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Juillet 2008 (N°61)

Sommaire :

 

ÉDITORIAL : L'erreur méditerranéenne, par Edgar Pisani

VIE DU CLUB :

A - Mohamed Reddadi nous écrit

1 - ÉVÉNEMENTS

Déclaration commune du sommet de Paris pour la Méditerranée,

11 – Réunion des ministres du Commerce extérieur à Marseille, du 2 juillet

12 - Rencontre à l’Elysée autour de la Déclaration finale Du Congrès International de Fès sur le Projet d’Union pour la Méditerranée

13 - Forum des Entrepreneurs

14 – « Femmes et Sciences »

2 - ÉCONOMIE

21 – La communauté urbaine de Marseille surendettée

22 - L’EUROPE LANCE LE PROGRAMME «INVEST IN MED»

23 - Tunisie : Match franco-italien dans le textile

24 - BaroMed 2008

25 - Union pour la Méditerranée, 10 milliards d’euros par an à partir de 2013

26 - 9 banques s’associent pour faciliter les transferts d’argent des migrants

27 - Les pauvres sont plus pauvres en Paca qu'ailleurs en France

28 – Un fonds italien pour le financement des PME de la Méditerranée

29 - Comment le port de Hambourg a dépassé celui de Marseille

29/1 - Turquie : la BEI accorde un prêt 135 millions d’EUR pour appuyer la réalisation de projets hydro-électriques

29/2 - Union pour la Méditerranée: le financement des projets reste flou

29/3 – Consultez la lettre d’ANIMA

29/4 - Des entreprises au service de la Méditerranée

29/5 - Créer son entreprise à Marseille

29/6 - L’Algérie est désormais l’un des pays les moins endettés dans le monde

29/7 - Le tourisme médical ; le nouvel essor pour la Tunisie

29/8 - L'Espagne en difficulté

29/9 - Béni Saf : futur pôle pétrochimique d’excellence

29/10 - Port Autonome de Marseille - Trafic 1er semestre 2008

3 - GÉOPOLITIQUE

31 - Le Maroc pour l'accélération de la création d'une zone maghrébine de libre-échange

32 - Angela Merkel à Alger

33 – La désertification coûte au Maroc plus d’un milliard de dollars

34 - Le courant passe entre l’Algérie et le Maroc

35 - Liban : le gouvernement d'union nationale officiellement formé

36 - Energie : Merkel en Algérie, une rencontre sous le signe du Gaz

37 - Présidence du Sénat : Gaudin candidat ?

38 - Pour l’Afrique, l’UPM risque d’élargir la barrière du Sahara

39 - Mer Noire : la grande oubliée de l’Union pour la Méditerranée

4 - SOCIÉTÉ

41 – Tunnel sous le Montgenèvre : confirmation des réticences de l’Etat

42 - Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, revoit sa position

43 - Consensus pour le futur Parc national des Calanques

44 - La FEMIP et le Plan Bleu proposent des solutions    au changement climatique en Méditerranée

45 - Le Maroc est une monarchie où le Souverain est commandeur des croyants

46 - UOIF Elections du Bureau du CRCM-PACA

47 - Le manque de cadres qualifiés en Algérie représente un défi réel pour les entreprises algériennes et étrangères.

48 - L'UE perd son âme en Italie

49 - La Bible, le Coran et l'Europe

49/1 – VIRÉE DANS LES «QUARTIERS ARABES» DE MARSEILLE

49/2 - La grande Mosquée d’Alger : entre déficit identitaire et haine de soi ?

49/3 - Alerte aux méduses en Méditerranée

49/4 - «L’enjeu de l’agriculture en Méditerranée est dans la préservation des écosystèmes»

5 – EUROMED

51 - Accord de coopération entre la région du Lori et la région PACA

52 - Une assemblée régionale placée sous le signe de l'Europe et de la Méditerranée

53 - Changement climatique en Méditerranée : les solutions de la FEMIP et du Plan Bleu

54 - Comment Paris a réuni Europe et Méditerranée

55 - Fondation pour l'innovation politique: F.Allemand B.Khader: "L'Union pour la Méditérranée, pourquoi? Comment?"

