Historique du Club de MARSEILLE
entretien du Club de MARSEILLE
Projets Labellisés de Club de MARSEILLE
groupes travail Club de MARSEILLE
lettres Club de MARSEILLE
statuts CLUB de MARSEILLE
écrire au CLUB de MARSEILLE
inscription au CLUB de MARSEILLE
club
les liens du CLUB de MARSEILLE
Lettres précédentes ..
MeilleuVroeoesu x -B onnea nnée- B onnes anté Décembre 2007 (N°54) Sommaire : ÉDITORIAL : Union méditerranéenne : Paris revoit sa copie VIE DU CLUB : World’Med 2008 1 - ÉVÉNEMENTS 11 – ACT‚ Santé 12 - 7ème Convention France Maghreb 2 - ÉCONOMIE 21 – Pourquoi les TPE sont attirées par le soleil et la Méditerranée ? 22 – Port de Marseille 23 - ZLE Tunisie-UE: Le compte à rebours enclenché 24 – ANIMA BIZ BOARD 25 - Mégacentre financier offshore en Tunisie 26 - Tunisie : la croissance sera supérieure à 6% en 2007 3 - GÉOPOLITIQUE 31 – France-Algérie : dépassons le contentieux historique 32 – La promotion du nucléaire civil par Paris inquiète au sein de l'UE 33 – M. Sarkozy et sa suite visitent l'Algérie : "C'est beau, hein ?" 34 - Méditerranée / Le «dialogue des cultures» à l’heure des comptes géostratégiques 4 - SOCIÉTÉ 41 – « L’avenir en Méditerranée se jouera dans les villes » : 42 - La protection des côtes françaises contre les tsunamis en question 43 - Autour de la gare Saint-Charles, agrandie, Marseille se régénère 44 - Séminaire à Rabat Lancement de l'édition méditerranéenne d'un manuel sur la migration 45 - PROTECTION REGIONALE DE L’ENVIRONNEMENT : la Région PACA, L’ETAT et l’ADEME renouvellent leur partenariat régional 46 - Trois projets de parcs solaires photovoltaïques vont tripler la production nationale 47 - Adoption du SDAGE du bassin Rhône-Méditerranée pour les années 2010 à 2015 48 - Premier incubateur féminin au Maroc 49 - ITER : LA FUTURE ÉCOLE INTERNATIONALE PREND FORME 49/1 - MP2, UNE BONNE BASE POUR RYANAIR 5 – EUROMED 51 – «Réveiller l’intérêt européen pour la Méditerranée» 52 – Réunion prochaine du Groupe 5+5 au Maroc 53 - Euromed/Coopération statistique Un accord bientôt signé entre Rabat et Bruxelles 54 - Une eurorégion "Pyrénées Méditerranée" 55 - Sarkozy et Merkel se rapprochent sur l'Union de la Méditerranée 56 – Angela Merkel s'inquiète de l'Union méditerranéenne de Nicolas Sarkozy 57 - Union méditerranéenne : un pari gagnable 58 - La nouvelle politique européenne de voisinage. 59 - Union Méditerranéenne : Paris revoit sa copie 59/1 - Pour Merkel, il n'y aura pas d'Union de la Méditerranée 59/2 - Sarkozy et Kadhafi ont parlé de l’Union de la Méditerranée 59/3 – Une réunion sur l'Union méditerranéenne à Marseille en 2008, annonce Claude Guéant 59/4 - Lancement de la Fondation pour le Monde méditerranéen 59/5 - Le "Traité de Lisbonne" 59/6 - L'Union méditerranéenne concerne toute l'Europe 59/7 - Sarkozy, Prodi et Zapatero lancent "l'Appel de Rome pour la Méditerranée" 6 – CULTURE 61 - Lancement d'un programme européen en Paca 62 - Marseille passe son grand oral 7 – HISTOIRE 71 - La Camargue n'a pas toujours compris les crues du Rhône 8 – SCIENCES & TECHNOLOGIES 9 – OPINIONS 91 - M. Sarkozy et son honteux abus de langage 92 - Fin de la visite controversée de Sarkozy en Algérie 93 - Les ambiguïtés jusqu’au bout du voyage en Algérie CETTE LETTRE EST PRIVÉE ET À USAGE EXCLUSIF DES MEMBRES ET DES AMIS DU CLUB DE MARSEILLE Pour que ce journal soit le vôtre et réellement d’information, faites nous parvenir toutes les brèves que vous souhaitez voir diffuser. Afin de respecter les dispositions de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique, applicable à compter du 23 décembre 2004, et plus particulièrement son article 22, nous recueillons, par la présente, votre consentement à recevoir nos emails d'information et de prospection émis dans le cadre de l'organisation de nos actions. En conséquence, à défaut de manifestation expresse de votre refus par retour de mail d'être destinataire de ces envois, nous interpréterons votre silence comme valant consentement. Cependant, conformément à la loi informatique et libertés du 06/01/1978, vous disposez d’un droit d’accès et de modification aux données personnelles vous concernant. ÉDITORIAL : Union méditerranéenne : Paris revoit sa copie mercredi, 26 décembre 2007, par Nadia Bouzeghrane Ébranlé par les réserves allemandes, le projet d’union de la Méditerranée bat de l’aile. Mais Paris ne renonce pas à son projet. Tel que conçu à l’origine par Nicolas Sarkozy, il vient de subir un sérieux remaniement. Paris propose qu’outre les pays riverains, seront associés à part entière les pays de l’Union européenne « fortement volontaires » à y contribuer. Ainsi le périmètre géographique de l’union de la Méditerranée englobera les 22 pays riverains de la Méditerranée, plus trois pays dont l’histoire en fait des voisins très proches : le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, ce dernier pays étant membre des 5 + 5 et de l’UMA. En seront également membres les pays européens qui en manifestent le souhait et qui s’engagent à y apporter une contribution, soit les pays « fortement volontaires », indique-t-on de source française proche du dossier. « Un grand nombre de pays européens non riverains de la Méditerranée sont intéressés. » « Ce projet concentre l’implication des pays riverains mais n’exclut pas les autres pays intéressés », ajoute-t-on, et l’Allemagne serait de ceux-là. « L’Allemagne veut entrer dans cette dynamique. » Jeudi soir, la chancelière allemande, Angela Merkel, exprimant son scepticisme, avait pourtant signifié : « Si à côté de l’Union européenne, les Etats riverains de la Méditerranée devaient constituer une deuxième union totalement différente, j’ai dit que cela risquait de constituer une épreuve difficile pour l’Europe ». Et de dire encore : « Nous devons faire progresser ces deux approches de pair », a conclu la chancelière allemande. Quant à la Turquie, on affirme aussi que si sa première réaction a été négative, elle a depuis lancé « des signaux » d’intérêt. Paris se défend d’avoir lancé le projet de l’union de la Méditerranée pour écarter la Turquie de l’UE, et en veut pour preuve que les négociations sur les 35 chapitres sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ont commencé. Qu’en est-il d’Israël ? Sera-t-il membre de l’UMN ? Paris n’en dit pas un mot. Si ce n’est que l’union de la Méditerranée n’a pas pour vocation de régler les conflits régionaux, que ce soit le conflit israélo-arabe ou le problème du Sahara occidental. Pour cela d’autres enceintes existent, indique-t-on encore. Dans une interview au Figaro, Seif Khadafi, le fils du dirigeant libyen, affirmait hier que son pays n’entrerait pas dans l’UM si Israël devait y figurer. On soutient que de la part des partenaires l’intérêt est « plus que poli ». Et de rappeler que le projet d’union de la Méditerranée n’écarte ni l’Union européenne ni le processus de Barcelone. Ce projet a « réveillé » le processus de Barcelone et lui a donné une « nouvelle visibilité », indique-t-on encore, et de citer le ministre espagnol des Affaires étrangères qui l’aurait même qualifié de « Barcelone Plus ». La Méditerranée est une priorité de l’Europe au même titre que l’est du continent, martèle-t-on à Paris. « Avec ce projet, les dispositifs existants seront maintenus, et le processus de Barcelone, qui reste central, en sera renforcé. » Et « allons plus loin avec ceux qui sont les plus intéressés ». L’union de la Méditerranée, rappelle-t-on, est un processus basé sur des projets. Des projets à géométrie variable, c’est-à-dire qu’ils seront portés par ceux qui veulent s’y associer, l’obligation ne sera pas faite à ceux qui ne le souhaitent pas. « On commencera par des projets qui créent une dynamique de développement et de rapprochement. » Sur la base d’une « élaboration concertée ». Chaque pays devra désigner son sherpa. Ainsi que la Ligue arabe, la Commission européenne, l’UMA, l’Union africaine auront également chacune son sherpa. Les projets seront ouverts à tous les pays membres de l’UE qui voudront apporter une contribution. Jusqu’en juin (date du sommet qui devra consacrer le lancement de l’union de la Méditerranée), des projets devront être montés avec des plans de financement. Les projets