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Meilleurs Vœux à vous, aux vôtres et à vos projets méditerranéens

Bonne année - Bonne santé

 

 

 


Décembre 2008 (N°66)

Sommaire :

 

ÉDITORIAL : L’Union pour la Méditerranée : entre espoirs et réalisme

VIE DU CLUB :

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – Conférence euro-méditerranée sur l'eau le 22 décembre

12 - Coopération européenne et Union pour la Méditerranée : conférence sur l’eau

13 – Premier forum euro-méditerranéen de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

14 – Maghreb économique : Le cumul d’origine en guise de «médicament de cheval: » ?

2 - ÉCONOMIE

21 – Les Ports de Bruxelles et du Maroc

22 - L'économie marocaine commence à pâtir de la récession internationale

23 - Maroc : 56 millions d'euros investis en 2008 dans la recherche pétrolière

24 – La rive sud de la Méditerranée comptera, en 2008, 52,5 milliards de dollars d'IDE

25 – Algérie - Les Chinois fabriqueront la première voiture algérienne

26 - Aménagement du territoire: une mission d'expertise pour le projet Iter

27 – Lettre Eco-Nostrum

28 - Malgré la crise, BNP Paribas lance un programme mixte d'un montant de 120 millions d'euros

29 – Site de l’ADECI

29/1 - Grand port maritime de Marseille – Trafics à fin novembre 2008

29/2 - Exportation de textile vers l'Europe: les pays méditerranéens résistent mieux que l'Asie

3 - GÉOPOLITIQUE                                                                 

31 - La construction du Maghreb au centre d'un débat à Tunis

32 – L’Union européenne s’ouvre à l’Est !

33 - L’acte de naissance de l'eurorégion « Pyrénées-Méditerranée »

34 - Paca. Le maire de Cannes envisage une grande agglomération avec Grasse et Antibes

35 - Les relations entre l'Italie et la Libye sont au beau fixe

36 – Le Maroc accuse l’Algérie d’entraver l’édification du Maghreb

4 - SOCIÉTÉ

41 – Euroméditerranée annonce au Simi une opération de 33.000 m2

42 – Espagne La conquête du désert

43 – Les femmes ont des droits, en Algérie aussi

44 - Protection environnementale de la Méditerranée

45 – Condamné pour diffamation, le premier quotidien du Maroc, "Al-Massae", est menacé de disparition

46 - « Lycées bio » : quatre établissements varois cités en exemple

47 - Union pour la Méditerranée et formation professionnelle

48 – « SI EUROMEDITERRANEE EST UN FACILITATEUR DE METROPOLE, JE CROIS QUE C’EST AUSSI UN AMORTISSEUR DE CRISE »

49 - La France honore cinq champions des droits de l’homme

49/1 – Les régions de l'Eurorégion Alpes Méditerranée adoptent les objectifs énergétiques de l'Union européenne 

49/2 - Autoroutes de la mer : passer des déclarations aux actes

49/3 - La Commission européenne et les Nations Unies sélectionnent  l’agence ACIM, comme « acteurs exemplaires du co-développement »

49/4 – Gestion intégrée des zones côtières en Méditerranée et perte de la biodiversité 

49/5 - Maroc : Programme "Villes Sans Bidonvilles", genèse et avancement

49/6 - Marseille en 2013, plus belle la ville ?

49/7 - La femme au cœur d'immenses chantiers ouverts par le Maroc  

49/8 - Les pays méditerranéens s'inquiètent de l'avenir de leurs côtes

5 – EUROMED

51 – Edification de l'espace économique euro-méditerranéen

52 – IACE - UPM : La Tunisie poursuivra sa démarche avec force et persévérance

53 - Espace méditerranéen

54 -  Les projets de Gect se multiplient autour de la Méditerranée

55 - Création d'un Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée

56 - Sophia : Clusters & Innovation dans l’Union Pour la Méditerranée

57 - UNION POUR LA MÉDITERRANÉE

58 – Menton, entre Méditerranée et journalisme

59 - Les îles méditerranéennes demandent des aides supplémentaires à l’Union européenne

59/1 - 3 équipes d’urbanistes en lice pour l’extension d'Euroméditerranée

59/2 - L’UPM veut créer un système de reconnaissance des qualifications d’un pays à l’autre

59/3 - la Méditerranée risque de perdre ses principaux atouts !

