khabar 29 – Port de Marseille Octobre 2007 se présente comme le 2ème meilleur mois de l'année 2007 après le mois d'août (exclusion faite du mois d'avril considéré comme atypique puisqu'il constituait un rattrapage du blocage de mars). En octobre, les marchandises diverses restent actives tandis que les hydrocarbures signent leur meilleur trafic depuis le début 2007 avec la reprise du transit européen. Les passagers progressent de 5%. Le trafic d'octobre 2007 se compare néanmoins très défavorablement à octobre 2006 qui avait bénéficié du meilleur trafic 2006. La tendance annuelle reste positive pour les marchandises diverses (+5.1%) et les vracs liquides (+6.6%) alors que les hydrocarbures (-2%) et surtout les vracs solides (-19.8%) subissent les effets de la clémence des températures et de la baisse momentanée de l'activité sidérurgique. Le secteur des passagers est tiré par les croisières avec 390 000 voyageurs et une progression proche de 11%. Le très fort niveau d'octobre 2006 a, par comparaison, un effet très défavorable sur l'évolution du trafic qui recule de 3.5%. Trafic total octobre 2007 : 8,183 millions de tonnes (- 10% par rapport à octobre 2006) Trafic total cumulé : 80,246 millions de tonnes (-3,5% par rapport à 2006) 29/1 - Dans sa phase de transition vers l’économie de marché : L’Algérie devrait faire appel aux intelligences étrangères, selon Lamiri par Zineb M. Pour mener à bien sa transition vers l’économie de marché, l’Algérie devrait se doter d’un organisme de planification regroupant des experts nationaux et étrangers, a recommandé hier le Dr Abdelhak Lamiri, lors d’une conférence sur les domaines d’activités du secteur public économique organisée à Alger par la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité. M. Lamiri a cité l’exemple de la Chine qui a instauré l’Institut de planification qui lui a été d’une grande aide pour réaliser ses réformes économiques dont l’équilibre régional et le développement de son secteur industriel. Pour cet économiste, le rôle initial de l’Etat n’est pas la gestion mais la régulation. «L’Etat fait de la politique, établit une législation mais quand il s’agit de planifier ou de gérer, il devrait faire appel à ses compétences et même aux intelligences étrangères». «La Chine et l’Inde ont bien importé l’intelligence étrangère pourquoi l’Algérie ne le ferait pas d’autant qu’elle en a les moyens ?», s’est-il interrogé. M. Lamiri a constaté que l’Algérie dispose d’une multitude de centres de décision mais qui ne pourraient jamais être cohérents. «Ainsi, le ministère de l’Agriculture dispose de son centre de décision pour établir et appliquer le plan PNDAR, celui des Finances dispose de son centre de décision pour mener les réformes bancaires et financières, etc. Au lieu de disposer d’un cerveau, nous avons une cinquantaine de cervelles», a-t-il ironisé. Le conférencier impute la situation critique du pays au système socialiste qui a régi l’économie nationale depuis l’indépendance. «Un système qui a prouvé son échec à travers le monde», a-t-il argué. 29/2 - L’Algérie meilleur marché du sud de la Méditerranée L’Algérie forte d’un marché de 33 millions de consommateurs et d’importantes réserves d’hydrocarbures est le meilleur marché du sud de la Méditerranée. vendredi 23 novembre 2007. Le vice-président de la Banque européenne d’investissement, Phillippe de Fontaine Vive, a indiqué jeudi à Marseille que l’Algérie est "le meilleur marché de la région sud-méditerranéen" pouvant drainer des investissements étrangers. En marge de la 3e conférence euro-méditerranéenne des affaires, le vice-président de la BEI a déclaré à l’APS, que "l’Algérie dispose de finances publiques suffisantes pour assurer des investissements dans d’importants projets structurants à même de renforcer sa souveraineté nationale et de garantir sa liberté d’action", ajoutant que sur ce plan "l’Algérie n’a pas besoin d’apports européens ou étrangers". Le Directeur exports du groupe "Paul Hartmann", Antoine Deciry, a estimé, jeudi à Marseille, que "l’Algérie est en passe de devenir un acteur économique important", du fait de "son environnement global très favorable et de la dynamique très