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Février 2008 (N°56)

Sommaire :

 

ÉDITORIAL : "L'Union méditerranéenne" de Nicolas Sarkozy est morte

VIE DU CLUB : PENSEZ À VOTRE ADHÉSION 2008 AU CLUB DE MARSEILLE !

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – Les Journées Méditerranéennes de l'Industrie

12 – UNE UNION POUR LA MEDITERRANEE, POURQUOI FAIRE ET COMMENT ?

13 - la IVème conference femip

14 - 2e Forum Euro-Méditerranéen du Capital Investissement :

15 - Forum annuel économique de REAGE, le 15 mars prochain

16 - Le 5+5 Tourisme aura lieu les 15 et 16 mai

2 - ÉCONOMIE

21 - PARTENARIAT D'ENTREPRISES ET COMPAGNONNAGE INDUSTRIEL EN MEDITERRANEE

22 - Les entreprises françaises continuent à délocaliser en Tunisie

23 - Le portail des acteurs économiques du PACA, 1er pôle d’intelligence en Méditerranée

24 - Tunisie – Union européenne : Les faiblesses de l’accord d’Association selon les Tunisiens

25 - Pistes pour se soustraire à la pauvreté au Maroc

26 - L’Algérie et l’AFD lancent Optimexport

27 - En 2007, les investisseurs ont préféré Marseille à Lyon

28 - Microfinance :

29 - Tunisie : la progression du projet de l'interconnexion du Maghreb

29/1 – ANIMA

29/2 – Système financier Le Maroc a entamé une réforme ambitieuse

29/3 – Saadé l'armateur se dit prêt à renflouer la Générale     

29/4 - Bruxelles - Selon des experts algériens : “La libéralisation de la circulation des capitaux ne bénéficie pas à certaines économies”

3 - GÉOPOLITIQUE

31 - Municipales: Gaudin et Guérini rêvent pour Marseille d'un destin barcelonais

32 – 19ème anniversaire de la création de l'UMA

33 - Relations Sud-Sud : La ferme volonté de Rabat et de Tunis de conférer un nouvel élan

34 - L'ALGERIE, LA TUNISIE, LE MAROC ET LA MAURITANIE ET LA MENACE D'EL QUAIDA

35 - La coopération entre l’Algérie et la France est appelée à se renforcer

4 - SOCIÉTÉ

41 – TROPHEE RSE PACA : st Microelectronics remporte le Grand Prix 2008

42 - Naissance d’un réseau de femmes journalistes méditerranéennes

43 - Un rapport sur le système éducatif au Maroc

44 - Islam et libertés, un débat au Maroc

45 - Des journalistes femmes des deux rives de la méditerranée en conclave à Barcelone

46 - L'école de la 2e chance de Marseille, la première du genre, a dix ans

47 - Soheib Bencheikh. Directeur de l’Institut des sciences islamiques de Marseille

48 - Marseille fait pousser des tours sur le port 

49 - Municipales à Marseille: la diversité à petits pas sur les listes

5 – EUROMED

51 - Macroéconomie : Le Maroc évalue la politique de voisinage avec l’UE

52 – Sarkozy et Merkel à fleurets mouchetés sur l'Union Méditerranée

53 – Paris ne reviendra pas sur l’Union méditerranéenne

54 - L'Union de la Méditerranée se fera par le bas

55 - Sommet pour l'Union Méditerranée en juillet, mais sans l'Allemagne

56 – L’Union pour la Méditerranée rattrapée par le Proche-Orient

57 – Perspectives européennes : 2008, année d'incertitudes

58 - Presse : l’UE finance des projets en Algérie

59 - En visite à Berlin, Henri Guaino ne convainc pas les Allemands

59/1 - La finance au coeur de l'Union méditerranéenne

59/2 - Alain Le Roy : «L’Union pour la Méditerranée a de beaux jours devant elle»

59/3 - La France modère ses ambitions pour l'Union méditerranéenne

59/4 - Le prochain sommet franco-allemand reporté

59/5 - “Une Union pour la Méditerranée, pourquoi faire et comment ?”

59/6 - "Faire de la Méditerranée une passerelle d’échanges"

59/7 - "L'Union méditerranéenne" de Nicolas Sarkozy est morte

59/8 - Exit l'Union méditerranéenne. La France veut désormais une Union pour la Méditerranée

59/9 – Parisot, Sarkozy, la Tunisie et le projet de l’Union méditerranéenne !