pourront couvrir des domaines comme le développement durable, la lutte contre la pollution en Méditerranée, le développement de l’énergie solaire, les interconnexions gazières et électriques (qui existent déjà), le développement de la formation professionnelle, la coopération universitaire, la Protection civile… Mais ce ne sera pas un plan Marshall pour le développement de la rive sud. Un sommet se tiendra vraisemblablement à Marseille, courant juin 2008. Il réunira les pays riverains, plus les trois pays voisins. Ce sommet est comparé à une réunion informelle genre G8, un GMed. Une déclaration sera signée à son issue. On rappelle que le projet d’union de la Méditerranée est né de quelques chiffres : les investissements des États-Unis dans leur Sud sont de 20%, le Japon investit 25% dans les pays qui l’avoisinent, les investissements européens quant à eux ne sont que de 2% dans les pays du sud de la Méditerranée. Par ailleurs, 40 millions d’emplois sont à créer dans les 10 prochaines années en Europe si celle-ci veut maintenir son niveau de chômage actuel. Enfin, il n’y a pas de région au monde où l’écart de développement est aussi profond entre ses deux pôles qu’entre la rive nord et sud de la Méditerranée. Source : « El Watan », 9 décembre 2007 Turquie News, mercredi 26 décembre 2007 VIE DU CLUB : World’Med 2008 Projet d’une manifestation sur l’Union Méditerranéenne en mai 2008 1 - ÉVÉNEMENTS 11 – ACT‚ Santé Le développement économique de la filière santé de la région PACA, son rayonnement national et international, sa compétitivité sont au centre de l‚action de la Chambre de Commerce et d‚Industrie de Marseille Provence. Nous avons donc le plaisir de vous annoncer l‚organisation du 1er salon : « ACT‚ Santé » mercredi 23 avril 2008 au Palais de la Bourse ˆ Marseille Cet événement a pour ambition de contribuer au rayonnement de la filière santé, d‚en promouvoir le dynamisme et les innovations et de favoriser la coopération entre les différents acteurs (échanges, partenariats ! ). Pour cette première édition, ACT‚ Santé s‚articulera autour de débats et conférences sur les thèmes suivants : - La Filière Santé en PACA : enjeux et perspectives - Soins à la personne : quelle formation pour quel métier ? - La place des TIC dans la santé de demain - La « Santé durable » : coût ou source de richesse ? - Les Sciences et Technologies du Vivant en PACA Christine Delanglade ; Agence Lefloch et moi 06 08 99 85 66 12 - 7ème Convention France Maghreb à Paris 6 Février 2008 au Palais Brongniart Solutions pour s’informer, entreprendre et travailler ensemble dans l’espace France Maghreb http://www.cjdim.com/NewsLetter/ConventionFM.html 2 - ÉCONOMIE 21 – Pourquoi les TPE sont attirées par le soleil et la Méditerranée ? publié le 07 décembre 2007 Les très petites entreprises (TPE) semblent attirées par le soleil : c'est en tout cas sur le pourtour méditerranéen, et plus largement dans le tiers sud de la France, qu'elles sont le plus nombreuses. Une étude de la DCASPL (direction du commerce de l'artisanat, des services et des professions libérales) du ministère de l'Economie sur "la localisation des TPE en France" donne de précieuses indications socio-économiques et historiques sur les raisons de cette concentration. Dans les départements ruraux de la moitié sud de la France, de l'Aquitaine à la région Rhône-Alpes, la densité d'entreprises de moins de vingt salariés est particulièrement élevée dans l'industrie agroalimentaire, le commerce, la construction et les services aux particuliers. Mais c'est sur la façade méditerranéenne (à l'exception de l'Aude), en Corse et dans les Alpes, qu'elles sont le plus nombreuses. "Le caractère touristique des départements favorise le développement important des TPE du commerce et des services", indique l'étude. A elles seules, ces entreprises représentent 52% de l'économie locale._A l'opposé, les deux-tiers nord de la France ont un faible réseau de TPE (5,6%), avec les densités les plus basses au nord d'une ligne reliant la Normandie à l'Alsace. Le nombre de salariés y est d'ailleurs plus élevé que dans le reste du pays. Dans ces territoires "auraient émergé à la fois une agriculture commerciale et une grande industrie, absorbant la plus grande part de la main d'oeuvre disponible et réduisant d'autant le potentiel de création de petites activités", expliquent les auteurs._L'étude permet également de faire ressortir les répartitions des TPE par type d'activités. Ainsi, un premier groupe semble se répartir de façon équilibrée sur l'ensemble du territoire. Il s'agit du commerce de détail de produits pharmaceutiques, des écoles de conduites, des boulangeries pâtisseries, de la coiffure, ou encore des boutiques de fleuristes. Pour le reste, les territoires sont très spécialisés._S'agissant des activités liées aux services aux entreprises (conseil, comptabilité, commerce de gros), elles privilégient les zones périphériques dynamiques comme Rhône-Alpes, Paca, la Haute-Garonne, la Gironde ou la Loire-Atlantique. La côte méditerranéenne, les Alpes, les Pyrénées ont pour leur part une prédominance d'activités liées à l'hôtellerie, la restauration, les services à la personne, le commerce de détail, les professions médicales et les activités immobilières. On y trouve "la persistance d'une tradition méridionale de petits commerçants, de coopératives et franchises" aux dépens de succursales ou réseaux affiliés._Rhône-Alpes et la Franche-Comté sont les championnes de l'automobile, des cycles, des composants électriques, des équipements mécaniques et de la plasturgie. Le quart sud-ouest concentre, lui, un nombre important d'artisanats liés au bois. La Champagne, le sud du Massif central, Paca et le Languedoc-Roussillon dominent le marché de l'agro-alimentaire, à l'exception des industries du poisson et de la viande. Celle-ci est davantage l'apanage des départements ruraux tels que Midi-Pyrénées, le Limousin, le Poitou, la Bretagne, la Normandie et les Alpes-du-Sud. M.T. 22 – Port de Marseille Le trafic du Port de Marseille-Fos à fin novembre 2007 est marqué par la progression des marchandises diverses (+ 5.5%, 15,9 Mt), du conteneur en particulier (+11.3% à Fos), des vracs liquides (+6.2%, 3 Mt) et des passagers avec + 13% pour les croisières. Avec la perte de près de 5 Mt de vracs solides et d'hydrocarbures par rapport à 2006, le trafic du port de 2007 ne devrait pas connaître les records atteints l'an passé. Les mises en service du terminal méthanier de Fos Cavaou, du 2ème haut-fourneau d'Arcelor-Mittal et de l'unité de clinker de ciment Cap Vracs devraient permettre au PAM de retrouver en 2008 un niveau de trafic supérieur à 100 Mt. Marchandises diverses 15,90 Mt (+ 5.5% par rapport à 2006) Grâce à un mois de novembre dynamique, l'activité marchandises diverses accentue sa croissance. Elle est portée par les conteneurs (+7.6% en tonnage) particulièrement dynamiques sur Fos (+ 18% pour le mois de novembre et 11.3% en cumul) et soutenue par la bonne tenue du trafic roulier (+6.5%) qui permet aux bassins de Marseille de voir son activité marchandises progresser de 2.6%. Vracs liquides 3,10 Mt (+ 6.2%) Même si les tonnages sont encore modestes (0.38 Mt), la croissance de 60% des importations de bio-carburants affiche une tendance encourageante en 2007. Associée à la progression des entrées de MTBE et au dynamisme des vracs alimentaires, l'activité vracs liquides paraît promise à un bel avenir. Passagers 1.9 million de passagers (+ 1.8% par rapport à 2006) L'objectif annuel des 400 000 croisiéristes est dépassé dès novembre avec un trafic cumulé de 418 500 voyageurs. L'activité lignes régulières sur 11 mois est stable avec des situations contrastées selon les destinations : +2.8% pour la Corse et la Tunisie mais - 8% pour l'Algérie qui paraît subir la concurrence de nouvelles offres dans l'aérien. Le seuil des 2 millions de passagers sera vraisemblablement dépassé en 2007. Hydrocarbures 56,80 Mt (- 3.3% par rapport à 2006) Le mauvais trafic du mois de novembre (-16%) a creusé le retard accumulé depuis le début de l'année. L'activité recule de 3.3% sous l'effet de la baisse du transit européen (- 6.3%) et des raffinés/GPL (-13.6%). On peut relever que plusieurs ports français connaissent un recul des hydrocarbures. Vracs solides 12.10 Mt (-19.8%) C'est le secteur qui souffre le plus en 2007. En affichant un retrait de 3 Mt par rapport à 2006 dont 2 Mt pour la seule sidérurgie , les vracs solides assument la majeure partie de la baisse du trafic total du PAM cette année. La remise en exploitation fin novembre du 2ème haut-fourneau d'Arcelor-Mittal devrait permettre de retrouver rapidement un niveau conforme aux valeurs habituelles. 