satisfaisante qu’elle connaît". Intervenant au cours du 3e séminaire euro-méditerranéen des Affaires, organisé par le groupe de presse "The Economist", dans le cadre de la semaine économique euro-méditerranéenne qu’abrite la cité phocéenne depuis le 19 novembre dernier, ce responsable, dont l’entreprise est présente depuis 2002 à Rouiba, a cité l’Algérie comme "un exemple à suivre". Synthèse de Ahlem, www.algerie-dz.com _D’après APS 3 – GÉOPOLITIQUE 31 - Le mirage sudiste 01/11/2007 - Claude Imbert - Le Point - N°1833 Cinq mois après son avènement, le sarkozysme ne se trahit pas. Retraites, immigration, environnement, ni la volonté ni l'énergie ne désarment. Le handicap ? C'est la profusion et la confusion des projets, une confiance abusive dans l'effet d'annonce et le recul, ici et là, de la conviction libérale. L'élan réformateur concède encore beaucoup au conservatisme socialisant : sur la dette, le service minimum, la TVA sociale... Et le risque grandit d'oublier dans la griserie prospective l'actuel et cruel état de la nation. Comme la laitière de la fable, qui rêvant châteaux en Espagne laissa tomber sa cruche, le pouvoir oublie son pot au lait pour quelques coquecigrues. L'« Union méditerranéenne » en est une, ailes déployées aux mirages du Sud. Le portrait de cette chimère est fort avenant. Pivot de l'Eurafrique, le projet, nous dit Sarkozy, serait « décisif... pour l'équilibre du monde » ! Pas moins ! Qui ne rêverait d'une stratégie de croissance entre les deux rives de la Méditerranée ? Qui ne sait que l'avenir de l'Europe dépend grandement du sort prochain de l'Afrique, de ses misères, de ses migrations anarchiques ? Mais à ces évidences s'opposent, hélas ! de pesantes réalités. Pompidou, il y a plus de trente ans, rêvait déjà aux noces de l'Europe et de l'Afrique du Nord. Puis, en 1995, une montagne diplomatique - quinze pays de l'Union européenne et douze pays méditerranéens réunis à Barcelone - accoucha d'une souris mort-née. Non sans raisons. On en voit bien la principale : dans l'Union européenne, une majorité Centre et Nord, protestante et pragmatique, s'est toujours méfiée des coups de lune sudistes de ses partenaires latins. Elle ne voit pas sans broncher la France qui détraqua l'Europe avec son « non » référendaire prétendre orienter le continent, s'échauffer vers le Sud et courir en somme un autre lièvre... Enfin - et c'est le principal - tous les pays du sud de la Méditerranée sont arabes et musulmans. Et donc d'abord sensibles à ce qui blesse la solidarité arabe et musulmane : à notre époque, la souffrance du peuple palestinien, le marécage irakien. Leur souci immédiat, c'est le sort du Proche-Orient et leurs relations avec les Etats-Unis, puissance ostracisée mais dominante. C'est l'irrigation islamiste qu'ils s'efforcent de combattre, chez eux, chacun à sa manière. Sur toutes ces questions clés, le poids d'une Europe sans politique commune reste débile. En fait, si l'Europe souffre encore d'un défaut de politique extérieure commune, que dire du Sud méditerranéen ? Depuis Ulysse et l'Odyssée, il en existe au moins deux : à l'est, le Proche-Orient riverain (Syrie, Israël) et les grandes nations comme l'Egypte et la Turquie, obsédées - on les comprend - par les désordres explosifs de la zone : surenchères nucléaires de l'Iran, connexion chiite contre le bloc sunnite, anxiété turque sur le Kurdistan, et j'en passe... Mais, à l'ouest, l'harmonie n'est guère plus évidente. L'Union du Maghreb proclamée, il y a dix-huit ans, reste une fiction. Entre la Tunisie, l'Algérie et le Maroc, le climat est loin d'être au beau fixe... Alors, que reste-t-il pour donner consistance au vaste et quichottesque projet eurafricain ? Il reste ce qui existe déjà, et progresse sûrement : maints accords d'association, d'ailleurs fructueux. Il reste le flux des échanges commerciaux et humains de pays à pays. La France exporte vers le Maroc, l'Algérie, la Tunisie ses techniques et bientôt son nucléaire civil. Le flux de ces échanges devrait, après Barcelone, faire de Marseille, s'il n'était compromis par un syndicalisme suicidaire, le grand port de l'aventure méditerranéenne. Tout Marseille déjà regarde