6 – CULTURE

61 - Culture : Marseille enfile le maillot de Liverpool

62 - L’Algérie aux Algériens

7 – HISTOIRE

71 - Ibn Khaldoun. La vie, la pensée et les manuscrits du plus grand philosophe et historien du monde musulman sont présentés dans le cadre

d’une exposition égypto-espagnole.

72 - La méditerranée - Tome I :

73 - L’Europe et la Méditerranée, récit d’une ambition

8 – SCIENCES & TECHNOLOGIES

81 - Le projet géant de Suez dans le solaire

82 - Présentation du projet MEDINA : Réseau Méditerranéen sur les technologies et les innovations pour l'alimentation.

83 - 29/30 janvier 2008 :6 Prix Nobel réunis pour l’inauguration du Centre microélectronique de Provence Georges Charpak

84 - Tunisie: les Ecoles doctorales

85 - La région PACA met en avant son esprit TIC

86 - FEU VERT POUR LE PLUS GRAND PARC EOLIEN DE PROVENCE

9 – OPINIONS

91 - L'Algérie et le Maroc : la course d'armement et ses conséquences

 

 

PENSEZ À VOTRE ADHÉSION 2008 AU CLUB DE MARSEILLE ! Voir vie du Club


EDITORIAL : "L'Union méditerranéenne" de Nicolas Sarkozy est morte

Le projet français d'"Union méditerranéenne" a cédé la place à l'"Union pour la Méditerranée", un glissement sémantique indiquant que Paris a modéré ses ambitions pour rassurer ses partenaires européens.

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, s'est efforcé de désamorcer ce dossier explosif à quelques mois de la présidence française de l'UE, au second semestre de 2008.

"Il n'y a pas d'Union méditerranéenne", a-t-il déclaré lors d'un colloque à Bruxelles, en avançant la nouvelle appellation d'"Union pour la Méditerranée" - "un glissement sémantique qui n'est pas neutre", a-t-il fait valoir.

Les pays d'Europe du Nord, notamment l'Allemagne, sont en effet partis en guerre contre l'idée originale du président Nicolas Sarkozy, qui avait proposé de créer une union regroupant exclusivement les pays riverains de Mare Nostrum.

"On ne peut pas faire en sorte que certains s'intéressent à la Méditerranée et d'autres à l'Ukraine", a fait valoir la chancelière allemande Angela Merkel il y a un mois devant une convention de l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy.

Les Allemands et leurs alliés étaient en outre outrés à l'idée de voir la France lorgner les fonds communautaires d'aide aux 12 pays du sud de la Méditerranée pour financer son projet, alors que le "processus de Barcelone" impliquant les Vingt-Sept et les "Douze" existe depuis 1995 déjà.

UN PROJET QUI RÉTRÉCIT AU LAVAGE

Les diplomates bruxellois ne cachent pas leur mécontentement devant le projet de lancement de l'initiative le 13 juillet à Paris, avec quelques pays seulement, avant d'élargir le forum à tous les membres de l'UE le lendemain, jour de la fête nationale française.

Un responsable allemand confirme que l'irritation de Berlin sur ce dossier est réellement à l'origine du report au 9 juin du sommet franco-allemand initialement prévu le 3 mars en Bavière, même si la France l'impute à un problème d'emploi du temps.

Jean-Pierre Jouyet s'est efforcé mardi d'arrondir les angles au sujet du projet français, porté notamment par le conseiller spécial du président français Henri Guaino, et qui rétrécit au lavage.

"Nous devons le faire en associant pleinement tous les pays de l'Union européenne qui souhaitent s'associer à l'aventure", a-t-il expliqué mardi, en assurant qu'il ne s'agissait que de "compléter et enrichir" le processus de Barcelone.

Il n'est pas question de siphonner des fonds, a-t-il affirmé, car "dès lors qu'il y a recours à des financements communautaires, cela ne peut se faire en dehors des règles de l'Union européenne".

"Je suis pour ma part optimiste sur le fait qu'avec nos partenaires, et en particulier avec nos amis allemands, nous trouverons un accord sur les modalités", a-t-il dit.