23 - ZLE Tunisie-UE: Le compte à rebours enclenché · Début 2008 disparition des derniers tarifs douaniers pour les produits industriels · Négociations au niveau bilatéral pour les services et l’investissement DERNIÈRE ligne droite avant la fin du processus de démantèlement douanier mis en place dans le cadre de la zone de libre-échange entre la Tunisie et l’UE. Début janvier verra en effet la fin de la période transitoire de l’accord d’association et la suppression des derniers droits de douane sur les produits industriels. Concrètement, début 2008 verra la disparition des derniers tarifs douaniers pour les produits industriels. Le libreéchange concerne exclusivement les produits industriels annexés dans les quatre listes de l’accord d’association. Les produits agricoles et agroalimentaires et les services demeurent eux protégés par des barrières tarifaires. Précision toutefois : les produits seront en contrepartie soumis aux impôts locaux, tels l’impôt sur la valeur ajoutée et l’impôt sur la consommation. En faisant le bilan de la période transitoire dans un récent point de presse, le ministre tunisien du Commerce et de l’Artisanat, Ridha Touiti, n’a pas caché son satisfecit face aux réalisations. La période passée a été marquée par la consolidation des fondamentaux économiques, par l’amélioration des échanges commerciaux avec l’Europe. · Effets positifs Entre 1996 et 2006, les exportations tunisiennes vers l’UE ont en effet progressé de près de 10% en moyenne par an. Pour leur part, les importations se sont accrues de 7,5% en moyenne par an. L’UE demeure ainsi le principal partenaire commercial du pays avec 80% des exportations et 70% des importations. Sur le volet microéconomique, les effets positifs de la période transitoire ont été perceptibles. Selon de nombreux observateurs, le tissu économique tunisien a pu tiré son épingle du jeu. Les différents programmes d’accompagnement et notamment le programme de mise à niveau industriel, le programme de modernisation industrielle et la création du fonds d’accès aux marchés extérieurs (Famex) ont eu à cet égard un rôle important. La prochaine période sera marquée par la poursuite de la baisse des tarifs douaniers avec les autres partenaires dans le cadre d’accords de libreéchange bilatéraux (le Maroc, Jordanie, Egypte, Turquie) ou multilatéraux (accord d’Agadir,…). La nouvelle étape sera également marquée par la poursuite des négociations au niveau bilatéral et dans le cadre euroméditerranéen au sujet de la libéralisation des services et de l’investissement. De même, l’enclenchement des négociations concernant la libéralisation des produits agricoles et pêche maritime et industries agricoles. Pour rappel, signé le 17 juillet 1995, l’Accord d’association prévoit l’instauration progressive d’une zone de libre-échange entre la Tunisie et l’Union européenne au sein de l’espace économique euroméditerranéen. L’Accord prévoit le démantèlement progressif de la protection tarifaire tunisienne sur les produits européens selon un calendrier s’étalant sur une période transitoire de 12 ans et fractionnée en 4 étapes. Yousra MAHFOUD 24 – ANIMA BIZ BOARD Voir : http://www.animaweb.org/index.php 25 - Mégacentre financier offshore en Tunisie Tunis vient d'accéder à un palier supérieur d'attractivité vis-à-vis des IDE. Elle aura son mégacentre financier offshore à partir de 2010, le premier du genre en Afrique. Et c'est la Gulf Finance House, le mastodonte bancaire bahreïni, un des leaders dans la région du Golfe qui lance le projet dans la banlieue nord huppée de Tunis. Essam Youssef Jenahi, président du Conseil d'administration de la «Gulf Finance House» (GFH), en personne, a fait le déplacement à Tunis pour mettre la lumière sur les grands axes du projet. Il en a ainsi exposé les caractéristiques mais aussi et surtout tenu à expliquer les raisons du choix de la Tunisie. Pour les promoteurs du projet, les raisons sont liées principalement aux acquis en matière de développement économique et au positionnement stratégique. «La Tunisie dispose des meilleurs atouts pour abriter un tel projet», a précisé le président du Conseil d'administration. Poursuivant ses propos, il relève principalement l'importance de la compétitivité du site. Notons à cet égard que la Tunisie a été classée comme le pays le plus compétitif en Afrique du Nord. Autres facteurs mis en avant, le trend d'évolution économique avec comme corollaire, des taux de croissance remarquable, le partenariat avec l'Union européenne, la mise en place d'une zone de libre-échange, les équilibres sociaux illustrés par la croissance continue de la classe moyenne, la compétence des cadres tunisiens dans les domaines en question…Ce projet flatte particulièrement l'ego des opérateurs tunisiens qui y voient une consécration au développement de la place financière. D'autant plus que les candidats à l'accueil de ce type d'investissements ne manquent pas en Afrique du Nord, au Moyen-Orient…. Pour bon nombre d'observateurs, ce projet concrétise le vieux rêve de hisser la Tunisie comme place financière régionale et internationale. Les impacts positifs seront multiples à différents niveaux: régional, national et international, d'ordre technologique, économique, financier et humain. Ce mégacentre financier off-shore, dont le coup d'envoi sera donné à la mi-février 2008, drainera quelque 16.000 emplois. Concrètement, le projet comprend un méga centre financier, un centre de congrès et un troisième destiné aux activités commerciales, un Business School et un complexe touristique et résidentiel avec un espace de loisirs qui comprend une marina, un complexe commercial et résidentiel, des locaux commerciaux, un terrain de golf, un stade, hôtels,… (l'Ecomiste du Maroc) 26 - Tunisie : la croissance sera supérieure à 6% en 2007 après 5,5% en 2006 [ 26/12/07 - AFP ] La Tunisie s'attend à un taux de croissance du Produit intérieur brut supérieur à 6% en 2007 après 5,5% en 2006, a annoncé mercredi la Banque centrale de Tunisie, dans un communiqué._"Le taux de croissance économique pour l'année 2007 est attendu à 6,3% à prix constants contre 5,5% en 2006", a-t-elle indiqué ajoutant que cette hausse est due à une "consolidation de l'activité dans les industries manufacturières et les services"._Dans l'industrie, l'indice général de production a progressé de 9,8%, au cours des dix premiers mois de 2007, contre 2% durant la même période de 2006, grâce aux industries manufacturières et à une reprise du secteur de l'énergie, note la Banque centrale._Les industries mécaniques et électriques ainsi que le secteur textile-habillement sont à l'origine d'une hausse des exportations._La Banque note toutefois des "tensions" au niveau de la balance commerciale, de l'évolution des prix et des finances publiques engendrées par la hausse des cours mondiaux des matières premières._De janvier à début décembre, le déficit courant a atteint 1,034 milliard de dinars (1 dinar = 0,5 euro), soit 2,3% du PIB, contre 733 millions (1,8%) un an plus tôt._Les avoirs nets en devises se sont élevés au 24 décembre à 9,5 milliards de dinars, soit l'équivalent de 145 jours d'importation, alors que la hausse des prix a atteint 3% durant les onze premiers mois de l'année 2007._Le dinar, la monnaie locale, s'est en même temps déprécié de 3,8% par rapport à l'euro. 3 – GÉOPOLITIQUE 31 – France-Algérie : dépassons le contentieux historique LE MONDE | 30.11.07 e passé colonial ne cesse de resurgir, faisant obstacle à des relations apaisées entre la France et les pays qu'elle a autrefois colonisés. Dans ce passé, l'Algérie a une place particulière, en raison des drames qui s'y sont déroulés. Aujourd'hui encore, trop