59/4 - La mise en œuvre du Plan solaire méditerranéen se précise

59/5 – information IEVP

6 – CULTURE

61 - Pour un « Small Business Act » culturel Marseillais, régional, Méditerranéen

62 - Le Web redonne vie à l'audiovisuel méditerranéen

63 – Houria Aïchi

7 – HISTOIRE

71 - Aperçu de la préhistoire du Maroc

72 – Les Juifs Algériens

73 - Les santons, chantres de la Provence

74 - LES TURCS ET L’ALGERIE

8 – SCIENCES & TECHNOLOGIES

81 – Marseille Innovation informe

82 - Algérie: les PME françaises se lancent dans les énergies renouvelables

83 – Méditerranée : une interdépendance énergétique croissante entre nord et sud

84 – PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ SANTÉ : LA FUSION FAIT LA FORCE

85 - Gestion intégrée des zones côtières en Méditerranée et perte de biodiversité 16/12/2008

86 - Maroc: un nouveau parc éolien de 100 millions d'euros près de Tanger

87 - L'Union pour la Méditerranée définit une stratégie commune pour remédier à la rareté de l'eau douce

9 – OPINIONS

91 - Main basse sur les cadavres à Marseille, par Pierre Le Coz

92 - La cause des droits de l’homme en Tunisie passe par la France

93 – Droits humains: l'UE critiquée pour le "statut avancé" accordé à la Tunisie
 

ÉDITORIAL : L’Union pour la Méditerranée : entre espoirs et réalisme

Par BabelParis le samedi, décembre 20 2008 - L'Union Européenne en vrai

Le 14 juillet 2008 à Paris, le Président Nicolas Sarkozy réunit autour de lui l’ensemble des chefs d’Etat des pays limitrophes de la Méditerranée afin de donner naissance à l’Union Pour la Méditerranée (UpM). Ce projet se situe dans la droite ligne du processus de Barcelone, initié en 1995 afin de favoriser une intégration des pays de la Méditerranée sur des projets supranationaux à l’image de ce que l’Union Européenne est censée réaliser.

L’Union pour la Méditerranée est la réalisation de ce que bon nombre d’intellectuels situés sur toutes les rives de la célèbre mer plébiscitaient depuis de nombreuses années, à savoir l’intégration sous une même entité de nations partageant une identité et une histoire communes. 

En effet, la Méditerranée n’est elle pas la matrice de la culture occidentale ? 

L’écriture n’a-t-elle pas été inventée dans les cités mésopotamiennes bordant l’Euphrate et le Tigre en Syrie et en Irak ? Notre alphabet n’a-t-il pas été élaboré par les peuples du Proche-Orient localisés sur le littoral syro-libanais ou palestinien ? Que dire en outre de l’influence considérable qu’ont eu des civilisations comme l’Egypte ancienne ou la Grèce dans la marche du monde vers le progrès et la connaissance !  On peut également ajouter la naissance des trois religions monothéistes au cœur du Proche-Orient. Des civilisations comme Rome, Byzance et la civilisation arabo-musulmane ont par ailleurs modelé notre culture actuelle et l’humanité toute entière. Notre civilisation, la culture et la langue française en tête, sont la résultante de toutes ces évolutions du temps long, si cher à Fernand Braudel. Fort de toutes ces constations, il apparaît légitime de créer un tel espace. 

Pourtant, une partie de l’Europe du Nord, Allemagne en tête, plus étrangère à la culture méditerranéenne, n’a pas adhéré avec enthousiasme à ce projet. 

Il y aurait eu une peur de voir se développer une Union concurrente à celle scellant la destinée des Etats européens. La chancelière Merkel a ainsi réclamé l’association de l’ensemble des pays de l’Union Européenne à ce projet ajoutant ainsi une lourdeur administrative et opérationnelle considérable à l’UpM, mais garantissant selon elle une certaine cohérence. 

Malgré cette opposition née d’Etats qui sont associés à la France plus par raison et réalisme économique que par passion ou similitude culturelles, l’UpM a bel et bien été créée et a choisi trois grands axes majeurs pour structurer ses actions :

                 - mettre en place un vaste projet écologique en capacité de sauvegarder l’environnement biophysique marin et à lutter contre les pollutions dont est victime le bassin méditerranéen;

         - développer les échanges économiques entre les deux rives de la Méditerranée à l’aide d’un accord de libre échange mais aussi par la mise en place de liaisons intercontinentales performantes;

                 - favoriser la mobilité des étudiants et des apprentis grâce à la création d’une sorte d’Erasmus à l’échelle des pays de l’UpM.


On peut présumer de plusieurs intentions sous-jacentes à l’initiative française. 