"Si, à l'occasion de notre réunion qui sera organisée sur la Méditerranée (...) nous donnons l'impression à nos partenaires, notamment allemands, de vouloir privilégier une union à côté d'une autre, nous aurons beaucoup de mal à conserver la crédibilité de la présidence française", avait-il déjà estimé dans une interview récente au Figaro.

QUELQUES PROJETS

Sa ligne l'a visiblement emporté et les émissaires français se sont efforcés lors de leurs contacts avec les capitales européennes de démontrer que le message était passé.

Les émissaires français se sont voulus rassurants à l'égard de la Turquie, qui ne veut pas que l'Union méditerranéenne soit une alternative à son adhésion à l'UE - que refuse Sarkozy -, ce qui a permis de désamorcer l'hostilité britannique.

Israël, qui craignait de voir ses liens bilatéraux avec l'Union dissous dans un grand "machin", a obtenu l'assurance qu'il n'en serait rien et Paris a accepté de modifier l'appellation du projet en "Union pour la Méditerranée".

L'Espagne et à l'Italie, qui se sont déclarées favorables en principe aux idées de Sarkozy, ont oeuvré en coulisses pour que toute l'Union européenne soit impliquée dans le projet.

La proposition de créer jusqu'à neuf agences supplémentaires et une banque méditerranéenne semble également céder du terrain.

Même si le processus de Barcelone n'est pas le succès escompté lorsqu'il avait été lancé au lendemain de la signature des accords d'Oslo entre Palestiniens et Israéliens, personne ne veut jeter le bébé avec l'eau du bain.

Le modèle pour l'Union pour la Méditerranée pourrait être le Conseil des Etats de la mer Baltique, créé en 1992, qui comprend des pays de la région non membres de l'UE, comme la Russie, la Norvège et l'Islande.

Ce Conseil permet d'améliorer la coopération régionale sur des projets pratiques, avec un petit secrétariat. Certains pays de l'UE, comme l'Allemagne, y ont le statut d'observateur.

Jouyet a lui-même estimé qu'il fallait, au sein de l'Union pour la Méditerranée, "se concentrer sur trois à cinq projets, pas plus", comme les transports ou l'énergie.

26/02/2008 Reuters

VIE DU CLUB :

PENSEZ À VOTRE ADHÉSION 2008 AU CLUB DE MARSEILLE !

Pour ceux qui n’ont pas acquitté leur cotisation de 20 Euros lors du dernier trimestre 2007, vous pouvez adresser votre chèque libellé à l’ordre du Club de Marseille à l’adresse suivante :

Club de Marseille

Institut de la Méditerranée

Palais du Pharo

58, boulevard Charles Livon

13007 MARSEILLE

Vous pouvez également mettre à jour votre fiche de renseignement :

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1 - ÉVÉNEMENTS

11 – Les Journées Méditerranéennes de l'Industrie

17 et 18 juin 2008 - France, Marseille, Parc Chanot Développez votre business sur les marchés du Maghreb !

Les grands donneurs d'ordres et partenaires du Magrheb, porteurs de projets identifiés pour l' Algérie, le Maroc et la Tunisie, seront présents aux Journées Méditerranéennes de l'Industrie, convention d'affaires et de partenariat (avec rendez-vous programmés), dans le secteur de l'industrie.

Les JMI sont soutenues par la présence de  : CCI Marseille Provence, Ubifrance, la Coface, l'UIMM, l'ONUDI, la DRCE, l'ADECI, l'APEX, PROCAMEX.
Contact : Estelle BRANDARIZ-DUFOSSE

Téléphone : 06 71 43 22 75 Site : http://www.jmindustrie.com

12 – UNE UNION POUR LA MEDITERRANEE, POURQUOI FAIRE ET COMMENT ?

Paris - UNESCO, 28, 29 et 30 mars 2008

Toutes vos questions : info@forumdeparis.org

04/02/2008 Projet de programme

19, rue de la Pompe 75016 Paris

Tel : 01 45 04 60 20/21 Fax : 01 45 04 60 30

E-mail : info@forumdeparis.org – Site : www.forumdeparis.org

Mare nostrum, « berceau de la civilisation », « espace de paix et de coopération » : le discours sur la Méditerranée est le plus souvent lyrique et convenu. La réalité est plus terne que les proclamations de foi. Le bassin méditerranéen est divisé entre une rive stable, prospère et démocratique, et une rive qui n’est rien de tout cela. Il est parcouru par des courants migratoires massifs et anarchiques, rendus inévitables par un différentiel économique énorme et un formidable déséquilibre démographique. Et il est travaillé par un intégrisme religieux agressif, qui s’alimente aux sources du despotisme, de systèmes éducatifs déficients et de la misère.