56 – L’UPM pour sauver le processus de Barcelone et Meda

57 - Les cinq défis de l'Union pour la Méditerranée

58 - Méditerranée : Paris optimiste sur l'avenir économique de la rive sud

59 – L'Europe doit privilégier 
les pays du Maghreb

59/1 - Commençons par un diagnostic sans complaisance entre Nord et Sud, par Mustapha Chérif

59/2 - Le projet d'Union pour la Méditerranée conjugue ambitions et incertitudes

59/3 - Novembre 1995 : le processus de Barcelone

59/4 - Europe : l'avenir passe par la Méditerranée, par Bernard Kouchner

59/5 - La présidence française minimise l'absence du roi du Maroc au sommet de l'UPM

59/6 - Un long dimanche de fiançailles pour l’Union pour la Méditerranée

59/7 - La Méditerranée, d'une génération l'autre

59/8 - Vers une Euroméditerranée à 50 ?

59/9 - Union pour la Méditerranée, «Optissimisme» algérien

59/10 - Union pour la Méditerranée : Washington apporte un soutien timide à l’Europe

59/11 - UNION POUR LA MÉDITERRANÉE •  Wade dénonce le "mur de l'UPM"

59/12 – L’agriculture en Méditerranée devant des scénarios catastrophes

59/13 - L’Union pour la Méditerranée est-elle en faveur des Arabes ?

59/14 - Une vision égyptienne de l’Union pour la Méditerranée

59/15 - UPM : Ping s’oppose au plan de "partition africaine" de Sarkozy

6 – CULTURE

61 - Marseille, permis de construire pour le futur Mucem

62 - L'orchestre des jeunes de la Méditerranée Provence-Alpes-Côte d'Azur

63 - Regards de migrants au Festival de Marseille

64 - SEMAINE DU FILM MÉDITERRANÉEN À HAMMAMET (TUNISIE)

65 - Les calanques marseillaises : les fjords de la Méditerranée

66 - Les acteurs de Marseille Provence 2013

7 – HISTOIRE

71 - "La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II", par Gérard Courtois

8 – SCIENCES & TECHNOLOGIES

81 - Med2Europe / Réseau Entreprise Europe

82 - L'Inra envisage pour 2030 quatre mondes agricoles bien distincts

83 - Plan Campus: les maires de Marseille et d'Aix-en-Provence satisfaits

84 - La politique des pôles technologiques en Tunisie

85 - Deux Prides labellisés le 4 juillet

86 - Le tourisme exerce une pression croissante sur les ressources en eau des pays méditerranéens

9 – OPINIONS

91 - "Un repas halal est-il anti-laïc ?"

92 - Déclaration des ATTACs Europe UNION pour la MEDITERRANEE

93 - La symbolique des gratte-ciel, par Denis Dessus, Isabelle Coste et David Orbach

94 - La Méditerranée, au-delà du cynisme

95 - Algérie : Trop tard pour avoir un pays à soi

96 - Merci, Madame Merkel !, par Daniel Vernet

97 - L'Union pour la Méditerranée et la face cachée de l'iceberg


 

ÉDITORIAL : L'erreur méditerranéenne, par Edgar Pisani

LE MONDE 01.07.08

Malgré cinquante ans d'efforts, nul ne sait dire si l'Union européenne est un espace économique ou une puissance en gestation. Elle rassemblait à l'origine des pays de même civilisation, de croyances religieuses parentes et de niveaux de développement comparables. En s'étendant, elle compromet l'ambition politique que ses fondateurs nourrissaient. Elle est une région de la mondialisation. Sa bureaucratie foisonnante invente en vain des chantiers de coopération. Faute d'un acte politique improbable, elle ne sera pas la puissance d'un type nouveau à laquelle ses fondateurs et ma génération rêvaient.