souvent, l'évocation de la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) est soumise à la concurrence des victimes, avec leurs souffrances et leurs mémoires, alors que l'ensemble des citoyennes et citoyens des deux rives de la Méditerranée aspirent à passer à autre chose. Mais pour construire un avenir de partage, il faut, au présent, regarder en face le passé. L'histoire apprend, au premier chef, que le système colonial, en contradiction avec les principes affichés par la République française, a entraîné des massacres de centaines de milliers d'Algériens ; et qu'il les a dépossédés, "clochardisés" - pour reprendre le terme de l'ethnologue Germaine Tillion - à une grande échelle, exclus de la citoyenneté, soumis au code de l'indigénat, et sous-éduqués, au déni des lois en vigueur. A L'ORIGINE DE NOMBREUX DRAMES Elle nous apprend aussi qu'il y eut de multiples souffrances de Français, parfois déportés en Algérie pour raisons politiques, ou embrigadés dans les guerres coloniales, ou encore pris dans un système dont ils sont devenus, à son effondrement, les victimes expiatoires - comme l'ont été les harkis, enrôlés dans un guêpier qu'ils ne maîtrisaient pas -, sans compter ceux qui ont soutenu l'indépendance algérienne et qui en ont payé le prix. Quelles qu'aient été les responsabilités de la société, c'est bien la puissance publique française qui, de 1830 à 1962, sous la Ve République, a conduit les politiques coloniales à l'origine de ces drames. Sans omettre la complexité des phénomènes historiques considérés, c'est bien la France qui a envahi l'Algérie en 1830, puis l'a occupée et dominée, et non l'inverse : c'est bien le principe des conquêtes et des dominations coloniales qui est en cause. En même temps, nous sommes attentifs aux pièges des nationalismes et autres communautarismes qui instrumentalisent ce passé. Ainsi qu'aux pièges d'une histoire officielle qui utilise les mémoires meurtries à des fins de pouvoir, figeant pour l'éternité la France en puissance coloniale et l'Algérie en pays colonisé. Et c'est précisément pour les déjouer - comme pour déjouer les multiples formes de retour du refoulé - que nous voulons que la souffrance de toutes les victimes soit reconnue, et qu'on se tourne enfin vers l'avenir. Cela peut être accompli non par des entreprises mémorielles unilatérales privilégiant une catégorie de victimes, mais par un travail historique rigoureux, conçu notamment en partenariat franco-algérien. Plus fondamentalement, dépasser le contentieux franco-algérien implique une décision politique, qui ne peut relever du terme religieux de "repentance". Et des "excuses officielles" seraient dérisoires. Nous demandons donc aux plus hautes autorités de la République française de reconnaître publiquement l'implication première et essentielle de la France dans les traumatismes engendrés par la colonisation en Algérie. Une reconnaissance nécessaire pour faire advenir une ère d'échanges et de dialogue entre les deux rives, et, au-delà, entre la France et les nations indépendantes issues de son ancien empire colonial. Hocine Aït-Ahmed (président du FFS, Algérie),_Simone de Bollardière, Mohammed Harbi (historien),_Abdelhamid Mehri (ancien secrétaire général du parti FLN),_Lemnouar Merouche,_Gilbert Meynier,_Edgar Morin (sociologue),_Jack Ralite (ancien ministre),_Yvette Roudy (ancienne ministre),_Françoise Seligmann (LDH),_Benjamin Stora,_Wassyla Tamzali (avocate),_Christiane Taubira (députée de Guyane). La liste complète des signataires figure sur le site Internet : ldh-toulon.org. 32 – La promotion du nucléaire civil par Paris inquiète au sein de l'UE LE MONDE | 04.12.07 BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN Le développement du nucléaire civil sur le pourtour méditerranéen, tel qu'encouragé par le président français Nicolas Sarkozy, est considéré avec circonspection au sein de l'Union européenne (UE). Le haut représentant pour la politique étrangère, Javier Solana, ne cache pas son inquiétude face au risque de prolifération. "Le problème tient à l'usage dual de la technologie nucléaire : l'uranium est enrichi pour alimenter une centrale et produire de l'électricité, mais si ce combustible fait l'objet d'un nouvel enrichissement, il devient une arme de destruction massive", a-t-il observé lors d'une conférence à Madrid, début novembre. D'après M. Solana, différents pays de la région sont, à l'instar de la Jordanie, du Maroc et de l'Egypte, en train de développer d'"ambitieux programmes" encore "inimaginables voici deux ans" dans ce domaine sensible. Afin d'accompagner le développement de l'énergie nucléaire, M. Solana suggère la création d'un centre international d'enrichissement de l'uranium placé sous supervision internationale. Le projet n'est pas nouveau, puisqu'il a d'abord été formulé dans le contexte du contentieux sur le nucléaire militaire iranien. Mais c'est la première fois qu'un dirigeant européen veut faire d'une telle installation un outil destiné à encadrer le développement du nucléaire civil sur l'autre rive de la Méditerranée. "Tous les Etats auraient un accès égal à ce combustible enrichi, à un prix compétitif", imagine le diplomate en chef de l'UE, sans préciser le lieu où cette nouvelle entité pourrait être installée. L'idée a été émise au moment où le nucléaire s'invite en force, sous la pression de Paris, dans le dialogue énergétique euro-méditerranéen. La coopération dans le nucléaire civil pourrait en effet figurer parmi les projets mis en avant pour donner du corps à l'Union de la Méditerranée que M. Sarkozy appelle de ses voeux. Au même titre que les interconnections électriques ou gazières. Avant l'Algérie, un "échange préliminaire" sur la construction de centrales nucléaires a été amorcé entre le Maroc et la compagnie française Areva, en marge du voyage du président français dans le royaume, fin octobre. L'OFFRE FAITE À TRIPOLI "Si on ose dire que le nucléaire civil est réservé à la rive nord de la Méditerranée et que le monde arabe n'est pas assez responsable pour (cette technologie), on l'humilie et on se prépare à la guerre des civilisations", avait expliqué M. Sarkozy, lors de sa visite en Libye, en juillet. Au lendemain de la libération des infirmières bulgares emprisonnées en Libye, Paris et Tripoli avaient alors signé un mémorandum d'accord prévoyant l'accès de la Libye à la technologie nucléaire française. L'offre faite à Tripoli a suscité une certaine émotion au sein de la Commission européenne, ou en Allemagne, où l'on s'est étonné de la "précipitation" de M. Sarkozy. "On ne peut éviter une coopération avec les partenaires les plus fiables, comme l'Egypte, le Maroc et la Tunisie, mais tous les interlocuteurs ne se valent pas", confie un haut responsable bruxellois. L'exécutif européen entend, lui aussi, insister sur les questions de sécurité. "C'est un domaine où nous avons les outils nécessaires, avec le traité Euratom, les moyens financiers d'agir, et une certaine expérience depuis les programmes lancés pour sécuriser des sites dangereux à Tchernobyl et dans les pays candidats", dit cet expert, en jugeant qu'une telle coopération serait "indispensable" avec les pays de la Méditerranée attirés par la technologie européenne. Philippe Ricard 33 – M. Sarkozy et sa suite visitent l'Algérie : "C'est beau, hein ?" LE MONDE | 05.12.07 Il sait s'arrêter, prendre du temps, réfléchir. Et il veut le montrer. Les voyages de Nicolas Sarkozy comportent une étape culturelle, à l'instar de ceux de son prédécesseur Jacques Chirac : il y a quelques jours à Xian (Chine) devant les vestiges de l'armée enterrée; mardi 4 décembre, à Tipaza, dans les ruines de l'ancienne cité romaine. "Il faut ralentir le président", ont décidé ses conseillers en communication, las des sempiternelles images du "20 heures" : le président participe à une table ronde, le président fait un discours, le président s'entretient avec son homologue carré dans un fauteuil de mauvais goût. Place à la contre-programmation. A Tipaza, M. Sarkozy a convoqué cinq des neuf ministres qui l'accompagnent en Algérie. Rachida Dati, Rama Yade, Fadela Amara, Christine Albanel et Bernard Kouchner. Le chanteur Didier Barbelivien, les