Or, tout le monde comprend, et depuis longtemps, que ces disparités sont grosses de malheurs. La solidarité entre les deux mondes méditerranéens n’est pas seulement un commandement moral ; c’est la condition d’un avenir acceptable pour tous. Pour ne prendre qu’un exemple, mais combien significatif : l’Europe a désespérément besoin de main d’œuvre, les pays du Sud sont incapables de donner du travail à une jeunesse pléthorique et désœuvrée, que la frustration rend perméable aux mots d’ordre des fanatiques.
Mais comment maîtriser le nécessaire flux migratoire sans un minimum de formation, sur place, que seule une coopération internationale serait en mesure d’assurer ?

Bref, la géographie et l’histoire ont créé l’écrin d’une civilisation commune ; les impératifs de la mondialisation imposent les cadres d’un développement partagé.

C’est bien ce constat de bon sens qui avait conduit naguère à la mise en place du Processus de Barcelone. Comme on sait, cela n’a pas été un franc succès. Avec le recul, on voit bien pourquoi.

Amorcé en pleine euphorie du processus d’Oslo, alors que l’on croyait gagnée la bataille de la paix au Proche-Orient, il lui a fallu se déployer dans une atmosphère de conflit exacerbé par la deuxième Intifada. Trop ambitieux dans ses objectifs, visant à embrasser la totalité des aspects d’une relation infiniment complexe, il s’est perdu dans le gouffre des inégalités entre Nord et Sud, les deux s’enfermant dans une relation déséquilibrée qui interdisait tout véritable partenariat. Enfin, trop large dans son extension géographique, il a cherché à impliquer d’emblée l’ensemble des pays de l’Union européenne, riverains de la Méditerranée comme États éloignés du théâtre méditerranéen et naturellement tournés vers une Europe orientale qui s’impatientait déjà aux portes de l’Union.


Il faut donc changer de méthode, en tirant les leçons de l’échec (relatif) de Barcelone et en prenant appui sur ses acquis. Il faudra sans doute mieux délimiter les aires géographiques d’action ; mettre en place des partenariats véritables, en tenant compte des intérêts et traditions des partenaires, et impliquer davantage les sociétés civiles ; définir avec plus de rigueur des objectifs précis, à court terme, avec obligation de résultats.

Pourquoi ne prendrait-on pas pour modèle la « méthode communautaire » qui a si bien réussi à l’Europe aux premiers pas de son propre processus d’unification ?
Ainsi, intelligemment conçue et mise en chantier avec l’audace et la prudence nécessaires, l’Union de la Méditerranée, dont l’idée a été lancée par le Président de la République dans son discours du 6 mai 2007, est le grand chantier dont l’espace méditerranéen a besoin.

Le Forum de Paris est le cadre naturel d’une large réflexion sur ce projet, les conditions de sa réussite, ses contours et ses contenus. Travaillant depuis une décennie sur les relations Nord-Sud et ayant acquis une expertise reconnue dans l’organisation d’événements impliquant les acteurs sociaux du dialogue méditerranéen – décideurs politiques, chefs d’entreprise, syndicalistes, intellectuels, journalistes -, le Forum veut mettre son savoir-faire, fruit d’une expérience déjà ancienne, ainsi qu’un remarquable réseau d’amis, au service d’une idée qui constitue depuis sa naissance sa propre raison d’être.

UNE UNION POUR LA MEDITERRANEE, POURQUOI FAIRE ET COMMENT ? Paris – UNESCO, 28, 29 et 30 mars 2008

Vendredi 28 mars 2008

18h00 Séance officielle d’ouverture Conférence inaugurale

Jacques ATTALI

Samedi 29 mars 2008

9h30 - 11h00 Sessions

Session 1. Une vision méditerranéenne de la régulation des flux migratoires (9h30-11h)

Comme on sait, la question des flux migratoires en Méditerranée est l’une des plus difficiles, des plus tragiques aussi, que les États riverains ont à traiter. Les mesures de police n’y suffiront pas. C’est une politique globale qu’il s’agit de mettre en oeuvre, où l’éducation des jeunes générations et le développement créateur d’emplois dans les pays d’émigration, ainsi que les besoins en main d’oeuvre des pays d’immigration, doivent être pris en compte. Or, il semble évident que les solutions ne sont pas nationales, ni même européennes. Elles passent par une coopération à l’échelle de la Méditerranée.