En premier chef, il est quasi certain que Paris et plus généralement les pays de la rive nord, voient dans l’UpM une opportunité d’accroître leur influence économique et de bénéficier de débouchés  pour leurs industries et leurs entreprises. Le risque est de voir les programmes communs servir les intérêts des entreprises françaises, italiennes ou espagnoles au détriment d’une politique de développement local bénéficiant aux habitants des pays de la rive sud, en terme de transfert de technologie ou en matière de retombées économiques. 

La France a voulu aussi certainement reprendre la main politiquement sur cette zone méditerranéenne jadis surtout dominée par les Etats-Unis. Afin de conforter son emprise sur le Maghreb et de développer de nouvelles prises de position dans le Machrek, par exemple pour la question israélo-palestinienne, la France ne pouvait pas trouver meilleure intermédiaire que cette UpM. 

La question des droits de l’homme a par ailleurs été profondément occultée. Pourtant, l’ensemble des pays de la rive sud, Tunisie, Egypte, Lybie, Algérie, Syrie, Israël dans une moindre mesure, Liban et Maroc procèdent à plusieurs écarts pour ce qui est des respects des libertés individuelles, du droit des minorités, de la liberté de parole, du pluralisme politique ou du respect des résolutions onusiennes issues du droit international. 

La lutte contre l’isolement des pays de tradition musulmane. 

Les programmes d’échanges inter-universitaires peuvent peut être favoriser une ouverture d’esprit mutuelle des deux rives et une meilleure connaissance. Ils peuvent aussi permettre aux pays du sud d’avoir une main d’œuvre rompue aux dernières innovations technologiques et susceptibles de favoriser le développement économique national, à condition qu’elle ne choisisse pas de rester en Europe. 

Autre première initiative pour le moins mal venue et qui laisse augurer d’un déséquilibre, le choix de Barcelone comme siège de l’UpM. 

La raison invoquée pour localiser le siège des instances de la future union est que le processus de Barcelone a enfanté l’UpM. Pourtant, la capitale catalane n’a pas une situation vraiment centrale au sein de la Méditerranée. En outre, il aurait été nous semble-t-il plus judicieux de choisir une ville de la rive sud en tant que capitale de l’UpM. Paris a d’ailleurs fait pression pour obtenir le choix de Tunis, présentant une situation centrale entre Méditerranée orientale et occidentale et fort de la tradition de l’ancienne Carthage, cité antique commerciale de première importance car équidistante de l’ensemble méditerranéen. 

Espérons que ce choix ne va pas entraîner une Union uniquement économique aux bénéfices de l’Occident et de sa recherche de profits mercantiles. Le volet éducatif et environnemental ont toutefois des ambitions plus en lien avec une optique de développement durable, de dialogue interculturel et d’enrichissement mutuel pour favoriser des objectifs communs et partagés. 

Marc Terrisse

VIE DU CLUB :

Participation au premier Forum euro-méditerranéen de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

1 - ÉVÉNEMENTS

11 – Conférence euro-méditerranée sur l'eau le 22 décembre

 

 

AMMAN, 5 décembre (Xinhua) -- La conférence  ministérielle euro-méditerranée sur l'eau doit se tenir le 22  décembre prochain sur les côtes de la mer Morte après deux reports, a rapporté vendredi le journal, Jordan Times. 

     La nouvelle date a été fixée après que la Jordanie et l'Union  pour la Méditerranée furent parvenues à une coordination, a  déclaré Nassar Habashenh, porte-parole du ministère jordanien des  Affaires étrangères, ajoutant que des lettres d'invitation aux  membres de l'Union européenne (UE) sont en train d'être envoyées . 

     La conférence sur l'eau aurait dû se tenir le 28 octobre près  de la mer Morte en Jordanie, mais le gouvernement jordanien a  décidé de la reporter jusqu'à la conclusion d'un accord sur la  participation et l'adhésion de la Ligue arabe à l'Union pour la  Méditerranée.  

     Lors d'une réunion de l'UE qui s'est récemment tenue à  Marseille, il a été convenu d'organiser une conférence sur l'eau à la fin de ce mois après la conclusion d'un accord sur ce problème.  

     Cependant, la conférence a été à nouveau retardée en raison de  la divergence de tous les participants sur le meilleur moment,  avaient annoncé alors des sources de l'UE. 

     La conférence de deux jours devrait chercher à instaurer un  cadre étendu pour une stratégie régionale à long terme sur l'eau  et faire le premier plan concret dans le domaine.  

     Par ailleurs, les participants devraient également définir les  principaux défis, ainsi que les solutions au manque d'eau dans les pays tels que la Jordanie, l'un des dix premiers pays pauvres en  ressources aquatiques.