vers le Maghreb. Il reste la perspective, déjà plus réaliste, du Cercle des économistes (1) ? Elle suggère de rechercher, dans la seule partie méditerranéenne occidentale, une intégration régionale entre cinq pays européens (France, Italie, Espagne, Malte plus le Portugal) et cinq pays de l'autre rive (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye plus la Mauritanie), intégration cimentée par des projets concrets : agriculture, énergie, textile... Cela dit, d'ici à ce que toute l'Europe des Vingt-Sept soit entraînée vers cet éden virtuel, d'ici à ce que 5 plus 5 égale 32, le chemin sera long. Certes, l'économie mène le monde. Mais idées et croyances font tomber ses calculs comme châteaux de cartes. Conclusion : il n'est peut-être pas vain, pour la France, d'inviter, une fois encore, l'Europe et l'Afrique du Nord au banquet, sans lendemain, des deux rives. Mais avant de recevoir tout ce beau monde, terminer le ménage chez soi serait encore du plus sûr effet. « 5 + 5 = 32. Feuille de route pour une union méditerranéenne » (Le Cercle des économistes et Hubert Védrine, éd.Perrin). 32 - La Tunisie classée 1ère au Maghreb et en Afrique Écrit par Ben Mohamed 01-11-2007 La Tunisie a été classée première au Maghreb et en Afrique, 3ème dans le monde arabe et 32ème au niveau mondial, sur un total de 131 pays, et ce, selon Le rapport mondial sur la compétitivité du Forum de Davos (2007-2008). Sur le plan international, la Tunisie a progressé d'un point par rapport à son classement de l'année dernière (33ème) et réalise de bons scores dans des sous- rubriques fort significatives. Elle est classée première d'Afrique et du monde arabe dans les domaines de l'environnement des affaires (25ème dans le monde), de l'innovation (26ème au niveau mondial) et de l'enseignement supérieur et de la formation (30ème dans le monde), et classé 2èmepour la bonne gestion des dépenses publiques. Ce rapport a été élaboré selon trois nouveaux critères qui sont ; l'efficacité du marché du travail, la performance du marché financier et la taille du marché. Au niveau macroéconomique, la Tunisie dépasse des pays de la zone euro comme la Grèce (65ème), l'Italie (46ème), la Slovaquie (41ème) et le Portugal (40ème). Au Maghreb elle précède le Maroc (64ème), l'Algérie (81ème) et la Libye (88ème). Dans le monde arabe, la Tunisie se positionne juste après le Koweït (30ème) et le Qatar (31ème) et devance l'Arabie Saoudite (35ème), les Emirats arabes unis (37ème), Oman (42ème), Bahreïn (43ème), la Jordanie (49ème) et l’Egypte (77ème). Elle précède également des pays comme la Chine (34ème), l'Afrique du sud (44ème), l'Inde (84ème), la Turquie (35ème) et le Brésil (72ème). Au plan des sous-rubriques, le rapport classe la Tunisie 4ème en matière d'acquisition par le gouvernement de produits technologiques, 7ème pour le poids de la réglementation gouvernementale, 11ème pour le non-favoristisme dans les décisions des responsables gouvernementaux, 13ème pour la transparence dans la prise de décision et 14ème pour la confiance de l'opinion publique dans les politiciens. La Tunisie a réalisé de bons scores en matière de performance des institutions (21ème), de santé et d'enseignement primaire (24ème) et d'efficience des marchés des biens (31ème). Elle a été classée 32ème pour les trois volets : indépendance de la justice, infrastructure et disponibilité des technologies de pointe, 34ème pour les droits de propriété, 35ème pour la sophistication des affaires et la protection intellectuelle. 33 - Partenariat d’entreprises et compagnonnage industriel en Méditerranée Un communiqué de l’ONUDI-UPI Tunisie nous informe que, dans le cadre de la Semaine économique de la Méditerranée, l'ONUDI à Marseille et l'ADECI (Association régionale pour le développement de la coopération industrielle internationale de la région de Provence Alpes Côte d’Azur) organisent une journée de rendez-vous individuels avec des entreprises régionales intéressées par des projets industriels d’entrepreneurs de Tunisie, d’Algérie, d’Egypte, de Jordanie et du Maroc. Pour ce faire, il est indiqué que les responsables de l'ONUDI en poste dans ces 5 pays recevront les entreprises pour