cinéastes Alexandre Arcady et Constantin Costa-Gavras se sont joints à cette sortie culturelle, aux sources de l'inspiration d'Albert Camus. Mot d'ordre : tout est magnifique. "C'est beau, hein ?", ne cesse d'interroger le président : "Depuis que j'ai lu Noces j'avais envie de venir ici. Camus, c'est le lien entre les deux rives de la Méditerranée." "L'HISTOIRE N'EST PAS MORALE" "J'aurais mieux fait de mettre des rangers", peste Mme Dati, qui tord ses talons dans les pierres. Premier arrêt devant l'allée romaine aux pavés dodus. "On se croirait à l'époque romaine", dit M. Sarkozy. "Ici, il y avait une arche", précise le guide. "C'est là que tu aurais arrêté ton char", lâche M. Kouchner qui ajoute, flagorneur : "Comme Ben Hur." Parfois la réflexion se fait grave : "Pourquoi les hommes ont-ils un jour abandonné cet endroit ?", questionne Henri Guaino. "Parce que c'est devenu un site touristique protégé", répond la guide. Frustré, le conseiller continue son chemin. Arrêt photos. M. Sarkozy pose au milieu des colonnes tronquées. M. Arcady lit un passage de Noces dans une collection de poche. M. Kouchner se fait philosophe à propos des "excuses" demandées par l'Algérie : "L'Histoire n'est pas morale." Le président interroge les journalistes sur son intervention à la télévision, le 29 novembre. "C'était bien, hein ? J'ai dit des trucs." David Martinon, porte-parole, s'amuse : "A l'Elysée, les RTT, c'est quand on peut prendre un jour férié de temps en temps." Quarante minutes sont passées à ne rien faire, sinon des images. Plus tard, revenant sur cette visite face à la presse, il redit son bonheur d'être en "Afrique du Nord" : "Moi je n'ai pas voulu aller à Tipaza parce que j'ai gagné un concours sur radio Nostalgie. Mais parce que j'ai lu Noces." Philippe Ridet 34 - Méditerranée / Le «dialogue des cultures» à l’heure des comptes géostratégiques Yassin Temlali Pensée et pratiques des échanges culturels en Euro-Méditerrannée : l’intitulé du forum organisé à Marseille par la Fondation Seydoux, les 6, 7 et 8 décembre, pour le réseau français de la «Fondation Anna Lindh» (FAL) était très ambitieux. Plus qu’une occasion de prise de contacts entre associations, cette rencontre s’était donné pour objectif de «produire une réflexion critique» sur la coopération mise en place par la FAL/France avec ses différentes partenaires. Le Forum a regroupé, en plus de dizaines de militants associatifs et d’acteurs culturels, des responsables centraux de la Fondation comme son directeur exécutif, Lucio Guerrato, des «institutionnels» comme les représentants du ministère français des Affaires étrangères, ainsi que des pionniers de la réflexion sur l’idée méditerranéenne, à l’image de Thierry Fabre, rédacteur en chef de «La Pensée de Midi» (Aix-en-Provence), revue littéraire éditée par Actes Sud. La rencontre, ouverte par la Déléguée générale de la Fondation Seydoux Giovanna Tanzarella devait donner aux travaux un contenu plus consistant que celui, pragmatique, de récits d’expériences de coopération entre Européens et «tiers méditerranéens». Thierry Fabre a évoqué, lors de cette conférence inaugurale, les enjeux généraux de l’échange culturel en Méditerranée, préférant au terme en vogue de «dialogue des cultures» celui de «cultures en partage». Ce dernier est, selon lui, plus approprié, en ce qu’il réfère aussi bien à l’existence de zones d’intersection entre les cultures méditerranéennes qu’à la réalité des frontières qui divisent la «mer commune» en plusieurs zones cloisonnées : frontières politiques de plus en plus étanches et, surtout, «frontières temporelles». L’époque des horreurs qu’a connues l’Europe dans la première moitié du 20e siècle s’est «déplacée» vers le Proche-Orient et le Nord de l’Afrique ; les temps de «l’idée de la Méditerranée» ne sont pas les mêmes selon qu’on est au Nord, au Sud ou à l’Est : la discordance est leur marque première. Le rédacteur en chef de «La Pensée de Midi» s’est également interrogé sur l’élément nouveau qu’introduirait dans la problématique des échanges inter-méditerrannéens l’«Union de la Méditerranéenne» proposée par Nicolas Sarkozy, projet dont on sait peu de chose sinon qu’il suscite la méfiance de puissances européennes comme l’Allemagne. Le président de l’Institut pour la Méditerranée (Rome), Andrea Amato, a préféré, lui, axer sa réflexion, non sur le concept contesté de «dialogue des cultures» mais sur le rôle des sociétés civiles dans les échanges euro-méditerrannéens et sur les questions cruciales que soulèvent ces échanges : démocratisation des sociétés, lutte contre l’intégrisme et l’intolérance… Les autres intervenants ont centré leurs allocutions sur des aspects plus précis de la coopération en Euro-Méditerranée. Judith Kerner, auteure d’un livre intitulé «La coopération décentralisée», a ainsi abordé «l'échange entre territoires» et démontré l’importance qu’y jouent les collectivités locales, moins nanties financièrement que les institutions centrales de mais moins soumises qu’elles aux impératifs géopolitiques qui déterminent les politiques culturelles étatiques. Khadija El Bennaoui, coordinatrice des projets du Young Arab Theatre Fund (FAL, Belgique), a évoqué, quant à elle, la nécessité de lever les contraintes qui limitent le rôle des acteurs culturels dans les échanges euro-méditerrannéens. Ferdinand Richard, directeur d’Aide aux musiques innovatrices (Marseille), l’a relayée par un exposé circonstancié des problèmes de mobilité dont souffrent ces acteurs et qui donnent à la coopération entre les rives de la Méditerranée l’aspect d’un échange hautement inégal. L’essentiel des travaux du Forum, sous cet éclairage initial, se sont déroulés en commissions. Ils ont permis de faire le bilan d’expériences aussi diverses que les «chantiers jeunes», les «résidences d’artistes» ou la «coopération entre maisons d’édition méditerranéennes». S’ils ont servi de tribune aux militants associatifs pris dans de grands soucis pratiques («bureaucratie» avec laquelle la FAL traite leurs demandes de subventions, problèmes de mobilité des artistes…), ils ne se sont pas bornés à consigner les aléas de l’échange culturel à l’ombre d’Etats omnipotents, dont les initiatives extérieures sont marquées du sceau d’une grande centralisation. Ils se sont également intéressés à des questions aussi générales que les «enjeux de la circulation de l’information en Méditerranée». Certains participants sont allés jusqu’à interroger l’idée même de l’«Euro- Méditerrannée» : quelles sont les limites géographiques de cet espace ? Existe-t-il réellement comme l’espace d’une coopération détachée des lourdes contingences de la géostratégie ? L’aveu de la difficulté de répondre à ces questions a été un rappel de ce qu’est la «Méditerranée réelle», si différente de la «Mer blanche» fantasmée et qui reste, en dépit des professions de foi des politiciens, une zone de conflits dont les enjeux impliquent d’autres puissances que celles européennes. La plénière finale a rendu la richesse des discussions entreprises dans les ateliers mais a aussi démontré leur relative confusion, due à l’ambiguïté de la notion de «dialogue des cultures», fondatrice de l’action de cette «institution du partenariat culturel euro-méditerrannéen» qu’est la FAL. Cette notion n’apparaît-elle pas trop simplificatrice lorsqu'on l'examine à la lumière des acquis de la sociologie et de l’ethnologie ? Et peut-on parler de «dialogue» lorsque c’est le «Nord», l’Europe, qui «donne» et le «Sud», les pays «tiers-méditerrannéens», qui «reçoit» ? Et quel miracle faudra-t-il pour que les Etats, notamment ceux du Nord, cessent de faire de la coopération culturelle une simple «mesure d’accompagnement» de leurs projets géopolitiques en Méditerranée ? Les interventions des représentants d’institutions comme le ministère français des Affaires étrangères ont tenté d’apaiser les craintes de l’assujettissement du «dialogue des cultures» aux intérêts économiques et stratégiques de l’Union européenne. Elles n’y ont pas toujours réussi. Par leur insistance même sur les «bilans positifs de la coopération euro-méditerrannéenne», elles ont démontré que celle-ci demeure une démarche quelque peu bureaucratique, à