Session 2. Pour une politique de la ville et de l’aménagement du

territoire en Méditerranée (9h30-11h)

Mégapoles tentaculaires et anarchiques d’un côté, banlieues « sensibles » et ghettos urbains de l’autre, problèmes de logement, de circulation, de pollution partout, l’aménagement de la ville est un enjeu politique et économique majeur sur les deux rives de la Méditerranée. On réfléchira ici sur les modèles de coopération possible pour l’aménagement du territoire en général et de la ville en particulier, notamment sur les modalités de l’association des pouvoirs publics et des principaux acteurs de la société civile : entrepreneurs, centres de recherche, urbanistes, architectes.

Session 3. Autour de la sécurité en Méditerranée (9h30-11h)

En Méditerranée plus qu’ailleurs, il est sans doute difficile de se mettre d’accord sur une définition unique du terrorisme. Bien sûr, les professionnels de la lutte antiterroriste des deux côtés de la Méditerranée ne s’embarrassent pas de définitions théoriques : eux savent reconnaître la bête dès qu’elle pointe le bout du museau. Il serait intéressant de passer en revue l’état de la coopération entre polices, services et appareils judiciaires, et réfléchir aux moyens de la renforcer. Mais ce combat-là relève-t-il uniquement des outils classiques de la police, du renseignement et de la justice ? Il faut aussi élargir le concept de sécurité pour englober la sécurité des personnes mais aussi des échanges culturels, économiques.

11h30 – 13h00 Séance plénière I

« Qui a besoin d’une Union pour la Méditerranée ? »

À première vue, les riverains, ceux du Sud, mais aussi ceux du Nord. À en juger par les réactions des uns et des autres, c’est plus compliqué que cela. Certains craignent une initiative purement française, d’autres se demandent si le terme même d’union n’est pas trop ambitieux eu égard aux disparités entre le Sud et le Nord et la quasi absence de relations économiques entre États du sud, d’autres enfin s’estiment exclus d’un projet qui semble réservé aux seuls Méditerranéens. Faut-il donc continuer sur la lancée du processus de Barcelone, ou imaginer une Union de la Méditerranée où seuls les Méditerranéens seraient partie prenante ? Et de quelle manière ? Faut-il importer en Méditerranée la méthode européenne dite des « coopérations renforcées » ? Et, dans ce cas, quel statut imaginer pour ceux qui n’auraient pas vocation à participer au « premier cercle » ?

14h30 – 16h00 Séance plénière II

« La Méditerranée, un enjeu stratégique »

La Méditerranée est, depuis la haute Antiquité, le carrefour de tous les dangers et de toutes les convoitises. Si la fin de la guerre froide a semblé pour un bref moment assurer la domination sans entraves des États-Unis, l’affaiblissement de la puissance américaine consécutive à l’affaire irakienne, la résurrection, à relents de guerre froide, de la puissance russe, l’émergence d’un « arc chiite » sous domination iranienne, le terrorisme international et régional, la persistance de foyers de tension en Méditerranée orientale, dans le Caucase et dans les Balkans, tout cela fait de la Méditerranée une région de haute intensité stratégique. L’Union pour la Méditerranée pourrait-elle être l’amorce d’un système de sécurité régional ?

16h30 – 18h00 Séance plénière III

« L’Etat de droit en Méditerranée »

C’est la question épineuse de la démocratie en Méditerranée qui est posée ici. Le choix des mots est important : si nous préférons « État de droit » à « démocratie », c’est parce que le premier est plus aisé à définir, alors que le second a des relents de ce « Nouveau Moyen-Orient » cher au Président Bush et risque de servir de repoussoir. Mais ce n’est pas uniquement une affaire de mots. Une question essentielle est de savoir s’il faut attendre que tout le monde se soit mis « au niveau démocratique » requis par les critères de Copenhague pour faire de la politique ensemble, ou, au contraire, si faire de la politique ensemble n’est pas la condition requise pour assurer partout à terme l’État de droit. Une autre est de définir un minimum acceptable par tous.