12 - Coopération européenne et Union pour la Méditerranée : conférence sur l’eau

La France, Présidente du Conseil de l’Union européenne, et l’Egypte, co-président le « Processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée », et tiendront le 22 décembre 2008 avec la Jordanie, pays hôte, la conférence ministérielle sur l’eau.Le Sommet de Paris pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 avait arrêté une liste de priorités. Parmi celles-ci, deux essentielles sur le thème de l’eau ont été identifiées par les Chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de ce Processus : la dépollution de la mer Méditerranée et la gestion durable des ressources en eau.Cette conférence ministérielle aura un double objectif : fixer les lignes directrices d’une stratégie de long terme pour l’eau en Méditerranée, qui devrait être approuvée par les ministres en 2010 et soumise aux Chefs d’Etat lors du deuxième Sommet envisagé en 2010 ; annoncer de premiers projets concrets cohérents avec cette stratégie en vue de mobiliser les instances de gouvernance du Processus et les bailleurs de fonds.Afin de couvrir l’ensemble des questions et de définir des orientations les plus pertinentes, le thème de l’eau doit être appréhendé avec l’ensemble des parties prenantes (autorités locales, entreprises, organisations non gouvernementales, chercheurs…). Aussi les acteurs de la société civile ont-ils été invités à se réunir le 21 décembre pour apporter une contribution importante à cette conférence.Au terme de cette journée, plusieurs projets feront l’objet d’une présentation par leurs responsables. Cette stratégie et les projets associés mettront l’accent sur deux grandes finalités : d’une part, une ambition politique de haut niveau qui permettra de s’attaquer à des problèmes dépassant les moyens d’action d’un seul pays ou d’une seule organisation, notamment ceux liés au changement climatique et aux besoins environnementaux. D’autre part, deux objectifs chiffrés concernant la préservation de la qualité des eaux, ainsi que la réduction de la pression sur les ressources en eau par des usages plus économes.

13 – Premier forum euro-méditerranéen de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée - Marseille Source : Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie (www.finances.gouv.fr) - Actualité publiée le 19/12/08

Le premier Forum euro-méditerranéen consacré à l’enseignement technique et à la formation professionnelle (EFTP) s’est tenu le 18 décembre à Marseille, sous la coprésidence de M. Rachid Mohamed Rachid, ministre de l’Industrie et du Commerce de la République arabe d’Egypte et de Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi de la République française. Cette manifestation était organisée dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne.

Les participants au Forum euro-méditerranéen ont rappelé les enjeux que représentent l’adaptation et la modernisation de l’enseignement technique et des systèmes de formation professionnelle dans la région (modernisation, diversification, et développement des économies des pays membres de l’UpM, réponse aux défis démographiques et sociaux des pays partenaires de l’Union européenne, approfondissement des complémentarités économiques et industrielles entre les pays de l’Union européenne et les pays partenaires du pourtour méditerranéen). Les participants au Forum ont formulé le constat commun que les systèmes de formation professionnelle initiale et continue des pays de la région n’étaient pas, actuellement, en mesure de faire face à ces défis.

Le forum a également permis d’esquisser les contours d’un agenda régional de la formation professionnelle, articulé autour des axes suivants :

- L’élaboration d’une vision régionale des besoins et moyens en formation en mettant en œuvre des études prospectives sur les emplois et les qualifications nécessaires;

- La systématisation des partages d’expériences et des bonnes pratiques, notamment par l’évaluation régulière des progrès enregistrés (développement systématique d’indicateurs et de données relatifs au secteur de la formation professionnelle) ;

- La mutualisation des efforts réalisés dans le domaine de la formation au travers, par exemple, de la création de plateformes régionales de formation dans les domaines correspondant aux 6 initiatives clés retenues par le Sommet de Paris et en particulier aux trois projets prioritaires retenus par la réunion ministérielle conjointe Ecofin et FEMIP du 7 octobre 2008 à Luxembourg : dépollution de la Méditerranée, autoroute de la mer et autoroutes terrestres, plan solaire méditerranéen ;

- Le développement de la mobilité professionnelle au sein de la zone euro-méditerranéenne. L’existence d’une mobilité de la main-d’œuvre, dans le respect des préoccupations des pays d’immigration et d’émigration, est essentielle au renforcement des qualifications et des compétences des travailleurs des pays de l’UpM. Cette mobilité sera facilitée par la création de dispositifs régionaux de transférabilité des qualifications et compétences qui en assureront la reconnaissance d’un pays membre de l’UpM à l’autre (dispositifs pour le transfert, la capitalisation et la reconnaissance des acquis des apprentissages ; cadre régional de certification des acquis de formation et d''éducation ; système de « pass » régional décrivant de manière harmonisée les qualifications ; etc.) ;

- Un effort accru de coordination des financements et actions consacrés à la modernisation des systèmes de formation professionnelle.

