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Janvier 2008 (N°55)

Sommaire :

 

ÉDITORIAL : Les pays du sud devront mettre 157 ans pour se rapprocher du niveau de vie de l'Europe : Le Maghreb otage de son arrimage à l’Europe

VIE DU CLUB : World Med’2008

 

 

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – Message de Paul Tholly, "Euromed Capital Forum"

12 - MANAGERS, CADRE DIRIGEANTS, RESPONSABLES D’ENTREPRISE

13 - TROPHEES RSE PACA

14 – Partager le savoir

2 - ÉCONOMIE

21 – Banque mondiale : revue des dépenses publiques en Algérie pour améliorer l’efficacité des investissements

22 - Comparatif des coûts d’envoi d’argent de la France vers la Tunisie

23 - Emiratis et Egyptiens investissent en masse en Algérie

24 - Le processus de développement de l’Algérie pourrait être accéléré en faisant appel aux compétences des cadres algériens expatriés.

25 – ADECI

26 - Le Maroc s’en sort bien à l’OMC

27 - L’Algérie : dix centrales nucléaires à l’horizon 2028

28 - Algérie/Sahara: 300 M EUR pour créer une canalisations d'eau sur 700 km

29 – La boom économique de l'Algérie attire les immigrés

29/1 - PACA : L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE SORT DU BOIS

3 - GÉOPOLITIQUE

31 - Le Maroc invité à être observateur au Conseil de l'Europe

32 - L’Internationalité de Lyon, par Prospective Rhône-Alpes Méditerranée 

33 - Jean-Marie Chevalier : « L’avenir des relations énergétiques méditerranéennes passe plutôt par l’action des entreprises »

34 – Le "discours arabe" de Nicolas Sarkozy, par Gilles Paris

4 - SOCIÉTÉ

41 – Encore plus belle Marseille en 2008 ?

42 - Des femmes aussi diplômées mais moins reconnues que les hommes en PACA

43 - Al Qaïda appelle à des attentats à Paris

44 - LES DROITS HUMAINS EN TUNISIE

45 - L’Algérie va investir 300 milliards de dinars dans le revêtement des routes et le développement de son réseau routier.

46 - Marseille : Euroméditerranée gagne 170 ha

47 - Huit Provençaux sur dix prêts à changer de métier

48 - 1.861 immigrés clandestins morts en tentant de rejoindre l'UE en 2007

49 – Tunisie: premier syndicat de journalistes agrée par le gouvernement

49/1 - Relance de la revue « Al Awan »

49/2 - La complémentarité énergétique entre les deux rives de la Méditerranée

49/3 - Visions et réalités de la précarité en Méditerranée - Publié le 18/01/2008

49/4 - Algérie : la demande de visas en hausse, selon la France

49/5 - Paris souhaite la création d’un centre méditerranéen

49/6 - L’UMA et l’UE jettent « un pont » sur la Méditerranée

49/7 - L’Algérie prévoit la construction de plusieurs stations de dessalement de l’eau de mer à l’horizon 2019 pour renforcer ses capacités de production d’eau.

5 – EUROMED

51 - Sommet des pays de l’Union méditerranéenne le 13 juillet à Paris

52 - Les dessous de l’union méditerranéenne

53 – Union méditerranéenne: Merkel se dit "très optimiste" sur une solution

54 - «L’abordage global pour intensifier la coopération euro-maghrébine»

55 - La Slovénie critique l'Union de la Méditerranée

56 - Instrument européen de voisinage et de partenariat avec l’Algérie

57 - Le Maroc plaide pour une intégration entre l’Europe et le Maghreb 

58 - La Fondation pour le Monde Méditerranéen

59 - L'Institut Marocain des Relations Internationales (IMRI)

59/1 – UE: INAUGURATION DI SIEGE DE L'EUROREGION ALPES-MEDITERRANEE

59/2 - Plan d'action Maroc- Un programme dense et ambitieux Le Royaume est le principal bénéficiaire de l'aide communautaire

6 – CULTURE

61 - Marseille et son actualité musicale 2008

62 - http://www.passage-co.com

63 - Marseille en lice pour être capitale de la culture 2013

64 - Forum euro-méditerranéen des cultures (FEMEC)