laquelle manque l’élan spontané vers l’autre, qu’évoquent pourtant régulièrement les discours des hommes politiques. Le cadre des échanges dans l’Euro-Méditerrannée reste trop étroit pour les grands rêves d’«harmonie méditerranéenne». Les débats de la plénière autour des recommandations des commissions seront néanmoins d’une grande utilité pour la Fondation Anna Lindh. Ils lui permettront de situer ses faiblesses de son action et de corriger ses éventuels errements. En soulignant les ambiguïtés de la notion de «dialogue des cultures», ils ont rappelé que les «échanges culturels» doivent être menés par les acteurs eux-mêmes, en toute indépendance des stratégies de l’Europe en Méditerranée. Yassin Temlali (12/12/2007) 4 - SOCIÉTÉ 41 – « L’avenir en Méditerranée se jouera dans les villes » : Si la moitié de la population mondiale est en passe de devenir urbaine, dans les pays du pourtour méditerranéen deux habitants sur trois sont déjà citadins ; et vers 2030, trois quarts des Méditerranéens seront urbains. Gérer l'accélération de l'urbanisation au Sud et à l'Est de la Méditerranée, satisfaire les besoins qui l'accompagnent, maîtriser l'urbanisation diffuse sur la rive Nord, limiter la concentration dans de grandes agglomérations et la progression des inégalités, atténuer la vulnérabilité au risque environnemental, tenir compte des impacts sur l'environnement proche et lointain, tels sont des défis majeurs posés par les modes de développement urbain en ce XXIème siècle. Cette publication, ainsi que les numéros précédents, sont consultables sur le site web du Plan Bleu : www.planbleu.org 42 - La protection des côtes françaises contre les tsunamis en question PARIS (AFP) — Les côtes françaises ne sont pas à l'abri d'un tsunami et les moyens pour éviter une catastrophe ne sont pas mis en place, selon un rapport parlementaire publié mercredi, qui appelle à des prises de décision politiques rapides pour protéger la population. "La France s'est réfugiée dans l'attentisme. N'attendons pas une catastrophe pour réagir et bouger", s'est exclamé devant la presse le sénateur Roland Courteau, rapporteur pour l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques de ce document, "Tsunami, un risque réel mais une impréparation manifeste". A l'exception notoire de la Polynésie, les quelque 11.000 km de côtes françaises - Hexagone et Outre-mer - ne sont pas prêtes pour défendre les populations contre un risque de tsunamis, ces grosses vagues d'origine sismique ou volcanique, a-t-il dit. Le tsunami meurtrier du 26 décembre 2004 en Asie a fait prendre conscience que tous les bassins sont vulnérables. Or trois ans après, "si le bilan est globalement positif dans l'océan Indien, la mise en place d'un dispositif d'alerte aux tsunamis dans les Caraïbes et dans la zone Méditerranée/Atlantique nord-est a pris beaucoup de retard en raison de l'attentisme des Etats impliqués", affirme le rapport parlementaire. Pour la France, seule la Polynésie française "dispose d'un système performant", alors qu'il suffirait d'un budget de "6 millions d'euros en équipement et 3 millions en fonctionnement" pour protéger toutes nos côtes, a estimé M. Courteau en dénonçant un "manque de volonté politique et de crédits". Ainsi, en Méditerranée, où un séisme d'une amplitude de 5,8 près des côtes d'Afrique du Nord pourrait provoquer une vague de 4 m de haut à Saint-Tropez ou à Cannes, il n'y a "aucun marégraphe en temps réel, pas de capteurs de pression (tsunamimètre) au fond de la mer, pas de récepteur pour l'alerte", a déploré le sénateur de l'Aude. Dans les Caraïbes - Martinique et Guadeloupe -, où les risques de tsunami sont doubles (sismiques et volcaniques), avec des vagues potentielles de 4 à 6 mètres, "le dispositif d'alerte est dans une impasse", a dit le sénateur. Outre la carence en instruments de mesure "adaptés à la mise en place d'un système d'alerte aux tsunamis efficace" le rapporteur signale le manque de respect des normes sismiques pour les bâtiments : en Martinique, "en cas de séisme d'une magnitude comparable à celui de 1839 (qui avait rasé Fort-de-France, NDLR), la préfecture, la plupart des casernes de pompiers ainsi que les hôpitaux seraient les premiers bâtiments à être détruits", indique le rapport. Dans l'océan Indien, "ni le marégraphe en temps réel prévu à Mayotte, ni celui de Madagascar n'ont été installés", poursuit-il. Le rapport fait une trentaine de recommandations, dont la mise en place de capteurs, la création de centres nationaux pour les différentes zones (Atlantique, Méditerranée, Antilles...) ou la formation d'un comité de pilotage pour leur mise en oeuvre. Dans un premier temps, souligne-t-il, il faudrait établir des plans de secours, des cartes d'inondation et d'évacuation pour les principaux ports, installer des sirènes ou encore mener des campagnes de sensibilisation de la population. Le rapporteur tente de terminer son rapport sur une note optimiste, rappelant que Paris a fait part récemment, lors d'une réunion internationale à Lisbonne, de l'intérêt de la France pour "héberger un centre régional d'alerte aux tsunamis qui gérerait l'alerte pour les pays de la Méditerranée occidentale et de l'Atlantique Nord-Est". 43 - Autour de la gare Saint-Charles, agrandie, Marseille se régénère LE MONDE | 08.12.07 Marseille Correspondant régional Inaugurée lundi 10 décembre, après quelques années de retard et quelques copieux surcoûts, la nouvelle gare Saint-Charles va redessiner entièrement le quartier qu'elle occupe depuis le milieu du XIXe siècle. Esthétiquement d'abord : l'immense colonnade blanche qui soutient de l'extérieur la halle de l'architecte Jean-Marie Duthilleul apporte une nouvelle lumière à l'antique fond de gare à verrière. L'intérieur respire mieux et, de l'extérieur, ces hautes colonnes relèvent le regard vers le ciel. L'agrandissement permet d'abord d'ajouter des fonctions au traditionnel accueil des trains : la gare routière est désormais attachée à la gare ferroviaire, et les accès au métro deviennent plus aisés. Mais les enjeux sont plus larges y compris pour la SNCF. Frédéric Bayon, le jeune chef du nouvel ensemble, explique que "le concept historique de gare est dépassé : la gare Saint-Charles doit, bien sûr, rester centre de transport, mais elle doit devenir centre de vie". Sa galerie est donc équipée pour mieux accueillir les 25 000 voyageurs par jour - 50 000 en période de pointe -, mais elle a vocation à recevoir des gens qui ne viennent pas forcément prendre le train. "On pourra venir y boire un verre, manger dans différents restaurants, acheter un DVD ou des habits dans un des vingt-cinq kiosques", poursuit M. Bayon. DES MILLIERS D'ÉTUDIANTS La transformation de la gare Saint-Charles, posée sur une butte qui domine toute la ville, doit aussi lui permettre de se lier à un quartier en pleine transformation. Une poste et une pharmacie aideront à tisser un premier lien avec les gens qui vivent alentour. La couture devrait être plus solide avec la faculté Saint-Charles : la nouvelle halle qui abrite la gare routière et les commerces descend jusqu'à son entrée. Les milliers d'étudiants qui fréquentent l'établissement, comme ceux qui partent en car vers Aix, devraient s'approprier cet espace. L'insertion de l'ensemble dans le quartier est du ressort de l'établissement public Euroméditerranée, maître d'oeuvre de la titanesque rénovation du secteur. François Jalinot, son directeur, explique que le réaménagement urbain et paysager des abords de la gare, dont la première étape est terminée, coûtera 6 millions d'euros : il a fallu repenser les accès pour les rendre praticables aux voitures et aux piétons, ce que l'étroitesse du haut de la colline Saint-Charles rendait difficile. Ces abords ont donc été repris en tentant d'apaiser la circulation automobile, et en favorisant ce que M. Jalinot appelle "des modes de transports doux : c'est-à-dire des trottoirs élargis, des pistes cyclables et une protection des piétons par des arbres". La création d'une place et d'un parvis de gare, comme l'installation d'un éclairage adapté, devraient permettre la fréquentation tranquille, diurne et nocturne, d'une gare où les problèmes d'insécurité