Le Forum du 18 décembre est le premier d’une série de « rendez-vous » réguliers de la formation professionnelle dans le bassin méditerranéen. Il témoigne de la volonté de placer la dimension sociale au cœur du projet euro-méditerranéen.

Contacts Presse : Cabinet de Laurent WAUQUIEZ - Nicolas DIAT : 01 53 18 43 89

14 – Maghreb économique : Le cumul d’origine en guise de «médicament de cheval: » ?

22-12-2008 H. Tlili

Le secteur de l’industrie automobile est l’un des secteurs qui a été frappé en plein fouet après le tsunami financier ayant ravagé le système bancaire américain en premier lieu  pour toucher toutes les autres branches. L’industrie automobile aux Etats Unis espère une opération de sauvetage qui nécessitera des sommes énormes. En Europe, et avec la baisse du pouvoir d’achat, le secteur a subi d’importantes défaillances ces derniers mois, laissant les indices berner. La chute des ventes d’automobiles en Europe laisse  perplexe. Les principaux fournisseurs de cet important marché en pièces de rechange essayent depuis peu de spéculer sur les meilleures solutions. La Tunisie en est un, elle a abrité, la semaine écoulée, une réunion des ministres des pays de l’Accord d’Agadir, un accord de libre échange entre quatre pays, le Maroc, la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte, qui vise à créer une zone de libre échange entre ces pays arabes du pourtour méditerranéen .Lors de la réunion mentionnée, un rapport a été publié concernant le secteur de l’industrie automobile dans ces quatre pays signataires. Cette étude qui a été commanditée par l’Unité technique de l’Accord d’Agadir et élaborée par le bureau Ucotra Consulting, a passé au crible à travers plus de 200 pages, le secteur, les potentialités de chacun des pays, les limites, le positionnement de la branche par rapport à l’industrie dans le reste du monde ainsi que les principales recommandations qui pourraient améliorer le rendement de cet accord et de chacun de ces pays. Une certaine collaboration entre ces différents pays pourrait ouvrir de nouveaux marchés, notamment ceux des pays autres émergents qui enregistrent les plus importants taux de croissance.    

L’Accord d’Agadir cherche à se positionner dans l’économie mondiale !

Le secteur automobile considéré sensible, tient une place particulière dans les accords commerciaux régionaux qui sont dans l’ensemble favorables au développement des échanges automobiles. A moyen terme, ces accords devraient favoriser de nouvelles zones ou pays encore protectionnistes qui en s’ouvrant, pourraient en  tirer divers bénéfices  en termes de sous traitance. Certains pays, dont notamment la Tunisie, signataires d’accords de libre échange de la région MEDA, ont pris des mesures pour protéger leur industrie par la mise en place de systèmes de quotas ou d’intégration – compensation, portant sur l’achat de pièces de rechange locales pour l’importation de véhicule à droits réduits. L’accord d’Agadir pourrait supprimer une partie des obstacles structurels à l’élargissement du marché méditerranéen et permettrait d’améliorer l’attractivité des pays signataires pour les investissements étrangers. L’accord vise à mieux positionner les pays arabo- méditerranéens, en tant qu’acteurs de l’économie mondiale. Les  objectifs majeurs  de l’accord sont de stimuler les échanges commerciaux et renforcer le tissu industriel des pays membres, améliorer la compétitivité des entreprises et accroitre leur productivité, permettre de coordonner les politiques économiques et harmoniser les législations des pays membres en matière de commerce extérieur. 

Tunisie et Maroc, loin devant l’Egypte et la Jordanie.

La Tunisie produit 14 des principaux produits fabriqués au sein des pays de la zone d’Agadir. Le Maroc en produit 16, l’Egypte 8 alors que la Jordanie n’en produit que 2. Dans cette  analyse portant sur une liste de 20 produits, seuls les équipementiers dont l’effectif est au-delà de 100 personnes ont été considérés. D’une façon générale, le secteur de l’automobile dans les pays d’Agadir souffre encore de certains maux. C’est un secteur à forte intensité de main d’œuvre et qui est destiné au marché de l’after market (le marché de rechange), les investissements que ce secteur a attirés, ont été modérés et adaptés à de faibles séries. Le secteur souffre aussi de l’absence d’offre en termes de module ou de système. Néanmoins, le tissu d’équipementiers opérant  dans les pays de la Zone d’Agadir, bien évidemment en dehors des firmes multinationales dont la fabrication est destinée exclusivement à l’export, présente des similitudes avec des opportunités réelles de complémentarité. Il s’agit  principalement de certaines technologies récentes et autres dites matures.   