Dimanche 30 mars 2008

« L’Union pour la Méditerranée, contours, contenus, outils »

En prolongement de la première, cette seconde journée cherchera plus particulièrement à cerner au plus près la nouvelle entité. C’est une tâche difficile, mais il convient de se rappeler que l’Union européenne elle-même, vieille d’un bon demi-siècle déjà et fédérant des nations censément proches par leur culture et leur histoire, n’a pas encore défini sa finalité institutionnelle, ni ses frontières, ni même le contenu de son projet.

9h30 – 11h00 Sessions

Session 1. L’Union par l’éducation, la culture et la coopération

scientifique (9h30-11h)

Si l’énoncé se suffit à lui-même, il n’en est pas de même de ses modalités. De ces trois notions, la coopération scientifique, obéissant en principe à des critères universels, est en principe la plus facile. Encore faut-il mettre en place les conditions d’une véritable coopération scientifique, notamment des institutions d’enseignement supérieur compétitifs, des bourses et un minimum de liberté de circulation. Mais les deux autres sont autrement compliquées. Rien de plus disparate enter les deux rives de la Méditerranée que la culture, et l’éducation qui en est tributaire. Comment imaginer dès lors une Union de la Méditerranée qui respecte cette diversité, tout en trouvant des terrains d’entente communs ?

Session 2. Vers une Méditerranée de l’énergie et de l’environnement

(9h30-11h) Ce n’est pas un hasard si ces deux thèmes sont ainsi liés. Une des idées fortes du colloque que le Forum de Paris a consacré l’an dernier à l’Europe a été de reprendre le plan de la CECA, dont on sait le succès historique, au bénéfice de ces deux domaines essentiels pour l’avenir de l’humanité en général et de l’espace méditerranéen en particulier. Or, ici aussi, les disparités entre les deux rives sont criantes, et, concernant les sources d’énergie, pas toujours en faveur de l’Europe. Peut-on imaginer, en Méditerranée, des politiques concrètes pour une meilleure utilisation des ressources énergétiques et un développement durable, autrement dit soucieux de l’environnement ?

Session 3. Faut-il doter l’Union pour la Méditerranée d’institutions

propres ? (9h30-11h) En principe, une entité politique, a fortiori une « Union », a besoin pour fonctionner, mais aussi pour donner corps à la volonté commune de ses membres et exprimer son esprit propre, d’organes institutionnels spécifiques. Cependant, certains argueront que de tels organes existent déjà, et qu’en créer de nouveaux alourdirait inutilement une machine

bureaucratique qui finirait par tourner largement à ses propres fins.

Évidemment, la question des institutions et de leur nature dépend du type d’Union

que l’on entend créer et du degré d’intégration de ses membres que l’on juge possible et

souhaitable

11h30 – 13h00 Séance plénière I

« De quoi serait fait un espace économique méditerranéen ? »

Il est d’usage d’observer que si la Communauté économique européenne a pu voir le jour, c’est parce que les pays membres jouissaient d’un niveau de développement et de vie comparable. Cela est sans doute vrai pour le premier noyau fondateur ; cela l’est moins pour tous les pays qui ont rejoint la Communauté au fil des élargissements successifs. Un espace économique méditerranéen ne relève donc pas de l’utopie. À condition de le vouloir, de le définir soigneusement, en le mettant en place par étapes, et de s’en donner les moyens.

14h30 – 16h00 Séance plénière II

« L’Europe et l’Union pour la Méditerranée »

Politiquement, c’est sans doute le sujet le plus chargé. On sait que l’idée n’enthousiasme pas tous les responsables politiques, en Europe comme dans le Maghreb et dans le Machrek. Si la résistance de certains a molli, d’autres, comme Mme Merkel, y restent farouchement opposés. Deux directions de débat possibles : quels liens organiques imaginer entre une entité qui existe bel et bien et un ensemble d’États souverains, dont toutes les tentatives de s’unir jusqu’ici ont échoué ? Et comment répondre aux craintes de ceux qui voient dans l’Union de la Méditerranée soit un doublon inutile de l’Euromed, soit, pis, une initiative qui risque de diviser l’Europe ?