urbaine sont peu à peu maîtrisés. Euroméditerranée inscrit cette rénovation dans un projet beaucoup plus large : tout l'espace autour de la gare et de la place d'Aix est en voie de réhabilitation. "Il s'agit, là aussi, d'apaiser l'entrée de ville", poursuit M. Jalinot. Une partie de cette rénovation est en cours, celle qui occupe le terrain descendant de la gare vers la place d'Aix. Sont en train de s'y installer des hôtels de différentes catégories, des résidences étudiantes ou un bâtiment universitaire consacré aux nouvelles technologies de l'information. Sur les cinquante ménages qui vivaient dans cette zone en état de grave délabrement, un tiers a été relogé dans le parc social, le reste s'est installé dans des résidences privées. L'ASPECT D'UNE PROMENADE Dans les cinq ans qui viennent, c'est la descente de la butte Saint-Charles vers le nord qui va subir les plus gros changements. Il s'agit d'abord de couper l'autoroute qui, actuellement, débouche sans amortissement au coeur de la cité. L'idée est de transformer son dernier tronçon en un boulevard qui ait l'aspect d'une promenade plus que d'une rocade bruyante. Et de faire de ses franchissements actuels, comme des délaissés qui les bordent, des artères en pente douce. Bref de "transformer l'ensemble en un nouveau quartier urbain", pour M. Jalinot. Les commerces annoncés et les logements neufs promis, qu'ils relèvent du domaine social ou du privé, côtoieront alors de vieux immeubles marseillais, dont les façades méritent une sérieuse réfection, mais qui restent solides. Le plus difficile à imaginer reste le devenir des populations qui vivent et travaillent dans ces espaces, précisément parce qu'ils sont dégradés. Michel Samson 44 - Séminaire à Rabat Lancement de l'édition méditerranéenne d'un manuel sur la migration Publié le : 11.12.2007 La ville de Rabat abrite, les 12 et 13 décembre, un séminaire relatif au lancement de l'édition méditerranéenne du "manuel pour l'établissement de politiques de migration de main-d'oeuvre efficaces". Organisé par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et la présidence espagnole de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en collaboration avec l'Organisation internationale de Travail (OIT) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), ce séminaire vise à présenter les politiques et pratiques décrites dans le manuel sur les migrations de main-d'oeuvre, indique lundi un communiqué du ministère. Cette rencontre tend, selon la même source, à promouvoir un dialogue productif et à renforcer la coopération entre les pays participants membres de l'OSCE et les pays des rives Nord et Sud de la Méditerranée sur différentes thématiques, telles la reconnaissance des avantages mutuels que représente la migration régulière, la formulation de politiques efficaces en matière de migration de main- d'oeuvre dans les pays d'origine, de transit et de destination. Les participants aborderont également au cours de cette rencontre la question de la réduction de la migration irrégulière ainsi que celle de la promotion d'un traitement équitable et de l'intégration des migrants grâce à l'échange de bonnes pratiques et d'approches novatrices. La rencontre sera l'occasion pour le Maroc de souligner sa détermination à continuer sur la voie de la coopération pour le développement de la région méditerranéenne et pour la promotion de la migration régulière, conformément aux recommandations de la 1-ère conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement, tenue à Rabat les 10 et 11 juillet 2006, ajoute le communiqué. Prendront part aux travaux de ce séminaire les hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères, de l'Intérieur et du Travail des pays du Sud de la Méditerranée et des Etats membres de l'OSCE ainsi que les représentants de syndicats et associations patronales, notamment des Etats méditerranéens membres de l'OSCE et les Partenaires méditerranéens pour la Coopération. Par MAP 45 - PROTECTION REGIONALE DE L’ENVIRONNEMENT : la Région PACA, L’ETAT et l’ADEME renouvellent leur partenariat régional 111207.pacaéinfoeco.com - Michel Sappin, Préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle, Député Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Michèle Pappalardo, Présidente de l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, signeront, le 21 décembre 2007 à 15h00 à l’Hôtel de Région, cet accord-cadre. Partenaires dès 2000, l’Etat, la Région et l’ADEME renouvellent leur collaboration à travers un nouvel accord-cadre pour les 6 années à venir, de 2007 à 2013, afin de renforcer leur politique de lutte contre le réchauffement climatique et susciter une dynamique de développement local favorable à des modes durables de consommation et de production en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis 2000, plus de 95 M" d'aides publiques ont été mobilisés dans le cadre d’un premier accord pluriannuel alors annexé au Contrat de Plan Etat-Région. Ce financement a non seulement bénéficié à quelques 5 800 porteurs de projets dans les domaines de l’énergie, la qualité de l’air, les transports et le traitement des déchets mais a également induit plus de 315 M" d’investissements. lire la suite plus bas Compte tenu des résultats encourageants de ce premier accord et de l’importance croissante des enjeux environnementaux, l’Etat, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l'ADEME reconduisent et amplifient très nettement leur engagement pour la période 2007-2013. Pour ce faire, le nouvel accord-cadre 2007-2013, essentiellement intégré dans le Contrat de Projets Etat Région, sera doté par la Région Provence- Alpes-Côte d’Azur de 58 M" euros (47,2 M" au titre du CPER et 10,8 M" hors CPER) et par l’Etat, au travers de l’ADEME, de 64 M" (52 M" dans le cadre du CPER et 12 M" hors CPER). Les 122 M" ainsi mobilisés soutiendront les actions visant à : - Maîtriser la demande énergétique et développer les énergies renouvelables :_- maîtrise de la demande énergétique et réhabilitation thermique des bâtiments,_- renforcement et extension du Plan Eco-Energie pour contribuer à la sécurisation de l’alimentation électrique régionale,_- développement des énergies renouvelables thermiques et électriques,_- qualité environnementale du bâtiment et urbanisme durable,_- approches territoriales (Plans Climat Territoriaux, Plan local Energie Environnement…), observation, comportements éco-citoyens,_- modes doux de transports et de mobilité,_- actions innovantes. Créer une dynamique de développement local adoptant des modes de consommation et de production durables :_- réduction à la source et optimisation de la gestion des déchets ménagers et des entreprises, filières de recyclage et observation,_- diffusion du management environnemental (entreprises et zones d’activités) et de l’éco-conception. 46 - Trois projets de parcs solaires photovoltaïques vont tripler la production nationale AP | 14.12.2007 Trois nouveaux parcs solaires photovoltaïques vont voir le jour d'ici à 2009 sur la façade méditerranéenne, deux dans les Pyrénées-Orientales, le troisième dans le Var et les Alpes-de-Haute-Provence. Leur puissance cumulée atteindra 59 mégawatts, soit le double de la production hexagonale actuelle de cette énergie renouvelable. Leur production annuelle équivaudra à l'électricité consommée chaque année par environ 20.000 foyers pour un investissement global de 262 millions d'euros. Mais la part du solaire photovoltaïque reste infinitésimale et les objectifs affichés par la France à l'issue du Grenelle de l'Environnement (augmenter de 20% la part des énergies renouvelables) sont encore accueillis avec prudence par les professionnels de la filière. A Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, c'est sur les toits de 72 entreprises de Saint-Charles International, centre d'éclatement européen de fruits et légumes, que les panneaux photovoltaïques seront installés. La surface concernée oscillera "entre 80.000 et 88.000m2", précisait-on cette semaine de source proche du dossier. La puissance "en configuration optimale" sera de 12 MW. L'investissement, d'environ 70 millions d'euros, sera porté par Saint-Charles Solaire, une société en