La Tunisie, souligne le rapport, dispose d’un tissu dense tiré par des firmes multinationales, destinant leur production à l’export, relayées par des équipementiers locaux ou en joint ventures structurées servant en sus du marché intérieur, du marché de la rechange européen et celui maghrébin. Le Maroc, quant à lui, est doté d’ un tissu varié avec une prévalence des équipementiers internationaux travaillant en sous traitance avec l’Europe et des acteurs locaux structurés servant aussi bien la première monte locale que les marchés de l’after market à l’export en Europe, au Maghreb et en Afrique subsaharienne. De son côté, l’Egypte aménage un tissu hétérogène, avec une présence de quelques équipementiers internationaux en offshore et des équipementiers nationaux disposant de technologie mature intégrant la première montée locale. Le tissu en Jordanie demeure encore embryonnaire, il repose pour l’essentiel sur des technologies anciennes. En dépit de ces  similitudes entre les tissus industriels, chacun des quatre pays conserve ses spécificités. Il s’agit essentiellement de leurs positions géographiques et par conséquent de la manière dont chacun bénéficie des marchés qu’il considère  privilégiés. Le Maroc et la Tunisie échangent essentiellement avec l’Europe, dans le Maghreb et exportent vers l’Afrique subsaharienne. Les transferts technologiques y proviennent essentiellement de l’Europe. L’Egypte dispose de flux d’échanges avec l’Europe et les pays du Golfe (l’Arabie Saoudite) et récemment les pays du Maghreb et Israël. La technologie en présence est d’inspiration européenne et asiatique. La Jordanie est orientée vers les marchés du Golfe et l’Egypte, la technologie dont ce pays dispose, est à prédominance asiatique.     

Le cumul d’origine pour améliorer les échanges…

Ces facteurs, la concentration des échanges des 4 pays avec l’Europe, la prédominance de l’industrie orientée vers l’aftermarket, le faible taux d’échange avec les pays asiatiques, qui peuvent être un bon partenaire stratégique, surtout en termes de transfert technologique et d’alliances commerciales, notamment pour l’Egypte et la Jordanie de part leur position géographique, ont fait que le volume des échanges total de ces pays, soit encore faible. Le volume de la production automobile dans la Zone d’Agadir, ne dépasse pas les 4 Milliards de dollars, ce qui ne représente pas plus que 0.8% de l’industrie automobile européenne importante de 500 Milliards de dollars. Les pays de la Zone d’Agadir ne fournissent que moins de 1% des besoins des constructeurs européens. De la demande des donneurs d’ordre en Europe de 142 Milliards d’euros, les exports des pays de la zone ne sont que de 1.4 Milliards d’Euros. L’offre des pays de la zone d’Agadir demeure encore embryonnaire, estime le rapport, par rapport aux volumes européens, de même, les exportations aussi faibles, dénotent d’un gros potentiel de croissance sur le marché européen.    

Cet accord d’Agadir, est espéré constituer un véritable levier pour les pays de la zone afin de renforcer leur visibilité et leur poids vis-à-vis  des constructeurs et équipementiers du premier rang. Ces derniers seront d’autant plus intéressés à délocaliser ou sous traiter une partie de leur production si leur interlocuteur est de taille significative (en termes de moyens et ressources allouées, de marché intérieur et autres). Le cumul d’origine, objectif des pays de l’accord, et comme étant un instrument favorisant l’industrialisation du secteur automobile au sein des pays membres, est un outil qui permettra d’additionner la valeur ajoutée liée à la transformation d’un composant dans plusieurs pays de la Zone, et ce selon les mêmes règles adoptées au niveau pan européen.

… et ouvrir de nouvelles niches, notamment en Asie.