16h30 – 18h00 Séance de clôture

1. Intervention d’André Azoulay, Conseiller du roi du Maroc

2. Synthèse des travaux par Elie Barnavi, Directeur du Musée de l’Europe

3. Discours de clôture de Bertrand Delanoë, Maire de Paris

13 - la IVème conference femip

organisée conjointement par la Banque européenne d‚investissement (BEI) et Sanabel, le réseau des institutions de microfinance dans les pays arabes, sur le thème:

« microfinance en mediterranee : quel impact ? » se tiendra à Tunis le 5 mai 2008. Invitation préliminaire et points de contact en pièce jointe.

Invitation officielle et programme détaillé suivront en mars 2008.

 

14 - 2e Forum Euro-Méditerranéen du Capital Investissement :

Symposium International les 24 et 25 avril 2008
Le capital investissement, accelérateur de croissance dans les pays riverains de la Méditerranée01/2008

2e Forum Euro-Méditerranéen du Capital Investissement
Symposium International  les 24-25 avril 2008 à Tunis

Forte du succès de la première édition de son Forum, à Lyon en mai 2005, l’Association « Euromed Capital Forum » réunira quelque 500 professionnels et partenaires du Capital Investissement des pays riverains de la Méditerranée à Tunis, les 24 et 25 avril 2008.

C’est en Tunisie, dans un cadre d’exception sur les côtes de Carthage, que professionnels du Capital Investissement, investisseurs institutionnels, chefs d’entreprises, dirigeants du monde économique et financier et responsables politiques, se retrouveront les 24 et 25 avril 2008 pour partager leurs expériences et soutenir la dynamique de l’investissement en capital dans la région Euromed, et spécialement sur la rive sud de la Méditerranée.

La Tunisie, du fait de l’expérience et des performances de ses professionnels du Capital Investissement au cours des dix dernières années, se positionne comme l’un des pionniers de cette activité au Maghreb. « Euromed Capital Forum » se réjouit du soutien qu’apportent les autorités et la communauté des affaires tunisiennes à cette première édition hors d’Europe de son Forum.

Ce Forum poursuivra plusieurs objectifs : rapprocher les différents acteurs du Capital Investissement et partager leurs expériences ; créer des passerelles professionnelles dans l’ensemble du Bassin Euro-Méditerranéen ; favoriser la croissance des entreprises du secteur privé et la création d’emplois en contribuant au développement du Capital Investissement dans la région Euromed ; accompagner le programme de privatisation des entreprises publiques, et participer ainsi au développement des marchés financiers des pays concernés.

Les principaux thèmes débattus durant ce deuxième Forum seront les suivants :

Quelle est la situation du Capital Investissement dans les pays du pourtour méditerranéen ?

Quels sont les facteurs d’attractivité de la zone Euromed, et particulièrement des pays de la rive sud de la Méditerranée ?

La stratégie d’investissement des Pays du Golfe : quelle valeur-ajoutée attendre de cet afflux de liquidités pour les pays riverains de la Méditerranée?

Entrepreneurs & Capital Investissement : accélérateur de croissance et alternative à l’endettement ?

Entreprises & développement : émergence de Champions Régionaux et « success stories » ?

Entreprises & LBO : malgré la crise financière, des LBO bien maîtrisés ne facilitent-ils pas les transmissions d’entreprises à la génération de dirigeants en émergence ?

Levées de fonds, privatisations, IPOs : de nouveaux acteurs, pour quelles performances ?

Le Capital Investissement, vecteur du rapprochement économique Euro-Méditerranéen : Quel rôle pour les associations professionnelles ? Vers la création de Fonds de Capital-Investissement trans-nationaux ? Quelles opportunités d’affaires et de partenariats ?

Ce 2e Forum est organisé par l’Association « Euromed Capital Forum » (voir, ci-après) avec le soutien actif des associations professionnelles du Capital Investissement de la région, de la Banque Européenne d’Investissement/Femip, du Réseau ANIMA et de l’Ecole de Management Euromed Marseille. Le Forum bénéficiera en Tunisie du sponsoring et du support logistique du « Forum de l’Economiste » représenté par Monsieur Hedi Mechri, directeur de la publication « L’Economiste Maghrébin ».

Ce 2ème Forum réunira les acteurs et partenaires du Capital Investissement de la zone Euromed : des investisseurs internationaux, des gestionnaires de fonds, mais aussi des chefs d’entreprises et des décideurs des secteurs public et privé, sont conviés à se retrouver en Tunisie pour deux jours de travaux et d’échanges.