présenter les détails de ces projets et prendre en compte leurs demandes et recherches de partenaires. Pour aller plus loin - Rencontre de partenariat entre hommes d’affaires tunisiens et américains - Tunisie : La 2ème édition de l’outsourcing au Kram du 21 au 23 novembre 2007 - Partenariat : une délégation d’hommes d’affaires américains en Tunisie (8-12 novembre 2007) - Les 20 et 21 novembre 2007, à Hammamet : Forum africain sur le partenariat public-privé pour la promotion des TIC - Salon canadien de l’éducation en Tunisie : Un MBA entre ESG-UQAM-UTM Ce sont ainsi plus de 200 projets d’industriels à la recherche de partenaires français qui seront promus à cette occasion et dont certains entreront dans le cadre du programme de Compagnonnage industriel PACA/Maghreb animé par l'ADECI. Ces concernent les secteurs suivants : agroalimentaire, chimie, composantes automobiles, matériaux de construction, cosmétique, emballages, électrique/électronique, énergies renouvelables, environnement, fleurs et plantes, mobilier, métallurgie, pharmaceutique, pierre, plastique, textile et habillement. Par ailleurs, et dans le cadre de cette journée de rendez-vous d’affaires, de partenariat d’entreprises et de compagnonnage industriel en Méditerranée, le Directeur de l’UPI Tunis présentera son portefeuille de projets, dans le but de trouver un partenaire qui puisse fournir un apport –financier, technique et commercial–, offrant de ce fait son soutien aux PME tunisiennes devant les défis incontournables inhérents à l’entrée de la Tunisie -à part entière- dans l’Espace économique européen. C’est ainsi que nous apprenons qu’une soixantaine de projets multisectoriels issus de la banque de données de l’UPI Tunis, couvre environ 11 secteurs et sous-secteurs, à savoir : 11 projets dans l’agroalimentaire, 5 relevant de l’industrie des composants automobiles, 2 dans l’électrique/électronique, 15 sur l’environnement (7 concernant l’énergie renouvelable et 8 relatifs au traitement des déchets), 4 projets de pépinières (horticulture), 2 pharmaceutiques, 8 dans le secteur des matériaux et pierres de construction (6 portant sur la pierre marbrière et 2 sur le traitement du sable), 10 dans le secteur de la plasturgie, sans oublier les TIC. A ce titre, toute entreprise intéressée à faire partie de la banque de donnée de projets que l’ONUDI UPI Tunis présentera à Marseille peut contacter ledit Bureau en envoyant un courriel: tunis@upi.org.tn pour établir un premier contact. A propos de l’ONUDI bureau de Marseille L’une des principales fonctions au quotidien du bureau de promotion des investissements et de la technologie de Marseille de l’ONUDI est d’assurer en France la promotion des projets de partenariat industriel émanant de PME des pays en développement, avec une attention spéciale portée aux pays de la rive Sud de la Méditerranée. (Site web : www.unido.org/itpo/france/marseille ) (Pour obtenir la liste exhaustive des projets, veuillez nous contacter au courriel suivant : itpo.marseille@unido.org ). (Communiqué ONUDI UPI Tunis) 34 - L'Algérie prépare sans enthousiasme la prochaine visite de Nicolas Sarkozy LE MONDE | 27.11.07 ALGER ENVOYÉE SPÉCIALE ne simple "visite de courtoisie" qui vise à garder les relations bilatérales actuelles, "en attendant de savoir ce que nous réserve l'avenir". En tenant ces propos, lundi 26 novembre, dans le quotidien El Khabar, le plus gros tirage d'Algérie, Mohammed Abbès, le ministre des moudjahidins (anciens combattants) a créé la stupéfaction. La visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie, les 3, 4 et 5 décembre, ne déclenche pas un enthousiasme excessif au sein de la population algérienne - ici, le nom du nouveau président français est synonyme de restriction des visas, de tests ADN, de soutien à Israël - mais on ne s'attendait pas à une déclaration aussi virulente de la part d'un haut responsable. Selon Mohammed Abbès, "il n'y aura pas de normalisation des relations avec la France sous l'ère Sarkozy", lequel doit son élection "au lobby juif" qui, dit-il, a "le monopole de l'industrie en France." Si ces considérations ne reflètent pas l'état d'esprit de la majorité des responsables