Que serait-ce de l'Union méditerranéenne ? Au-delà du destin européen, la complexité de la réalité régionale rend dérisoire l'idée d'une Union méditerranéenne. L'islam et la chrétienté, les colonisateurs et les colonisés, les développés et ceux qui aspirent à l'être, les pays pétroliers, l'instabilité du Proche-Orient, le conflit israélo-palestinien, la tension gréco-turque, l'incertitude et l'instabilité à l'est de la mer Adriatique : mille faits et autant de menaces interdisent de rêver.

Mais, dès l'abord, deux questions se posent : quelle est, à l'est, la limite orientale de la Méditerranée ? Irait-elle jusqu'à la Mésopotamie ? Au cas où le nombre des pays participant serait faible, s'accommoderait-on de ce qu'elle soit déséquilibrée ? A la différence de l'européenne, l'Union méditerranéenne n'a de sens que si tous les Méditerranéens y participent ; or nous savons bien que ce n'est pas le cas.

N'Y PENSONS PLUS !

Les problèmes que le projet d'Union méditerranéenne ne pouvait pas ne pas poser aux pays européens sont délicats : qui participerait à l'Union méditerranéenne ? L'Union, ses membres méditerranéens, pas les autres, quelques-uns d'entre eux ? Qui assurerait la compatibilité des engagements européens et méditerranéens ? Qu'envisageait politiquement le promoteur du projet, qu'en attendait-il ? De quel poids l'initiative avortée pèserait-elle sur la présidence française du Conseil européen ?

N'y pensons plus. Mais préoccupons-nous de tout ce qui doit être fait en Méditerranée ! Pour y réussir, il y faut agir secteur par secteur, problème par problème, techniquement, sans prétention politique. A force de travailler ensemble, les civilisations, les pays, les hommes se connaîtraient et mesureraient l'intérêt de coopérations "techniques", sans arrière-pensées politiques.

Assistant, dans les années 1960, à une réunion organisée par la Banque mondiale et devisant avec quelques collègues, je disais combien était surprenant le fait que n'existe pas une banque régionale de la Méditerranée. Je n'eus pas le loisir d'argumenter, car l'un de nous m'interrompit d'un "jamais" sans appel ni justification. C'était un diplomate américain et il ne s'agissait pas d'une boutade !

Edgar Pisani, ancien ministre, ancien président de l'Institut du monde arabe

« Edgar Pisani est avec Henry ROUX-ALEZAIS, père fondateur du Club de Marseille ».

VIE DU CLUB :

A - Mohamed Reddadi nous écrit reddadi@yahoo.com

Bonjour chers amis de Marseille

Voici enfin une dépêche de l'AFP qui fait plaisir. Pour un Marocain et membre du club de Marseille, c'est où Tanger ou la cité phocéenne pour le siège de  l'UPM.

Salut à vous tous et l'espère que la Méditerranéee nous unira.

Dépêche AFP de ce jour:

UPM: LE SIÈGE DU SECRÉTARIAT SERA CONNU D'ICI NOVEMBRE, MARSEILLE candidate TUNIS, 18 juil 2008 (AFP)

Le siège du secrétariat général de l'Union pour la Méditerranée (UPM) sera choisi par consensus et annoncé à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union prévue le 3 novembre prochain à Marseille, a indiqué vendredi l'ambassadeur de France à Tunis Serge Degallaix.

M. Degallaix, qui présentait à la presse les priorités de la France à la présidence de l'Union européenne, a indiqué que la ville de Marseille était sur les rangs pour être le siège de l'UPM.

La coprésidence (France, Egypte) ""s'emploie à trouver un compromis qui sera établi d'ici le 3 novembre"", a-t-il ajouté en réponse à une question.

Marseille ""souhaite développer sa vocation méditerranéenne"", tout comme Barcelone (Espagne), a-t-il dit, affirmant que la ville n'avait ""pas besoin d'une autorisation du gouvernement"" pour poser sa candidature.

Outre Marseille et Barcelone, Bruxelles, La Valette, Rabat et Tunis souhaitent abriter le secrétariat de l'UPM, alors que la France a fait connaître sa préférence pour un pays de la rive sud de la Méditerranée.