cours de création qui regroupera quatre actionnaires (Solaire France à Rivesaltes, Akuo Energy, la Caisse des dépôts et consignations et Saint-Charles International). Les travaux démarreront "mi-2008 et dureront un an et demi". Dans le même département, l'opérateur d'électricité et de gaz Poweo a annoncé début décembre avoir signé avec la commune de Torreilles une convention d'occupation de huit hectares de terrains pour créer une centrale photovoltaïque de 15 MW pour un investissement de 50 millions d'euros. Les travaux de la première tranche (3 MW) commenceront l'été prochain pour une mise en service dès fin 2008. En Provence, Solaire Direct et la Caisse des dépôts ont annoncé mardi la construction en 2008 et 2009 d'un parc solaire d'une puissance totale de 32 MW sur 80 hectares répartis sur cinq sites dans le Var et les Alpes-de-Haute-Provence. L'investissement est évalué à 140 millions d'euros. Le développement, la construction et l'exploitation sont confiés à la filiale Solaire Durance. "En matière d'énergies renouvelables, la France a encore un retard tragique. La part du solaire dans l'électricité produite n'est que de 0,05%", confie Thierry Lepercq, créateur et PDG de Solaire Direct (50 salariés), dont le chiffre d'affaires devrait exploser dans les deux prochaines années - 1,5 million d'euros en 2007, 60 millions d'euros en 2008. "Mais ce retard n'est pas définitif. Nous n'en sommes qu'au tout début. L'attente des gens est forte, on n'en mesure pas l'ampleur. Sur l'arc méditerranéen, nous avons une quarantaine d'autres projets". En 2008, Solaire Direct va s'attaquer à l'équipement en panneaux solaires photovoltaïques de maisons individuelles, avec un objectif de "3.000 maisons équipées fin 2008 et 10.000 fin 2010". AP 47 - Adoption du SDAGE du bassin Rhône-Méditerranée pour les années 2010 à 2015 15/12/2007 16:03 (Par Pierre MELQUIOT) Adoption du SDAGE du bassin Rhône-Méditerranée pour les années 2010 à 2015. Le comité de bassin a adopté, le jeudi 13 décembre, le projet de Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Rhône-Méditerranée pour 2010 à 2015. Le comité de bassin a adopté, le jeudi 13 décembre, le projet de Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Rhône-Méditerranée pour les années 2010 à 2015. Le SDAGE aborde tous les sujets de la gestion de l'eau : l'aménagement des cours d'eau, les pollutions (nitrates, phosphore, pesticides, substances dangereuses), maîtrise des prélèvements d'eau, protection de la santé, préservation des zones humides, du littoral, inondations... Le SDAGE fixe les objectifs pour l’environnement à atteindre d'ici 2015 pour les cours d'eau, plans d'eau et nappes souterraines. Réuni sous la présidence d’Henri Torre, ancien ministre, sénateur de l’Ardèche, le comité de bassin a adopté le jeudi 13 décembre, le projet de schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux, Sdage, du bassin Rhône Méditerranée, pour les années 2010 à 2015. Cette adoption marque une étape importante dans la mise en oeuvre de la directive cadre européenne sur l’eau qui demande aux Etats membres d’organiser les conditions de l’atteinte du bon état des eaux. Elle clôture plusieurs années d’un travail intense, conduit avec les acteurs impliqués dans la gestion de l’eau du bassin, collectivités, structures locales de gestion de l’eau, services de l’Etat, usagers économiques et associations. Pour un maximum de milieux aquatiques en bon état pour 2015 : Le Sdage décrit la stratégie du bassin Rhône Méditerranée pour retrouver un maximum de cours d’eau, plans d’eau, nappes souterraines et côtes en bon état, en tenant compte des facteurs naturels, techniques et économiques. Il fixe pour chacun de ces milieux aquatiques des objectifs environnementaux à atteindre à l’horizon 2015. Le Sdage aborde tous les sujets qui font la gestion de l’eau : aménagement des cours d’eau, pollutions (nitrates, phosphore, pesticides, substances dangereuses), maîtrise des prélèvements d’eau, protection de la santé, préservation des zones humides, du littoral et de la biodiversité, inondations, cohérence et financement des actions… Document de planification décentralisé, il bénéficie d’une légitimité politique et d’une portée juridique. Consultation du public en 2008 : Le document adopté aujourd’hui est un projet qui va être soumis à l’avis du public d’avril à octobre 2008, puis à celui des assemblées départementales et régionales, aux organismes consulaires, aux commissions locales de l’eau, aux comités de rivière, baie, nappes. Il reviendra au comité de bassin de modifier le projet en fonction des avis recueillis et d’adopter le Sdage du bassin Rhône Méditerranée courant 2009. Le comité de bassin a par ailleurs donné un avis favorable au projet de programme de mesures. Le programme de mesures recense les actions clés dont la mise en oeuvre est nécessaire pour l’atteinte des objectifs environnementaux du Sdage. Le programme de mesures, qui sera adopté par le préfet coordonnateur de bassin, sera également soumis à l’avis du public et des assemblées, dans le même calendrier. 48 - Premier incubateur féminin au Maroc Casablanca : L'Association des femmes chefs d'entreprises du Maroc (AFEM) a annoncé, lundi à Casablanca, le démarrage officiel du premier incubateur féminin au Maroc, une initiative qui vise à encourager la création d'entreprises par des femmes porteuses de projets innovants. _Ce projet, baptisé "Casa Pionnières", est le premier en son genre dans la région Afrique du Nord-Moyen-Orient (MENA). Son objectif est de contribuer à créer un environnement favorable pour la création d'entreprises au Maroc en intégrant l'approche genre. "Casa Pionnières" s'adresse à toute jeune femme, ayant un projet de création d'entreprise prioritairement dans le secteur des services. Les incubées sélectionnées bénéficient d'un espace d'accueil et d'aide à la création d'entreprise, incluant des services à des coûts réduits, une logistique matérielle adaptée, un programme d'accompagnement dans l'élaboration et la finalisation technique des projets d'entreprise, une formation en fonction des besoins identifiés, le suivi par des conseillers et l'accès à des réseaux de chefs d'entreprises nationaux et internationaux. Ce projet, qui s'inspire du modèle et de l'expérience de "Paris-Pionnière", est soutenu par plusieurs partenaires gouvernementaux et organisations internationales. Il s'agit notamment du ministère des Habous et des Affaires islamiques, du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l'Agence espagnole de coopération internationale, du centre régional d'investissement de Casablanca, du réseau Maroc Entreprendre, de la Fondation BCP pour la création d'entreprise et de certains groupes privés. L'AFEM est une association indépendante créée en 2000 en vue d'offrir aux femmes chefs d'entreprises un cadre leur permettant de contribuer à l'essor de l'économie nationale, d'encourager l'action entreprenariale féminine, d'orienter, d'encadrer et d'assister la femme entrepreneur dans sa recherche de la compétitivité requise pour toute entreprise. MAP Mardi 18 Décembre 2007 49 - ITER : LA FUTURE ÉCOLE INTERNATIONALE PREND FORME L’école accueillera 1000 élèves âgés de 3 à 18 ans issus de 31 pays différents. ©DR Le projet architectural de la future école internationale de Manosque, destinée à accueillir les enfants du personnel Iter, est achevé. Les premiers coups de pioche démarreront en juin 2008 pour une ouverture en deux temps, en septembre 2009 puis 2010. « Exemplaire ». « Unique au monde ». Lors de la présentation à la presse du projet architectural de la future école internationale de Manosque (qui accueillera les enfants du personnel Iter), les superlatifs ne manquaient pas. « Cette école est fondamentale car la première préoccupation des ingénieurs

Pour que ce journal soit le vôtre et réellement d’informations, faites nous parvenir toutes les brèves que vous souhaitez voir diffuser.

Les autres lettres..

Novembre 2010
Octobre 2010
Décembre 2009
Juin 2009
Janvier 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Aoùt 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Aoùt 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007