Le Forum comportera deux volets complémentaires :

un volet « professionnel », permettant aux spécialistes du métier et à leurs actionnaires d’échanger sur leurs expériences, leurs résultats et sur les potentialités importantes de développement de la zone, au Nord comme au Sud.

un volet « networking », permettant aux entrepreneurs et aux gestionnaires de fonds de rencontrer et de mieux connaître des investisseurs non seulement européens, américains ou asiatiques, mais également du Moyen-Orient.

Avec plus de 450 millions d’habitants, 7% de la population mondiale, représentant près de 20% du PIB mondial et 15% des richesses de la planète (mais inégalement réparties), la zone Euro-méditerranéenne représente un ensemble économique considérable et un enjeu d’avenir important. Sa prospérité et sa stabilité dépendent pour une large part du développement des rives sud et orientale du Bassin. Aux côtés des financements publics bilatéraux et multilatéraux, le Capital Investissement a un rôle déterminant à jouer pour l’essor économique de la région, car il est l’outil privilégié du développement du secteur privé local et des partenariats entre entreprises du Nord et du Sud, facteurs de création d’emploi, de transferts de savoir-faire et levier des investissements tant industriels que dans les utilités collectives. La Tunisie, du fait de l’expérience et des performances de ses professionnels du Capital Investissement au cours des dix dernières années, se positionne comme l’un des pionniers de cette activité au Maghreb. « Euromed Capital Forum » se réjouit du soutien qu’apportent les autorités et la communauté des affaires tunisiennes à cette première édition hors d’Europe de son Forum.
Pour plus d'information :  www.euromed-capital.com

15 - Forum annuel économique de REAGE, le 15 mars prochain

« Cap Algérie »

Le réseau algérien des diplômés des grandes écoles françaises (REAGE) a présenté jeudi à Paris son prochain forum  “Cap Algérie” devant débattre notamment des perspectives de développement des entreprises algériennes et françaises sur le marché algérien. Pour cette  2ème édition, le REAGE a  retenu un thème « Cap Algérie » qui   s’inscrit dans le cadre du co-développement et dans la perspective de construire un véritable espace de rencontres et d’échanges entre diplômés algériens des grandes écoles et chefs d’entreprises des deux côtés de la Mediterranée. Ce Forum est une réelle opportunité, en effet,  tant pour les entreprises algériennes et maghrébines que pour les entreprises françaises et européennes déjà implantées en Algérie ou ayant un projet de s y implanter prochainement. Il  est organisé autour de trois axes de débat dont le premier traitera des carrières et du recrutement. 
Le second regroupera des entrepreneurs des deux pays autour de différents thèmes liés particulièrement au secteur des finances, de l’agroalimentaire et de l’énergie.  Enfin, un concours, Business Plan, en matière de création d’entreprises animera ce forum économique.  Selon le  M. Fetah Ouzzani,  président de REAGE, qui présentait le forum annuel de son association qui, cette année, se tiendra le 15 mars « l’Algérie sera le moteur de la future économie régionale.  Cette dernière,  connaît une formidable dynamique de changement et la plupart des indicateurs témoignent d ‘une croissance soutenue et durable des principaux secteurs ». Celui ci, en présence du directeur général de la compagnie algérienne Aigle Azur, M. Meziane Idjerouidene, et du délégué général de l’Institut de Prospective Economique du Monde méditerranéen (IPEMED), M. Jean-louis Guigou, le président de REAGE, a  estimé que l’un des indicateurs “de réussite économique de l’Algérie est le fait que, inversement à l’aspect attractif du pays pour les investisseurs étrangers, les entreprises algériennes veulent internationaliser leurs activités, en allant elles-mêmes investir à l’étranger”.  De son coté, Le délégué général d’IPEMED, soutenant les initiatives du REAGE dans  les rapprochements des entrepreneurs des deux pays, a pour sa part soutenu le projet d’Union Méditerranéenne qu’il a présenté comme un ensemble économique intégré devant protéger la région de la concurrence américaine ou asiatique. Il s’est dit convaincu que cet ensemble se fera “progressivement par l’économique”.
Adnane Cherih

16 - Le 5+5 Tourisme aura lieu les 15 et 16 mai

 

Après le succès de la première réunion du 5+5 du Tourisme en mai 2006 à Hammamet, dix pays riverains de la Méditerranée auront une deuxième réunion les 15 et 16 mai prochain à Ajaccio, en Corse en France, apprend-on auprès du réseau Anima.

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