M. Degallaix a réitéré cette position de la France et estimé que la multiplication de candidatures pour le siège témoignait de l'intérêt politique attaché à l'UPM par ses membres.

1 – ÉVÉNEMENTS

Déclaration commune du sommet de Paris pour la Méditerranée,

Paris, 13 juillet 2008 Sous la coprésidence

du Président de la République française et du Président de la République arabe d'Égypte En présence de

L'UNION EUROPÉENNE représentée par

S. Exc. M. Nicolas SARKOZY Président du Conseil européen

S. Exc. M. José Manuel BARROSO Président de la Commission européenne

S. Exc. M. Javier SOLANA Secrétaire général du Conseil de l'Union européenne/Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune

L'ALBANIE représentée par

S. Exc. M. Sali BERISHA Premier ministre de la République d'Albanie

L'ALGÉRIE représentée par

S. Exc. M. Abdelaziz BOUTEFLIKA Président de la République algérienne démocratique et populaire

L'ALLEMAGNE représentée par

S. Exc. Mme Angela MERKEL Chancelière fédérale de la République fédérale d'Allemagne

L'AUTRICHE représentée par

S. Exc. M. Alfred GUSENBAUER Chancelier fédéral de l'Autriche

LA BELGIQUE représentée par

S. Exc. M. Karel DE GUCHT Ministre des affaires étrangères du Royaume de Belgique

LA BOSNIE-HERZÉGOVINE représentée par

S. Exc. M. Haris SILAJDZIC Président de la présidence de Bosnie-Herzégovine

LA BULGARIE représentée par

S. Exc. M. Georgi PARVANOV Président de la République de Bulgarie

CHYPRE représentée par

S. Exc. M. Demetris CHRISTOFIAS Président de la République de Chypre

LA CROATIE représentée par

S. Exc. M. Stjepan MESIC Président de la République de Croatie

LE DANEMARK représenté par

S. Exc. M. Anders FOGH RASMUSSEN Premier ministre du Royaume de Danemark

L'ÉGYPTE représentée par

S. Exc. M. Mohamed Hosni MUBARAK Président de la République arabe d'Égypte

L'ESPAGNE représentée par

S. Exc. M. José Luis RODRÍGUEZ ZAPATERO Premier ministre du Royaume d'Espagne

L'ESTONIE représentée par

S. Exc. M. Andrus ANSIP Premier ministre de la République d'Estonie

LA FINLANDE représentée par

S. Exc. Mme Tarja HALONEN Présidente de la République de Finlande

S. Exc. M. Matti VANHANEN Premier ministre de la République de Finlande

LA FRANCE représentée par

S. Exc. M. Nicolas SARKOZY Président de la République française

LA GRÈCE représentée par

S. Exc. M. Kostas KARAMANLIS Premier ministre de la République hellénique

LA HONGRIE représentée par

S. Exc. M. Ferenc GYURCSÁNY Premier ministre de la République de Hongrie

L'IRLANDE représentée par

S. Exc. M. Brian COWEN Premier ministre d'Irlande

ISRAËL représenté par

S. Exc. M. Ehud OLMERT Premier ministre de l'État d'Israël

L'ITALIE représentée par

S. Exc. M. Silvio BERLUSCONI Président du Conseil des ministres de la République italienne

LA JORDANIE représentée par

S. Exc. M. Nader DAHABI Premier ministre du Royaume hachémite

de Jordanie

LA LETTONIE représentée par

S. Exc. M. Valdis ZATLERS Président de la République de Lettonie

LE LIBAN représenté par

S. Exc. le Général Michel SLEIMANE Président de la République libanaise

LA LITUANIE représentée par

S. Exc. M. Gediminas KIRKILAS Premier ministre de la République de Lituanie

LE LUXEMBOURG représenté par

S. Exc. M. Jean-Claude JUNCKER Premier ministre du Grand-Duché de Luxembourg

MALTE représentée par

S. Exc. M. Lawrence GONZI Premier ministre de la République de Malte

LE MAROC représenté par