65 - Festival d'Aix : plus de 100 rendez-vous au programme

66 - Algérie : L’État du Patrimoine - un Constat Mitigé

7 – HISTOIRE

71 - Les navigateurs indiens auraient sillonné la Méditerranée il y a 2.500 ans (archéologues)

8 – SCIENCES & TECHNOLOGIES

81 - L'école des Mines inaugure son centre de Gardanne

82 - Innovation scientifique et technologique entre la Tunisie et l’Europe

9 – OPINIONS

91 - Réflexion sur l'intellectuel algérien

92 - Algérie : confusions et confessions

93 - ÉLOGE DE LA COMMUNAUTÉ DE DESTIN

94 - Municipales: M. Fillon apporte un soutien appuyé à Gaudin

95 - Algérie : Benbitour analyse la situation socioéconomique du pays

96 - Face à une charte islamique européenne, il faut une résistance laïque et féministe européenne

97 - Les Tunisiens s'inquiètent de l'accord de libre-échange avec l'UE

98 - Près de 4.000 investisseurs troquent l'Algérie pour ses pays voisins

99 - MAGHREB •  Des GI opéreraient en Algérie

 


 

ÉDITORIAL : Les pays du sud devront mettre 157 ans pour se rapprocher du niveau de vie de l'Europe : Le Maghreb otage de son arrimage à l’Europe

Le processus de Barcelone est revenu au devant de la scène régionale, à la faveur d'une étude comparative qui vient d'être effectuée entre les pays de l'Union européenne et ceux de la rive sud de la Méditerranée. Critique vis-à-vis des politiques de coopération envisagée, certes, mais l'étude en question défend toujours la nécessité de conjuguer les efforts sur la consolidation de la coopération dans le cadre du programme Meda, (coopération euro-méditerranéenne). Tout en reconnaissant l'écart entre les deux rives de la Méditerranée, en soulignant notamment que "avec 6 209 dollars de PNB par tête, la région sud est au niveau de l'Europe des années 50. Au rythme actuel, les pays du Sud devront mettre 157 ans pour se rapprocher du niveau de vie de l'Europe, là où l'Irlande a mis moins de 20 ans (…)". Faisant le point de ce processus de coopération, l'étude en question souligne que Barcelone a assaini les finances des pays partenaires de la rive sud. Mais, tout en se faisant attribuer les défis relevés par les économies du Sud même en dehors de la coopération avec l'Union européenne. Ce qui se comprend vite en lisant que "Barcelone a assaini les finances des pays partenaires (…) l'inflation est passée de 20% durant les années 1990 à moins de 5%, la dette publique de 80% à 60% du PIB (…)". La même étude défend également le processus en question en concluant que c'est Barcelone qui a eu à préparer les conditions institutionnelles, légales et commerciales pour garantir le développement et la consolidation de la croissance de la rive sud. Sur la même lancée, il est conclu que c'est le processus de Barcelone qui a servi d'élément catalyseur pour les IDE (investissements directs étrangers) dans la rive sud de la Méditerranée. Sur ce dernier volet, (IDE) la même étude conclut que le processus de Barcelone a contribué au développement des IDE dans la région Meda. Toutefois, il a été explicitement mentionné que les pays de l'est de la rive sud (à savoir le Proche-Orient et la Turquie) ont bénéficié beaucoup plus des IDE en provenance de l'Europe par rapport aux pays du Maghreb. En effet, l'est de la région (Proche-Orient, Turquie) progresse plus vite  que le Maghreb, lequel semble payer son arrimage plus net à un partenaire économique (Europe de l'Ouest) moins dynamique que les partenaires de la Méditerranée orientale (Golfe, Asie, Etats-Unis, pays émergents).La même étude s'interroge sur le rôle de l'accélération des IDE dans une croissance plus forte. Elle estime que le lien entre IDE et développement économique, ou croissance, n'est pas facile à démontrer. La période récente de fort  niveau d'IDE semble correspondre à une phase de stabilisation de la croissance à un niveau respectable (6%), mais il faudra davantage de recul pour s'en assurer.Les IDE apportent certes une contribution directe à l'accroissement de la production, dans la phase de construction de chaque projet comme dans sa phase d'exploitation, mais cela ne représente qu'un pourcentage limité du PNB. Les effets indirects dépendent du multiplicateur (effet de levier) de  l'investissement, donc de l'insertion de l'IDE dans la chaîne locale de valeur (clients, fournisseurs, sous-traitants).Concernant Meda, on peut craindre que la plupart des IDE dans l'énergie (près du cinquième des montants), utilisant des équipements importés et des travailleurs en grande partie étrangers, et exportant des produits souvent peu transformés, apportent peu de valeur ajoutée locale (en dehors de la rente payée par l'opérateur). Idem pour certains formes d'immobilier (résidences secondaires pour les diasporas). Au contraire, l'industrie légère (agroalimentaire, mécanique, mobilier, etc.), bien intégrée aux autres secteurs (mais trop peu représentée dans les IDE) peut démultiplier assez largement ses effets dans l'économie. Un autre aspect est l'accumulation de capital permise par les IDE. Si les dividendes sont réinvestis localement, il est clair que l'investissement étranger fera boule de neige, au bénéfice de la croissance. Or, l'une des faiblesses actuelles des IDE vers Meda est le faible taux de réinvestissement par les firmes étrangères (5 à 10% seulement des IDE sont des "extensions" d'unités existantes, selon l'observatoire Mipo d'Anima.