Disposant d’un vrai potentiel de croissance, malgré une conjoncture actuelle qui laisse peu optimistes, le secteur de l’industrie automobile dispose en Tunisie de réelles chances d’amélioration s’il intègre davantage avec les secteurs des pays signataires de l’accord d’Agadir. Ça pourrait lui représenter une nouvelle brèche, notamment vers les pays asiatiques, surtout que les marchés de l’UE ont atteint un degré de maturité depuis quelques années, et où les choses ne vont pas au mieux actuellement. Les règles d’origine constituant un outil au service d’une politique commerciale a pour ambition de favoriser l’intégration économique entre partenaires de la même zone préférentielle. Dans le cadre des échanges entre les pays d’Agadir, la détermination de l’origine d’une marchandise permettra de faire bénéficier cette marchandise d’une exonération de droits de douane. Une marchandise ayant acquis l’origine Maroc  pourra être exportée vers les trois autres pays partenaires en franchise de droit de douane. De même, une marchandise d’origine égyptienne pourra être exportée vers l’UE, la Tunisie, le Maroc et la Jordanie en franchise de droits de douane. On parle alors d’origine préférentielle. Avec le protocole de cumul des règles d’origine, il sera fréquent que deux ou plusieurs entreprises situées dans l’un des pays de l’accord, participent à la production des marchandises. Le potentiel de cumul des règles d’origine permettra l’accroissement des échanges commerciaux entre les pays signataires et consolider les exportations de chaque pays vers l’UE. Produire, d'un autre côté, pour exporter vers l'Asie via la Jordanie, pourrait en effet ouvrir de nouvelles bréches pour les entreprises des quatre pays, et développer par conséquent l'industrie en Jordanie. Cet accord pourrait en d’autres termes dire mettre à la disposition des industriels dans les quatre pays de profiter des potentialités de cumul d’origine actionnables immédiatement, et ce est valable pour les matières premières ainsi que pour les transformations de produits  semi- finis. Une collaboration industrielle sur la base de « cumul d’origine » pourrait profiter aux industriels à travers des relations de sous traitance et/ou d’approvisionnement en produits semi-finis. 

2 - ÉCONOMIE

21 – Les Ports de Bruxelles et du Maroc

ECONOMIE - BELGIQUE 10:12

Les Ports de Bruxelles et du Maroc ont signé lundi une déclaration d'intention de coopération, confirmant leurs volontés respectives de créer des opportunités commerciales et stratégiques.

Cette convention offre aux opérateurs des propositions nouvelles et compétitives de liaison entre les deux ports, les trajets par voie d'eau de courte distance.

Le Port de Bruxelles a aussi annoncé sa volonté d'étendre ses activités sur le transport des voitures d'occasion, qui représente un marché

22 - L'économie marocaine commence à pâtir de la récession internationale

LE MONDE | 03.12.08 RABAT, CASABLANCA (MAROC) ENVOYÉE SPÉCIALE

Les fortes pluies qui s'abattent sur le royaume depuis octobre augurent une prochaine récolte agricole exceptionnelle, qui limitera les dégâts provoqués par la crise financière internationale, au moins pour les mois à venir. Le Maroc devrait terminer l'année avec un taux de croissance de l'ordre de 5 %, et même maintenir ce cap en 2009. Sans ce coup de pouce de la nature, la croissance tomberait aux alentours de 3,5 %.

Déconnecté des places financières mondiales, le royaume est relativement épargné. L'économie réelle, en revanche, pâtit déjà de la récession mondiale et l'inquiétude est perceptible dans plusieurs secteurs. Les exportations, tributaires de l'Union européenne (UE) à 60 %, devraient connaître un coup de frein, creusant le déficit de la balance commerciale.

Le textile, gros pourvoyeur d'emplois, enregistre déjà une baisse des commandes de 10 %. "Nos clients européens liquident leurs stocks. Ils finiront par les remplacer, mais nous vivrons plus que jamais dans le court terme. L'année 2009 est la grande inconnue", explique Mohamed Tamer, président de l'Association marocaine des industriels du textile et de l'habillement (Amith) de Casablanca.

"Nous sommes dans le brouillard. Dans mon secteur, les répercussions de la crise ne sont pas immédiates. Il faudra attendre le premier semestre de l'année prochaine pour en savoir plus", souligne Hamid El-Andaloussi, président du groupement des industriels marocains de l'aéronautique et du spatial (Gimas).

Larbi Belarbi, président de l'Association marocaine de l'industrie et du commerce dans l'automobile (Amica), relève pour sa part "des réajustements à la baisse, de l'ordre de 5 %" chez les constructeurs et les équipementiers.

Le tourisme est un secteur à haut risque, 85 % des visiteurs du royaume provenant de l'UE. Or le Maroc misait sur 10 millions de touristes en 2010, contre 7 millions aujourd'hui.

"NOUS POUVONS REBONDIR"

Autre sujet de préoccupation : les transferts des Marocains de l'étranger, qui représentent près d'un tiers des entrées de devises. "C'est sans doute le poste le plus sensible. S'il y a davantage de chômage en France, les Marocains auront moins d'argent à envoyer et à investir et cela nous soucie", reconnaît Zouhair Chorfi, directeur du Trésor.