S.A.R le Prince Moulay RACHID

LA MAURITANIE représentée par

S. Exc. M. Sidi Mohamed OULD CHEIKH ABDALLAHI Président de la République islamique de Mauritanie

MONACO représenté par

Son Altesse Sérénissime ALBERT II Prince souverain de Monaco

LE MONTÉNÉGRO représenté par

S. Exc. M. Milo DJUKANOVIC Premier ministre du Monténégro

LES PAYS-BAS représentés par

S. Exc. M. Jan Peter BALKENENDE Premier ministre du Royaume des Pays-Bas

LA POLOGNE représentée par

S. Exc. M. Lech KACZYNSKI Président de la République de Pologne

LE PORTUGAL représenté par

S. Exc. M. José SOCRATES Premier ministre de la République portugaise

LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE représentée par

S. Exc. M. Alexandr VONDRA Vice-premier ministre, chargé des affaires

européennes de la République tchèque

LA ROUMANIE représentée par

S. Exc. M. Traian BASESCU Président de la Roumanie

LE ROYAUME-UNI représenté par

S. Exc. M. Gordon BROWN Premier ministre du Royaume-Uni de

Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

LA SLOVAQUIE représentée par

S. Exc M. Robert FICO Premier ministre de la République slovaque

LA SLOVÉNIE représentée par

S. Exc. M. Janez JANSA Premier ministre de la République de Slovénie

LA SUÈDE représentée par

S. Exc. M. Fredrik REINFELDT Premier ministre du Royaume de Suède

LA SYRIE représentée par

S. Exc. M. Bachar AL-ASSAD Président de la République arabe syrienne

LA TUNISIE représentée par

S. Exc. M. Zine EL ABIDINE BEN ALI Président de la République tunisienne

LA TURQUIE représentée par

S. Exc. M. Recep Tayyip ERDOGAN Premier ministre de la République de Turquie

L'AUTORITÉ PALESTINIENNE représentée par

S. Exc. M. Mahmoud ABBAS Président de l'Autorité palestinienne

LES NATIONS UNIES représentées par

M. BAN KI-MOON Secrétaire général des Nations unies

LE PARLEMENT EUROPÉEN/L'APEM représentés par

M. Hans-Gert PÖTTERING Président du Parlement européen et Président de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéeenne (APEM)

LE CONSEIL DE COOPÉRATION DES ÉTATS ARABES DU GOLFE représenté par

Son Altesse cheikh Hamad bin Khalifa AL THANI Émir du Qatar; Président en exercice du Conseil de coopération des États arabes du Golfe

LA LIGUE DES ÉTATS ARABES représentée par

M. Amr MOUSSA Secrétaire général de la Ligue des États arabes

L'UNION AFRICAINE représentée par

M. Jean PING Président de la Commission de l'Union africaine

L'UNION DU MAGHREB ARABE représentée par

M. Habib BEN YAHIA Secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe

L'ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE ISLAMIQUE représentée par

M. Ekmeleddin IHSANOGLU Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique

LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT représentée par

M. Donald KABERUKA Président de la Banque africaine de développement

LA BANQUE EUROPÉENNE D'INVESTISSEMENT représentée par

M. Philippe MAYSTADT Président de la Banque européenne d'investissement

LA BANQUE MONDIALE représentée par

M. Juan Jose DABOUB Directeur général de la Banque mondiale

L'ALLIANCE DES CIVILISATIONS représentée par

M. Jorge SAMPAIO Haut Représentant des Nations unies pour l'Alliance des civilisations

LA FONDATION EURO-MÉDITERRANÉENNE ANNA LINDH POUR LE DIALOGUE DES

CULTURES représentée par

M. André AZOULAY Président de la Fondation euro-méditerranéenne

Anna Lindh pour le dialogue des cultures

 