M. Amani     http://www.lemaghrebdz.com

VIE DU CLUB :

   

La Méditerranée du Monde

Le Club prépare une manifestation WORLD MED’2008 en mai. Le thème retenu est : « 2008, Marseille en Méditerranée ? »

-     Le défi géostratégique 

-     Organisation et calendrier de l’Union Méditerranéenne :

-     Le défi humain 

-     Le défi financier 

-     Le défi de la convergence Union Européenne Union Méditerranéenne.

-     Le défi territorial 

-     Un défi pour Marseille 

Si vous êtes intéressé par la préparation de cette manifestation, un groupe de travail se met en place, contactez lenne@francenet.fr

 

 

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – Message de Paul Tholly, "Euromed Capital Forum"

 

LE CAPITAL INVESTISSEMENT, ACCELERATEUR DE CROISSANCE DANS LES PAYS RIVERAINS DE LA MEDITERRANEE

SAVE THE DATE 24-25 avril 2008 Tunis 2ème Forum Euro-Méditerranéen du Capital Investissement Symposium International

Les principaux thèmes abordés

 

> Situation du Capital Investissement dans les pays riverains de la Méditerranée. Les facteurs d'attractivité de la zone Euromed.

> Stratégie d’investissement des Pays du Golfe : quelle valeur ajoutée pour les pays riverains de la Méditerranée ?

> Entrepreneurs & Capital Investissement : accélérateur de croissance et alternative à l’endettement ? Quelles «success stories» ?

> Levées de fonds, privatisations, IPOs : de nouveaux acteurs, pour quelles performances ?

Forte du succès de la première édition de son Forum, à Lyon en 2005, l’Association Euromed Capital Forum réunira à Tunis quelque 500 professionnels issus de 20 pays riverains de la Méditerranée : acteurs et partenaires du Capital Investissement, investisseurs institutionnels, chefs d’entreprises, dirigeants du monde économique et financier et responsables politiques.

Pour plus d'informations

www.euromed-capital.com v.tahon@siparex.com Tel : + 33 (0)1 53 93 02 23 - Véronique Tahon

12 - MANAGERS, CADRE DIRIGEANTS, RESPONSABLES D’ENTREPRISE

Metavision

vous propose de participer au nouveau GROUPE D’ANALYSE DE PRATIQUES DE MANAGERS Exclusivement réservées aux dirigeants, ces journées mensuelles seront l’occasion de :

- Rencontrer d’autres cadres dirigeants.

- Analyser leurs pratiques, partager des façons de voir et des valeurs.

- Echanger leurs meilleures pratiques, créer des réseaux d’excellence.

- Développer une identité managériale forte.

- Développer leur autonomie, valider leurs décisions.