Les Investissements étrangers directs (IDE) sont eux aussi menacés. Le fait que l'emblématique Renault-Nissan, installé à Tanger, n'ait pas modifié ses programmes d'investissements et de formation rassure, mais pas complètement. Chacun sent bien que la situation est fluctuante et que le Maroc subit, impuissant, l'environnement international.

"C'est faux ! Nous pouvons très bien rebondir et tirer bénéfice de la crise !", affirment en choeur les responsables gouvernementaux, sur un ton très volontariste. Les exportations sont menacées ? "Nous allons renforcer l'atout proximité et nous montrer plus réactifs. Si l'Europe s'essouffle, nous verrons d'autres marchés", rétorque ainsi M. Chorfi. Le tourisme est en péril ? "Le Maroc dispose de plus en plus de lits. Il va capter les visiteurs européens jusque-là attirés par l'Asie !", fait-il valoir.

Si les responsables marocains se montrent aussi confiants, c'est en grande partie parce que la croissance a été tirée, ces dernières années, par la demande intérieure, avec le soutien des pouvoirs publics.

Le secteur du bâtiment devrait continuer son essor, avec la politique des grands travaux du royaume et la construction de logements, tant la demande de la population marocaine (800 000 habitations attendues) est importante. En revanche, l'immobilier de haut standing, objet d'une spéculation effrénée, va souffrir, en particulier à Tanger et Marrakech.

La "positive attitude" du gouvernement va-t-elle suffire à conjurer le danger ? Au Centre marocain de conjoncture (CMC), on se montre prudent. "Le gouvernement fait de réels efforts pour soutenir la consommation dans le cadre du budget 2009, mais ce n'est pas suffisant face la crise internationale", estime Mohamed Tahraoui, économiste du CMC. "C'est bien d'avoir un langage volontariste mais c'est une action volontariste qu'il faudrait mener", ajoute Larabi Jaïdi, autre expert du CMC. Pour l'heure, le royaume se réjouit d'avoir échappé à la tourmente et refuse d'envisager le pire.

Florence Beaugé

23 - Maroc : 56 millions d'euros investis en 2008 dans la recherche pétrolière

RABAT - Plus de 56 millions d'euros ont été investis en 2008 au Maroc dans la recherche pétrolière par notamment des sociétés étrangères, a déclaré vendredi la ministre de l'Energie et des Mines Amina Benkhadra.

Les investissements dans ce secteur "devraient dépasser 618 millions de dirhams en 2008, dont 334 millions pour les partenaires (sociétés étrangères, ndlr) de l'Office national des hydrocarbures et des mines" (ONHYM), a indiqué Mme Benkhadra, également directrice générale de cet organisme.

La stratégie du Maroc en matière de prospection pétrolière a permis d'attirer jusqu'à présent 29 sociétés pétrolières étrangères.

Les négociations menées avec ces dernières ont abouti à la signature de six contrats de reconnaissance et neuf accords pétroliers, a rappelé Mme Benkhadra.

La ministre a en outre indiqué que ces sociétés étrangères prévoient la réalisation de sept forages d'ici la fin 2009 dans divers bassins du pays.

"Des appels d'offres ont été également lancés pour la cession de cinq sites miniers de l'ONHYM", selon Amina Benkhadra.

Il s'agit notamment des gisements de cuivre (Oum Jérane), d'argent (Zgounder), d'andalousite (Sidi Bou Othmane), de magnésite (Boudkek) et de zircon (Bouissaffen).

AFP / 05 décembre 2008

24 – La rive sud de la Méditerranée comptera, en 2008, 52,5 milliards de dollars d'IDE

A travers 800 projets

L'Union européenne a sensiblement accru ses investissements directs (IDE) dans son voisinage méditerranéen, selon les dernières statistiques publiées par Eurostat, l'Organisation statistique communautaire, qui portent sur l'année 2006. Dans un contexte marqué par un volume croissant d'IDE destinés aux Pays partenaires méditerranéens (PPM, 40 milliards d'euros en 2006), les entreprises européennes ont fortement accru leurs efforts d'investissement dans cette zone. Les IDE européens y ont, en effet, atteint les 15,3 milliards d'euros en 2006, soit un doublement par rapport à l'année précédente, représentant 6 % du montant total des IDE sortant de l'UE. La distribution de l'investissement européen est cependant très inégale sur le pourtour méditerranéen : la Turquie capte 10,5 milliards d'euros à elle seule, suivie de l'Egypte 3,3 milliards d'euros, ce qui laisse un maigre reliquat pour les autres PPM du Maghreb et du Machrek. Les stocks d'IDE de l


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