Déclaration commune du sommet de Paris pour la Méditerranée

Paris, 13 juillet 2008

Les chefs d'État ou de gouvernement euro-méditerranéens réunis à Paris le 13 juillet 2008, animés par la volonté politique commune de relancer les efforts afin de transformer la Méditerranée en un espace de paix, de démocratie, de coopération et de prospérité décident d'adopter la déclaration commune figurant ci-après:

Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée, qui s'appuie sur la déclaration de Barcelone et les objectifs de paix, de stabilité et de sécurité qui y sont énoncés, ainsi que sur l'acquis du processus de Barcelone, est un partenariat multilatéral visant à accroître le potentiel d'intégration et de cohésion régionales. Les chefs d'État ou de gouvernement rappellent également la place centrale qu'occupe la Méditerranée dans les préoccupations politiques de tous les pays. Ils soulignent que la responsabilité du processus doit être mieux partagée entre tous les participants, et qu'il convient de rendre ce processus plus pertinent et plus concret aux yeux des citoyens.

Les chefs d'État ou de gouvernement ont la conviction commune que cette initiative peut jouer un rôle important pour ce qui est de relever les défis communs qui se posent à la région euro-méditerranéenne, comme: le développement économique et social; la crise mondiale dans le domaine de la sécurité alimentaire; la dégradation de l'environnement, y compris le changement climatique et la désertification, en vue de favoriser le développement durable; l'énergie; les migrations; le terrorisme et l'extrémisme; la promotion du dialogue interculturel.

Cette initiative englobera tous les États membres de l'UE et la Commission européenne, ainsi que les autres États (membres et observateurs) du processus de Barcelone. La Ligue arabe sera invitée aux réunions du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée, selon sa participation au processus de Barcelone. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée est heureux d'accueillir la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Monaco et le Monténégro, qui ont accepté l'acquis du processus de Barcelone.

Une ambition stratégique pour la Méditerranée

1. L'Europe et les pays méditerranéens sont unis par des liens historiques, géographiques et culturels mais, plus encore, par une ambition commune, qui est de bâtir ensemble un avenir de paix, de démocratie, de prospérité et de compréhension humaine, sociale et culturelle.

Pour atteindre ces objectifs communs, les participants conviennent de poursuivre avec un regain de dynamisme leurs efforts en faveur de la paix et de la coopération, d'analyser leurs problèmes communs et de transformer ces bonnes intentions en actions, dans le cadre d'un partenariat renouvelé pour le progrès.

2. Les chefs d'État ou de gouvernement soulignent l'importance du rôle joué depuis 1995 par le processus de Barcelone, qui constitue l'instrument central des relations euro-méditerranéennes. Ce processus, qui représente un partenariat englobant trente-neuf gouvernements et plus de 700 millions de personnes, a offert un cadre propice à une action et un développement constants. Le processus de Barcelone est la seule enceinte dans laquelle l'ensemble des partenaires euro-méditerranéens procèdent à des échanges de vues et participent à un dialogue constructif. Il traduit un engagement résolu en faveur de la paix, de la démocratie, de la stabilité régionale et de la sécurité à travers la coopération et l'intégration régionales. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée vise à tirer parti de ce consensus pour que soient poursuivies la coopération, les réformes politiques et socioéconomiques et la modernisation, sur la base de l'égalité et du respect mutuel de la souveraineté de chacun.

3. Les chefs d'État ou de gouvernement soulignent qu'il est important que la société civile, les autorités locales et régionales et le secteur privé participent activement à la mise en oeuvre du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée.

4. Afin de tirer parti des possibilités offertes par un cadre renforcé de coopération multilatérale, les chefs d'État ou de gouvernement décident de lancer un partenariat renforcé - le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée.

5. Cette initiative traduit également une aspiration commune à instaurer la paix ainsi que la sécurité au niveau régional conformément à la déclaration de Barcelone de 1995, qui favorise, entre autres, la sécurité régionale en oeuvrant en faveur de la non-prolifération nucléaire, chimique et biologique en adhérant et en se conformant à une combinaison de régimes internationaux et régionaux de non-prolifération, et d'accords de limitation des armements et de désarmement, tels que le TNP, la CWC, la BWC, le CTBT, et/ou à des arrangements régionaux, comme des zones exemptes d'armes, y compris leurs systèmes de vérification, ainsi qu'en respectant de bonne foi les engagements des parties au titre des conventions de limitation des armements, de désarmement et de non-prolifération.