L’ANIMATEUR Denis Bismuth Coach depuis plus de quinze ans, anime des groupes de co-professionnalisation dans des groupes industriels comme EDF THALES ALCATEL etc.

CE QUE LES PARTICIPANTS EN DISENT

- On a besoin de sortir la tête du guidon pour comprendre ce qui nous arrive Ça permet de poser ses valises.

- C’est vrai qu’on est mieux. 0n est sans doute plus posé, on est plus réfléchis, on renforce effectivement notre rôle de manager.

- Depuis que j’ai participé à ces séances de co-professionnalisation, eh bien je me sens mieux dans mon rôle de manager. C’est très concret je suis beaucoup plus positive. Je me sens moins fautive.

- A chaque fois que je sors de ces séances je me sens plus léger et plus riche en même temps.

- j’ai mieux compris les enjeux de mon rôle de manager par rapport à mon équipe mais aussi dans la rencontre avec les collègues, de ce que l’entreprise attend de moi.

- Ça donne du courage, de la confiance en soi, même si on retourne ensuite dans nos difficultés !

- Je préfère ça au coaching ça permet de partager avec d’autres, connaître d’autres gens, souffler.

Venez participer à une demi- journée gratuite 27 février 2008 14h à 17 h et sans engagement dans les locaux du 565 Avenue du Prado 13008 Marseille

Renseignements et inscriptions : Office Prado 565 Av du Prado 13008 Marseille. 04 91 71 80 99 ou Denis Bismuth courriel denis.bismuth@metavision.fr ��06 87 47 39 17

13 - TROPHEES RSE PACA

qui seront les lauréats de la 3ème édition ?

Venez  le découvrir le jeudi 31 janvier 2008 à 19h à l‚Auditorium du Parc Chanot de Marseille

en présence des acteurs de la RSE, des partenaires et des syndicats

Présentation au cours de la soirée du projet GAP, prochaine ville olympique pour des jeux respectueux de l‚environnement et diffusion d‚un film sur l‚intégration des messages de développement durable dans la communication publicitaire.

Théâtre et musique s‚inviteront à cette occasion au Palais des Congrès avec la troupe Citron Banane et la présence sur scène d‚un groupe détonant de musiciens, Success. Un cocktail dînatoire sera offert à l‚issue de la remise des Trophées.

FORUM INNOV‚ RSE PACA

Rencontres professionnelles pour échanger et s‚informer

Vendredi 1er février 2008 de 9h à 18h

2 conférences plénières, 4 ateliers, des exposants, des experts nationaux

pour tout savoir sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises

INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT

Avec le coupon réponse joint

ou sur www.rsepaca.com <http://www.rsepaca.com>

14 – Partager le savoir

Vous avez participé antérieurement à une des trois conférences Partage du Savoir en Méditerranée, organisées par l’AFAS. Nous avons le plaisir de vous faire savoir aujourd’hui que ces activités sont poursuivies par la Fondation Partager le Savoir, fondée à Genève en 2006 par Robert Klapisch. Cette fondation vient d’ailleurs de se doter d’un site Internet à l’adresse www.partager-le-savoir.org ou www.sharing-knowledge.org 

Notre prochaine conférence, Partage du Savoir en Méditerranée (4), aura lieu à Chania (Crète) les 7, 8 et 9 avril 2008 et sera accueillie par l’Institut d’Etudes Agronomiques Méditerranéennes Avancées. Son programme sera bientôt disponible sur le site de la Fondation.

Si vous êtes intéressé à participer à cette conférence et/ou recevoir des informations sur nos autres activités pour 2008, veuillez nous le

faire savoir à  info@partager-le-savoir.org  Dans l’attente du plaisir d’avoir de vos nouvelles, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour l’année 2008 et vous adressons nos salutations les plus cordiales.

Secrétariat de la Fondation Partager le Savoir

2 - ÉCONOMIE

21 – Banque mondiale : revue des dépenses publiques en Algérie pour améliorer l’efficacité des investissements

La Banque mondiale a réalisé une Revue des dépenses publiques (RDP) pour la période d’octobre 2005 à 2006. Un atelier de haut niveau s’est tenu à Alger les 11 et 12 juillet 2006 pour la présentation des recommandations principales de la RDP.