algériens, elles illustrent la difficulté persistante des relations entre les deux pays. A moins d'une semaine de la venue de Nicolas Sarkozy à Alger et Constantine, beaucoup de points restent en suspens. Du côté algérien, on précise cependant "vouloir tout faire pour accueillir dignement le président de la République française". Le volet économique est en cours de règlement, même si tout n'est pas encore finalisé. Les deux pays devraient signer des contrats pour quelque 5 milliards d'euros, dont la moitié environ se traduira en investissements français (Total et Gaz de France). Le volet politique, en revanche, reste épineux. La visite, fin octobre, du président français au Maroc, a surpris et déçu à Alger. Qu'il s'agisse du projet d'Union méditerranéenne ou de coopération en matière de nucléaire civil, c'est au royaume chérifien que le président Sarkozy a réservé ses premières déclarations "fondatrices". La France semble toujours considérer le Maroc comme un partenaire privilégié, et l'Algérie n'a pas senti le "rééquilibrage" espéré avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Pour preuve : la question du Sahara occidental. Les responsables algériens savaient que les positions de M. Sarkozy ne différeraient pas fondamentalement de celles de Jacques Chirac, mais ils ne s'attendaient pas à ce que le président français déclare aussi vigoureusement, à Rabat, devant les députés, son soutien au plan d'autonomie marocain. Un plan que, pour leur part, ils rejettent, puisqu'il exclut toute possibilité d'indépendance pour le peuple sahraoui. L'autre pierre d'achoppement concerne la circulation entre les deux pays. La politique restrictive de visas menée par Nicolas Sarkozy, en tant que ministre de l'intérieur puis chef de l'Etat, inquiète et indispose. "Pour nous, la dimension humaine est l'élément fondamental des relations franco-algériennes. C'est même le point d'équilibre de nos rapports. Nous n'aboutirons pas, sans cela, à un partenariat d'exception", souligne un haut responsable algérien, avant de déplorer que les dirigeants français "soient prisonniers de leur politique d'immigration". Une politique dont Alger redoute que la communauté algérienne de France fasse les frais. La question de la mémoire, enfin, continue d'empoisonner les relations entre les deux pays, même si Alger semble, à présent, adopter un certain détachement sur ce sujet. "Nous ne sommes pas demandeurs. C'est au président Sarkozy d'assumer son passé et de nous donner l'occasion de tourner la page. Nous en tirerons ensuite les conclusions", indique encore ce haut responsable. L'Algérie, dit-il, ne demande pas de "repentance" mais une "reconnaissance des faits" commis par la France pendant la guerre d'Algérie, à défaut d'"excuses". En réalité, les autorités algériennes ne misent plus sur un geste spectaculaire de la France dans le contexte actuel. Elles n'excluent pas que le président Sarkozy évoque "les crimes de la colonisation", dans son discours de Constantine, le 5 décembre, de la même façon qu'il avait dénoncé, le 23 octobre à Tanger, "les crimes du protectorat". Le chef de l'Etat français ira-t-il au-delà ? A Alger, on ne se fait pas trop d'illusions, et surtout, on veut s'épargner l'humiliation d'une déception. D'où, sans doute, les propos d'Ahmed Ouyahia, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, membre de la majorité présidentielle, samedi, à la télévision nationale, estimant qu'il fallait cesser de demander à la France des excuses et que l'heure était aux relations "d'Etat à Etat". Alger fait mine d'adopter le même langage pragmatique que l'Elysée, mais, de toute évidence, les blessures et les non-dits sont loin d'avoir disparu. Florence Beaugé (avec Amir Akef) 35 - ALGÉRIE-FRANCE Lune de miel...sans tabou 26 Novembre 2007 - Page : 7 «L’Algérie est un grand pays, c’est un pays ami, nous voulons en faire un pays frère et c’est ce qui est en train de se faire.» La lune de miel a-t-elle commencé entre l’Algérie et la France, avant même l’arrivée de Nicolas Sarkozy pour une visite d’Etat? En tout cas, à en croire la sérénade chantée par MM.Medelci et Kouchner, la situation est mûre pour un partenariat stratégique