Les parties s'emploient à établir, au Proche-Orient, une zone exempte d'armes de destruction massive, nucléaires, chimiques et biologiques et de leurs vecteurs, qui soit dotée d'un système de vérification mutuelle efficace. En outre, les parties envisageront des mesures pratiques afin de prévenir la prolifération d'armes nucléaires, chimiques et biologiques, ainsi qu'une accumulation excessive d'armes conventionnelles; s'abstiendront de développer une capacité militaire qui aille au-delà de leurs besoins légitimes de défense, tout en réaffirmant leur détermination de parvenir au même niveau de sécurité et d'instaurer la confiance mutuelle avec la quantité la moins élevée possible de troupes et d'armements et d'adhérer à la CCW; favoriseront les conditions susceptibles de permettre l'établissement de relations de bon

voisinage entre elles et soutiendront les processus visant la stabilité, la sécurité et la prospérité ainsi que la coopération régionale et sous-régionale; étudieront les mesures de confiance et de sécurité qu'il conviendrait d'adopter en commun entre les parties en vue de la création d'un "espace de paix et de stabilité en Méditerranée", y compris la possibilité à terme de mettre en oeuvre à cet effet un pacte euro-méditerranéen.

6. Cette initiative montre la volonté résolue des partenaires de favoriser le développement des ressources humaines et l'emploi, conformément aux objectifs du Millénaire pour le développement, y compris la réduction de la pauvreté; les chefs d'État ou de gouvernement soulignent qu'ils sont déterminés à renforcer la démocratie et le pluralisme politique par le développement de la participation à la vie politique et l'adhésion à l'ensemble des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ils affirment également leur ambition de bâtir un avenir commun fondé sur le plein respect des principes démocratiques, des droits de l'homme et des libertés fondamentales, consacrés par les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, comme la promotion des droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques, le renforcement du rôle des femmes dans la société, le respect des minorités, la lutte contre le racisme et la xénophobie, ainsi que la promotion du dialogue culturel et de la compréhension mutuelle.

7. Les chefs d'État ou de gouvernement réaffirment leur soutien au processus de paix israélopalestinien, comme mentionné lors de la réunion ministérielle euro-méditerranéenne tenue à Lisbonne en novembre 2007, et conformément au processus d'Annapolis. Ils rappellent que la paix au Proche-Orient requiert une solution globale et se réjouissent, à cet égard, de l'annonce selon laquelle la Syrie et Israël ont engagé des pourparlers de paix indirects sous les auspices de la Turquie, conformément aux termes de référence de la conférence de Madrid pour la paix.

8. Les chefs d'État ou de gouvernement réaffirment leur condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, ainsi que leur détermination à l'éradiquer et à lutter contre ceux qui le soutiennent; ils sont déterminés à mettre intégralement en oeuvre le Code de conduite en matière de lutte contre le terrorisme afin d'améliorer la sécurité de tous les citoyens dans un cadre qui assure le respect de l'État de droit et des droits de l'homme, en particulier au moyen de politiques de lutte contre le terrorisme plus efficaces et d'une coopération plus étroite pour faire cesser toutes les activités terroristes, protéger les cibles potentielles et gérer les conséquences des attentats. Ils soulignent qu'il faut agir sur les facteurs qui favorisent la propagation du terrorisme sous toutes ses formes, dans toutes ses manifestations et sans réserve, quels qu'en soient les auteurs, les cibles et les finalités. Ils rappellent aussi qu'ils rejettent totalement les tentatives d'associer une religion ou une culture, quelle qu'elle soit, au terrorisme, et confirment qu'ils sont résolus à tout mettre en oeuvre pour résoudre les conflits, mettre fin aux occupations, lutter contre l'oppression, réduire la pauvreté, promouvoir les droits de l'homme et la bonne gestion des affaires publiques, améliorer la compréhension interculturelle et garantir le respect de toutes les religions et croyances. Ces actions servent directement les intérêts de tous les peuples de la région Euromed et vont à l'encontre de ceux des terroristes et de leurs réseaux.