La RDP fait une analyse approfondie de la gestion fiscale et de la qualité des investissements publics sous le programme complémentaire de soutien de la croissance (PCSC) autour des cinq objectifs suivants :

 

1. Évaluer la pérennité fiscale dans le contexte du stimulus fiscal que l’important PCSC représente ;

2. Définir des hauts standards techniques pour la gestion des investissements publics ;

3. Tirer des leçons du présent processus de réforme et de modernisation budgétaire afin d'accélérer la mise en place générale, la surveillance et l’évaluation des projets PCSC ;

4. Appuyer la préparation d’un Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) ; et

5. Améliorer l’efficacité et l’économie des investissements dans quatre secteurs clés, notamment les transports et les travaux publics, l’eau, l’éducation et la santé.

Diagnostic

La RDP estime que le PCSC est financièrement viable à moyen terme. Le budget fiscal peut temporairement soutenir de larges augmentations des investissements publics sur la période 2005-2009 avec cependant trois mises en garde :

1. Premièrement, les autorités devront prendre soin de limiter les augmentations dans les dépenses courantes dérivées des investissements PCSC.

2. Deuxièmement, le PCSC devra être mis en œuvre graduellement, durant toute la vie du projet. En effet, le fait de se limiter au financement des projets peut engendrer des dépenses inutiles et de la corruption.

3. Troisièmement, lorsque le PCSC touchera à sa fin, les autorités devront adopter des actions concrètes afin de revenir à un niveau de dépense viable à moyen terme.

La RDP conclut aussi que l’Algérie a fait d’important progrès en matière d’éducation publique et de santé. A l’exception de la mortalité maternelle, l’Algérie pourra certainement atteindre tous ses objectifs de développement du millénaire (ODM). Cependant, la RDP identifie plusieurs faiblesses dans le cadre institutionnel, l’efficacité sectorielle et l’économie de l’investissement public :

Le système national d’investissement public a besoin d’être modernisé. Des projets «majeurs» requièrent une supervision spécifique de la part d’une agence spécialisée. La réforme budgétaire, un outil essentiel dans la mise en place du PCSC progresse mais très lentement. En général, le niveau de compétences techniques du personnel en charge de l’exécution des projets est faible et il est improbable que ce niveau s’améliore dans un avenir proche. Les Wilayas et autres institutions de gouvernement locales affichent les mêmes lacunes.

• Une faible efficacité de l’investissement public découle principalement d’une qualité de projet inégale. Les projets d’envergure ne sont souvent pas conformes aux standards techniques minimes et peu, voire aucun suivi n’est effectué étant donné qu’aucune base de données centralisées des projets PCSC n’existe. En général, ceci donne lieu à des objectifs de projets seulement partiellement réalisés. Plusieurs projets ne devraient même pas être poursuivis. Ces problèmes sont intensifiés par une allocation de ressources trop grande par rapport à la capacité d’absorption locale.

• Alors que les coûts initiaux sont pour la plupart sous-estimés, les coûts finaux sont, à l’inverse, très souvent surestimés. C’est pourquoi la faiblesse de la capacité d’absorption induit des risques considérables de coûts trop élevés. Jusqu’ici, l’investissement privé dans les projets d’infrastructures publiques demeure limité. Des problèmes plus spécifiques de mise en œuvre apparaissent comme communs à tous les secteurs. En effet, un taux de couverture mal réparti et une faible qualité de services, en particulier entre les communes pauvres et rurales persistent. La plupart des stratégies sectorielles (excluant l’éducation) sont obsolètes, une situation qui mène à des concentrations stratégiques du PCSC implicitement biaisées envers les projets de construction d’infrastructure. Des cadres institutionnels hautement fragmentés demeurent dans plusieurs ministères clés, spécifiquement dans le domaine de la santé et de l’eau. Le déficit de budgets de maintenance, surtout pour les vastes projets d’infrastructure (les routes et travaux publics), est très onéreux. Cependant, il existe plusieurs possibilités de redressement des coûts considérables dans le domaine des barrages, de la construction d’écoles, de l’équipement médical et de la gestion pharmaceutique.