entre les deux capitales, à tous les niveaux._Pour reprendre l’expression de M.Medelci: il est temps que cette coopération «se situe au niveau économique, mais aussi sociétal et humain». Certes, ce ne sont pas que paroles de diplomates et aux formules châtiées, habitués à ce genre de circonvolutions, mais force est de dire que des deux côtés de la Méditerranée, on veut aborder les sujets qui fâchent sans «tabou». Même si la visite du chef de l’Etat français a commencé sur un couac: la fausse vraie venue du chanteur Enrico Macias dans les bagages de Sarkozy. En exprimant une fois de plus son opposition à une telle venue, en des termes décidément peu diplomatiques pour un responsable de haut niveau «je ne serrerai pas la main d’Enrico Macias», le chef du gouvernement refuse de tourner la page du passé et campe sur des positons arrière-gardistes._On ne se refait pas et ce n’est pas à son âge que M.Belkhadem risquerait d’évoluer! Quant à MM.Medelci et Kouchner, ils ont entonné la même trompette pour chanter les vertus d’une fraternité retrouvée. D’un pacte renouvelé. On n’en est plus au traité d’amitié (laissons le temps au temps, aurait suggéré M.Medelci), mais on est carrément passé au traité de fraternité. «L’Algérie est un grand pays, c’est un pays ami, nous voulons en faire un pays frère et c’est ce qui est en train de se faire», a déclaré, sans ambages, Bernard Kouchner._De telles envolées lyriques sont-elles de circonstance ou bien cachent-elles une vérité? «Nous avons eu des divergences et des fracas, maintenant construisons ensemble», a-t-il précisé avant d’ajouter, à l’issue d’un entretien avec son homologue algérien: «La France veut faire de l’Algérie un partenaire de choix et établir avec elle une relation stratégique», en affirmant avoir discuté avec Mourad Medilci de nombreux dossiers bilatéraux jugés prometteurs. La même franchise a prévalu côté algérien, puisque le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci a affirmé sur un sujet très sensible en Algérie, à savoir le dossier du Sahara occidental, ce qui suit: «L’Algérie et la France souhaiteraient que les négociations entamées à Manhasset puissent être poursuivies, intensifiées et conduire à une solution définitive au problème du Sahara occidental», en précisant que «nos points de vue ne sont pas aussi divergents qu’ils ne le paraissent». Quant à M.Kouchner, il a promis qu’on ne sera pas déçus. Il a, dans ce contexte, annoncé un certain nombre de grands travaux et projets structurants nécessitant de grands investissements._Il a qualifié le marché algérien de prometteur: «Nous allons poursuivre nos investissements et les intensifier, car le climat politique est meilleur tout comme le climat bilatéral. On y retrouve un sentiment de complémentarité et d’accueil.»_Pour ce qui est du grand projet de l’Union méditerranéenne, Bernard Kouchner a cité le dossier de l’eau, indiquant que la présidence française de l’Union européenne va offrir des projets de ce genre au profit de la rive sud de la Méditerranée. Tarik RAMZI 4 - SOCIÉTÉ 41 – NOS RÉGIONS SONT-ELLES SURDOTÉES ? Dans les régions Paca comme Languedoc-Roussillon, la notion de surdensité médicale doit être nuancée. Pour en finir avec les « déserts médicaux », les solutions appellent un ensemble de mesures déjà pointées et non prises en compte. A Valderoure, dans l’arrière-pays des Alpes-Maritimes, à la frontière du Var et des Alpes de Haute Provence, le Dr Christian Puig a anticipé son départ à la retraite pour ne pas laisser ce canton sans médecin : demain 1er novembre, il inaugure une Maison de santé. « Depuis 15 ans, explique-t-il, je cherchais un associé sans succès. Dans le canton voisin, les habitants sont restés plusieurs années sans médecin. A une heure de la Côte d’Azur, il y a des déserts médicaux.... Alors, en prévision de ma retraite que je souhaite prendre dans deux ans, j’ai proposé aux professionnels de santé du secteur de se regrouper au sein d’une structure commune et cela leur a plu. » Interpellée, la communauté de commune a accepté de subventionner le projet, l’Uunion régionale des caisses d’assurance maladie (Urcam) a apporté son aide, et le Dr Puig a trouvé un