Portée et principaux objectifs

9. Les chefs d'État ou de gouvernement conviennent que le défi qui se pose au processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée consiste à renforcer les relations multilatérales, à accroître le partage de la responsabilité du processus, à fonder la gouvernance sur l'égalité de toutes les parties et à traduire le processus en projets concrets qui soient davantage visibles pour les citoyens. Le moment est venu d'insuffler un élan nouveau et durable au processus de Barcelone. Des efforts accrus et de nouveaux catalyseurs sont maintenant nécessaires pour traduire les objectifs de la déclaration de Barcelone en résultats tangibles.

10. Le partenariat euro-méditerranéen demeure un processus ouvert à tous inspiré dans tous ses aspects par le principe du consensus et dont les modalités en matière de projets seront déterminées lors de la prochaine réunion des ministres des affaires étrangères, qui se tiendra en novembre 2008.

11. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée s'appuiera sur l'acquis du processus de Barcelone, dont il renforcera les réalisations et les éléments fructueux. La déclaration de Barcelone, ses objectifs et les domaines de coopération qu'elle prévoit restent d'actualité et les trois chapitres sur lesquels porte la coopération (dialogue politique, coopération économique et libre-échange, et dialogue humain, social et culturel) demeureront au centre des relations euro-méditerranéennes. Le programme de travail quinquennal adopté lors du sommet qui s'est tenu à Barcelone en 2005 à l'occasion du 10e anniversaire du partenariat euro-méditerranéen (notamment le quatrième chapitre auquel il a alors été décidé d'étendre la coopération, à savoir: la migration, l'intégration sociale, la justice et la sécurité) et les conclusions de toutes les réunions ministérielles resteront applicables. Les chefs d'État ou de gouvernement reconnaissent les avancées et les avantages économiques liés à la création, d'ici 2010 et au-delà, d'une zone de libre-échange approfondie dans la région euro-méditerranéenne, et au renforcement de l'intégration économique régionale dans toutes ses dimensions. Ils sont favorables aux grandes lignes de la feuille de route Euromed en matière de commerce jusqu'en 2010et au-delà et, plus particulièrement, à une réflexion sur la création d'un mécanisme de facilitation des échanges souple, efficace et favorable aux monde des affaires, qui permettrait d'accroître la transparence et les possibilités de commerce et d'investissement.

12. Les chefs d'État ou de gouvernement soulignent que le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée vise à bâtir un avenir de paix et de prospérité partagée dans toute la région par la mise en oeuvre de projets qui renforceront le flux des échanges entre les citoyens de l'ensemble de la région. À cet égard, ils conviennent que cette initiative comporte une dimension humaine et culturelle. Ils soulignent la volonté de faciliter la circulation légale des personnes. Ils insistent sur le fait que promouvoir des migrations légales correctement gérées dans l'intérêt de toutes les parties concernées, lutter contre les migrations clandestines et favoriser les liens entre les migrations et le développement sont des sujets d'intérêt commun qu'il convient de traiter selon une approche globale, équilibrée et intégrée.

13. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée viendra compléter les relations bilatérales que l'UE entretient avec ces pays1, qui continueront d'exister dans les cadres d'action actuels, comme les accords d'association, les plans d'action de la politique européenne de voisinage et, dans le cas de la Mauritanie, le groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Sa cohérence et sa complémentarité avec la stratégie commune Afrique-UE seront en outre assurées. Tout en complétant les actions relatives à sa dimension régionale, le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée sera indépendant de la politique d'élargissement de l'UE, des négociations d'adhésion et du processus de préadhésion.

14. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée imprime un nouvel élan au processus de Barcelone d'au moins trois façons très importantes:

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