Recommandations principales

Des mesures doivent être adoptées pour corriger les faiblesses du système d’investissement public. Ainsi, la RDP recommande de travailler sur trois piliers de la réforme institutionnelle :

1. La restructuration du système national d’investissement public. Un système amélioré d’investissement public devrait s’éloigner d’une approche “projet par projet” pour épouser une approche sectorielle s’étendant sur plusieurs années et où les projets sont sélectionnés sur la base d’une stratégie sectorielle mise à jour. Les projets d’investissements devront embrasser les standards minimaux et être financièrement efficients, faute de quoi ils ne devraient pas être approuvés. Les équipes des ministères et des agences responsables de l’exécution des projets devront être formés, et leurs effectifs devront augmenter. De nouvelles normes devront diriger les investissements des Wilayas et les autres instances de gouvernement locales.

2. Le nouvellement créé CNED (Caisse Nationale d’Equipement pour le Développement) devrait jouer un rôle central pour que les priorités sectorielles des projets “majeurs” et que leurs standards techniques minimes soient respectés. Une base de données centrale des projets “majeurs” PCSC devrait être créée pour suivre et contrôler avec précision les évolutions.

3. La modernisation de la gestion budgétaire devra s’accélérer.

Le reclassement budgétaire économique devrait être complété, comme prévu, ainsi que la soumission au Parlement d’une nouvelle loi budgétaire constitutionnelle en 2007. Les CMDT sectoriels et les budgétisations basées sur la performance en préparation pour cinq ministères pilotes en 2006, devront être testés en 2007 avant leur généralisation à travers le reste du gouvernement central. L’informatisation du budget devra être prête en 2008 afin de l’introduire l’année suivante.

La RDP cible aussi des défis clés dans d'autres secteurs :

• Le secteur des transports et des travaux publics devra porter une plus grande attention à la maintenance des routes, surtout celles des wilayas et des communes. L’investissement ferroviaire devra être reconsidéré en tenant compte de l’analyse récente entre le rôle économique des transports ferroviaires et l’avantage comparatif dont les routes bénéficient dans plusieurs endroits. Les réformes institutionnelles devront assurer la coordination du travail entre les autorités de l’aviation civile et portuaire tout en mobilisant le financement privé. Des contrats basés sur les performances devront être utilisés ainsi que le redressement des coûts lorsqu’il est économiquement justifié.

• Les priorités globales en terme d’éducation doivent être dirigées vers l’inspection des mécanismes de standards de référence afin de mieux suivre la qualité de l’éducation écolière ; d’accroître les dépenses par écolier en terme d’entrées pédagogiques ; de revoir les normes physiques de la construction d’écoles ; et de mieux cibler les subventions à l’éducation des familles les plus démunies.

• Le système de santé Algérien devra finaliser la création d’une stratégie complète et sectorielle ; accroître le budget dédié aux besoins en santé primaires et secondaires ; renforcer le budget des ressources humaines dans les institutions de la santé, en particulier pour ceux en charge de l’investissement des projets et des technologies de l’information ; développer un nouveau système contractuel entre la sécurité sociale et les hôpitaux ; et réformer, d’urgence, la gestion de l’équipement médical et pharmaceutique.

(Source : Banque mondiale)

22 - Comparatif des coûts d’envoi d’argent de la France vers la Tunisie

2007-12-31

Les migrants envoient régulièrement des sommes importantes économisées sur leurs revenus, à leur famille restée dans leur pays d’origine. Si chaque transfert est d’un montant assez faible (évalué en moyenne à 200 €), leur cumul atteint des sommes très significatives par rapport aux économies des pays d’origine.

Ces transferts peuvent être opérés de façon formelle à travers les établissements bancaire ou des sociétés de transfert agréées de type Western Union, ou de façon beaucoup plus informelle, de la main à la main.

Le coût pris par les intermédiaires institutionnels et la complexité des procédures pour chaque transfert officiel peut expliquer en grande partie la tentation de passer par des circuits personnels et informels.