confrère de 30 ans qui travaille déjà avec lui. Les locaux, fonctionnels et bien équipés, abriteront une salle d’urgence, des infirmiers, un dentiste, une orthophoniste, un kiné, un cabinet pour accueillir des spécialistes externes…Dans ce contexte, le Dr Puig a bon espoir de pourvoir un deuxième poste de généraliste avant son départ à la retraite : « Aujourd’hui, un jeune médecin ne veut plus exercer seul en milieu rural, avec l’isolement et les contraintes que cela suppose. Ce qui est déterminant, c’est l’organisation du travail, un environnement médical pluridisciplinaire, la possibilité de mutualiser sa patientèle et ainsi d’échanger à propos des malades et d’avoir du temps libre, notamment pour se former. Je suis persuadé que sans ce projet, je serais resté seul. » A Guillestre, dans les Hautes-Alpes, une jeune médecin généraliste va s’installer d’ici le début de l’année 2008. Pour l’inciter à venir, les communes de la Basse Vallée du Guillestrois lui ont proposé de payer son loyer pendant un an. «La situation était trop grave, explique Marcel Cannat, maire de Réotier, une petite commune de ce secteur. Nous avions cinq médecins pour une population de 5 500 habitants, ce qui était correct, mais l’un des praticiens est décédé, un autre a pris sa retraite et le troisième a estimé qu’avec seulement deux confrères et les gardes à assurer toutes les nuits et le week-end, il préférait s’en aller. Avec seulement deux médecins, la permanence des soins n’est plus assurée. Nous avons déjà connu de gros problèmes et nous risquions d’en connaître encore... » Des zones de fragilité Si, en matière de densité médicale, les régions Paca et Languedoc-Roussillon se situent au-dessus de la moyenne nationale, on oublie trop souvent de préciser qu’il existe de fortes inégalités intra-régionales et intra-départementales : en Paca, le Var et les Alpes de Haute Provence ont des densités au-dessous de la moyenne nationale, et ce dernier département se trouve même parmi les quatre derniers en terme de nombre de médecins par km2. Quant au Var, c’est son arrière-pays qui est très mal loti, comme celui des Alpes-Maritimes. Les Hautes-Alpes ne sont pas épargnées non plus. Dans le Languedoc-Roussillon, une quinzaine de zones sont reconnues comme déficitaires médicalement, dont quatre dans l’Hérault. Le Comité régional Paca de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (Ondps) souligne dans une étude de 2004 qu’il « existe des poches géographiques, parfois importantes, de fragilité. » Une analyse que partage le Pr Yvon Berland, Président de l’Ondps : « En terme démographique, il faut se méfier d’un regard trop macroscopique et s’intéresser à des territoires qui, au sein d’une région globalement bien dotée, peuvent manquer de médecins. » Par ailleurs, la prise en compte des données territoriales doit aller de pair avec celle des perspectives démographiques. Là encore, le rapport du comité régional de l’Ondps met en évidence deux facteurs qui pourraient atteindre Paca dans les prochaines années : d’une part, un vieillissement de la population médicale plus important qu’au niveau national ; d’autre part, une augmentation de la population générale et, particulièrement, des personnes âgées (voir chiffres). « C’est principalement la médecine générale qui sera touchée, souligne le rapport. La densité de médecins généralistes pour 100 000 habitants de 60 ans ou plus passerait d’ici 2020 en dessous de la moyenne nationale projetée. » Des caractéristiques démographiques qui, comme les zones sous-médicalisées, se retrouvent dans le Languedoc-Roussillon, ainsi que le confirme Dominique Letocart, directeur de l’Urcam à Montpellier. Prise en compte insuffisante D’ores et déjà, la situation est suffisamment préoccupante dans certains secteurs pour que des actions spécifiques soient lancées par ces Urcam, notamment pour l’organisation de la continuité des soins ou l’aide à des maisons médicales en Languedoc-Roussillon. En Paca, Nathalie Massiot, chargée de mission à l’Urcam et à la Mission régionale de santé précise : « Nous avons voulu confronter nos études avec la réalité de terra

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