L’Agence française de développement (AFD) a été chargée par le Comité interministériel pour la coopération internationale et le développement (CICID) de mettre en œuvre un "Observatoire des coûts d’envoi d’argent à l’étranger" à l’usage des populations immigrées en France.

L’AFD a donc mis au point un site internet permettant de comparer le coût et les conditions des transferts d’argent entre la France et cinq premiers pays : la Tunisie, le Maroc, le Sénégal, le Mali et les Comores. Cette liste pourra être étendue à une douzaine de pays si le besoin s’en fait sentir.

L’objectif du service rendu est de donner au public concerné la possibilité de choisir librement et le plus objectivement possible l’établissement financier et le moyen de transférer une partie de son épargne dans des conditions optimales de sûreté, de rapidité et de coût.

Cette information doit permettre une amélioration des conditions de transfert en incitant les migrants à utiliser les canaux formels qui offrent des garanties de sécurité et qui facilitent par ailleurs la mobilisation et la valorisation des fonds transférés dans le pays d’origine.

Naissance de l’Observatoire des coûts d’envoi d’argent à l’étranger

Présentation du site www.envoidargent.org

Le site www.envoidargent.org comporte les informations suivantes :

- Une page d’accueil précisant la vocation de l’observatoire et son mode d’utilisation.

- Une présentation générale des établissements financiers concernés :

- Une présentation des différents types de transferts :

- Un comparateur des coûts sur plusieurs types d’opérations

- Les conditions de transferts pratiqués par les établissements financiers, exposées sous leur responsabilité de la manière suivante.

- une grille de tarification échelonnée selon trois montants de transferts : 100€, 300€, 500€.

- les délais et les garanties offertes pour le transfert,

- une cartographie indiquant l’implantation des établissements financiers dans les pays récepteurs.

www.envoidargent.org

Source: site Ambassade de France en Tunisie

23 - Emiratis et Egyptiens investissent en masse en Algérie

Lundi 31 décembre 2007.

L’Algérie est aujourd’hui un pays en pleine effervescence, et le champ de l’investissement ne cesse d’apporter ses fruits au vu des entreprises étrangères qui s’y installent et développent des succursales à travers tout le pays.

Sachant que le développement économique de l’Algérie a connu une accélération significative au cours des cinq dernières années, avec une croissance exceptionnelle digne des pays émergents, les investisseurs, notamment émiratis et égyptiens, se bousculent au portillon. En effet, les investissements arabes en Algérie ont atteint cette année 35 milliards de dollars. Le groupe Emaar compte investir à lui seul, 25 milliards de dollars. Autrement dit, notre pays compte atteindre 40 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2008. Il faut dire que l’Algérie compte sur les investisseurs arabes pour booster un peu plus l’économie nationale en pleine mutation, d’autant plus que les opérateurs européens se sont limités à l’investissement dans les hydrocarbures, cela au moment où l’Algérie cherche à sortir de sa dépendance du pétrole.

Pour leur part les Emiratis réaffirment de plus en plus leur volonté d’investir en Algérie. Ces derniers s’intéressent de près à l’agriculture et l’industrie tout en gardant un intérêt tout particulier pour les services. Pour ce qui est du groupe de l’immobilier Emaar, celui-ci prévoit la restructuration de la gare Agha", au centre d’Alger, qui devra accueillir 80 000 voyageurs par jour avec un hôtel, un centre commercial et trois tours de bureaux de 9, 15 et 18 étages. En second lieu, la baie d’Alger, considérée comme l’une des plus belles du monde, aura des marinas, des canaux, plus de 4 kilomètres de front de mer, des hôtels luxueux, des bureaux et des appartements haut standing, ainsi qu’une "cité technologique" dans la nouvelle ville de Sidi Abdelah. En attendant la réalisation des grands projets initiés par le groupe émirati tel Emaar, et le groupe Moubadalate qui projette de réaliser une usine d’aluminium à Beni Saf avec un investissement de 5 milliards de dollars, c’est au tour d’un autre groupe, El Qudra, de venir prospecter les opportunités d’investissement en Algérie.


Pour que ce journal soit le vôtre et réellement d’informations, faites nous parvenir toutes les brèves que vous souhaitez voir diffuser.

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